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Mardi de la deuxième semaine de carême

Unus est enim magíster vester, qui in cælis est, Christus Dóminus.

Un seul est votre maître, celui qui est dans les cieux, le Christ, le Seigneur.

Omnes autem vos fratres estis : et patrem nolíte vocáre vobis super terram : unus est enim Pater vester, qui in cælis est : nec vocémini magístri, quia magíster vester unus est Christus.

Tous, vous êtes frères : et n’appelez sur la terre personne votre père : car un seul est votre Père, lequel est dans les cieux : qu’on ne vous appelle pas non plus maître, parce qu’un seul est votre maître, le Christ.

Les antiennes de Benedictus et de Magnificat insistent sur cet aspect de l’évangile du jour. Voici les explications patristiques recueillies par saint Thomas d’Aquin dans sa Chaîne d’or.

«N'appelez aussi personne sur la terre votre père»,etc. - S. Chrys. (sur S. Matth). Quoi que sur la terre ce soit l'homme qui donne naissance à l'homme, cependant il n'y a qu'un seul Père qui nous a tous créés, car ce n'est pas le principe de la vie, mais la simple transmission de la vie que nous recevons de nos parents. - Orig. Mais quel est celui qui ne donne à personne le nom de Père sur la terre? Celui qui par toutes ses actions accomplies selon la volonté de Dieu lui dit: «Notre Père qui êtes dans les cieux». - La Glose. Notre-Seigneur venait de leur enseigner clairement quel était le Père de tous les hommes, par ces paroles: «Qui est dans les cieux»; il veut également leur apprendre quel est le maître de tous les hommes, et c'est pour cela qu'il répète de nouveau ce commandement: «Qu'on ne vous appelle point non plus maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, qui est le Christ» - S. Chrys. (hom. 72). Il dit que le Christ est le seul maître, non point par exclusion du Père, pas plus que ce n'est par exclusion du Fils qu'il appelle Dieu le Père le seul père de tous les hommes. - S. Jér. On se demande comment, contrairement à ce précepte, l'Apôtre s'est appelé lui-même le docteur des nations, et pourquoi aussi, dans les monastères, les religieux, dans le langage ordinaire, se donnent réciproquement le nom de pères. Nous répondons qu'il y a deux manières différentes d'être père ou maître: l'une par nature, l'autre par condescendance ou par concession. C'est ainsi qu'en donnant à un homme le nom de père nous honorons son âge, sans le reconnaître pour l'auteur de nos jours. Nous l'appelons également maître, à cause de son union avec le véritable Maître, et, pour ne pas me répéter à l'infini, de même qu'un seul Dieu et un seul Fils de Dieu par nature n'empêchent pas que les hommes soient appelés dieux ou enfants de Dieu par adoption, de même un seul Père et un seul Maître ne font pas obstacle à ce que le nom de pères et de maîtres soit donné aux hommes par extension.

Chrys. (hom. 72). Le Seigneur ne se contente pas de défendre d'ambitionner les premières places, mais il veut faire entrer ses disciples dans une voie tout opposée, en ajoutant: «Celui qui est le plus grand parmi vous sera le serviteur des autres». - Orig. Ou bien encore: Celui qui distribue la parole de Dieu, et qui sait à n'en pouvoir douter que c'est Jésus-Christ qui la rend féconde, se considère non pas comme maître, mais comme serviteur. C'est pour cela qu'il ajoute: «Celui qui est le plus grand parmi vous sera votre serviteur», car Jésus-Christ lui-même, qui était véritablement maître, n'a-t-il pas déclaré qu'il était serviteur en ces termes: «Je suis au milieu de vous comme celui qui sert»? Or, il termine admirablement tous ses enseignements qui proscrivent l'amour de la vaine gloire par ces paroles «Car quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'humiliera sera élevé». - Remi. Paroles dont voici le sens: Tout homme qui s'enorgueillit de ses propres mérites sera humilié devant Dieu, et celui qui ne se glorifie que des grâces qu'il a reçues de Dieu sera élevé aux yeux de Dieu.

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