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Kanzelkultur

Le « délégué à l’antisémitisme » de la ville de Berlin, Samuel Salzborn, a dressé une liste de 290 noms de rue problématiques.

On y trouve pêle-mêle Goethe, Bismarck, Luther, de Gaulle, Calvin, Voltaire, Richard Strauss, les frères Grimm, Richard Wagner…

Ces noms sont classés en trois catégories. Il y a ceux sur lesquels il faut poursuivre les recherches (par exemple de Gaulle et Goethe), il y a ceux pour qui il faut apporter des éléments de contexte (donc apposer une plaque explicative : c’était un méchant antisémite, mais pas au point d’être effacé), ce qui pourrait être le cas de Richard Strauss, et la catégorie des méchants absolus dont il faut supprimer les noms. Au premier chef Richard Wagner. Non seulement la rue Richard Wagner, mais les rues qui sont nommées des titres de ses opéras (Rienzi, Tannhäuser, Walkyries, Lohengrin, Parsifal) et la place Cosima…

Il y a quand même encore à Berlin un petit reste du monde de la vraie culture, et les ukases grotesques de Samuel Salzborn font réagir, d’autant que le personnage… n’est pas juif, comme le font vertement remarquer les juifs : ce n’est pas à un goy de nous faire des leçons de lutte contre l’antisémitisme…  Mais on ne sait pas qui va remporter la partie.

En tout cas on constate que le mouvement prend de l’ampleur.

En octobre dernier ce sont les Archives municipales de Munich qui avaient dressé une liste de… 372 noms de rue problématiques. Non pas spécifiquement « antisémites », mais uniquement de personnages qui avaient vécu de façon pas tout à fait exemplaire sous le troisième Reich… 372 !

A Munich ils sont classés en deux catégories : ceux qui méritent qu’on statue sur leur compte, et ceux qu’il faut effacer parce que ce sont des gens qui étaient « en contradiction flagrante avec les valeurs humanitaires et démocratiques fondamentales », mais… dont le nom a été donné à des rues par des municipalités fondamentalement démocratiques... Ceux qu’il faut effacer sont 45. Le plus connu est, là encore, Richard Strauss (qui fut destitué de son poste de président de la Chambre de la musique du Reich pour une lettre où il montrait qu’il n’était pas antisémite…).

Ce sont les Archives municipales de Salzbourg qui avaient ouvert le bal, en juin, présentant à la municipalité une liste de 66 noms à revoir, classés en trois catégories : ceux dont on veut rappeler le « passé nazi », sans plus ; ceux (29) qui doivent être accompagnés d’une plaque explicative qui leur fasse honte ; et enfin 13 super-méchants qu’il faut effacer. Dont Herbert von Karajan, qui fut l’âme du festival de Salzbourg pendant plus de trente ans.

Le maire adjoint, Bernhard Auinger, prenant acte du rapport qui « montre qu’il n’y a aucun doute sur les faits », disait qu’il y aurait un vote à l’automne. Mais on n’a rien vu venir. Il disait aussi qu’il fallait s’assurer que la population ne rejette pas la décision…

Commentaires

  • "... les ukases grotesques de Samuel Salzborn font réagir, d’autant que le personnage… n’est pas juif, comme le font vertement remarquer les juifs : ce n’est pas à un goy de nous faire des leçons de lutte contre l’antisémitisme…"
    Je peux comprendre la réaction des juifs : si des farceurs comme ce Salzborn arrivaient à leurs fins, ce serait une désastreuse publicité pour eux. Et je crois qu'ils sont encore assez malins pour laisser ce genre de revendications ineptes aux "Black Live Matters" et autres descendants des Aztèques ou des Incas, en tout cas pour l'instant...
    Antisémite, Salzborn ? Ou seulement trop zélé ?

  • Qui ça ? La cousine Goethe ? La grande Bismarck ? Ou la belle Gaulle ?

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