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Trump censuré : la réaction du Premier ministre polonais

Voici une traduction (d'après la version anglaise officielle) du texte qu’a publié hier le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki sur sa page Facebook.

Je suis né et j’ai été élevé parmi des gens pour qui la liberté était la valeur la plus précieuse. Si nous sommes si attachés à la liberté en Pologne, c'est parce que nous savons ce que ça fait quand quelqu'un essaie de la restreindre.

Pendant près de 50 ans, nous avons vécu dans un pays où il y avait la censure ; un pays où Big Brother nous disait comment nous étions censés vivre, ce que nous étions censés ressentir - et ce qu’il nous était interdit de penser, dire et écrire. C’est pourquoi nous regardons toutes les tentatives de limiter la liberté avec une telle anxiété.

L’un des synonymes de liberté, pour nous les Polonais, a toujours été l'internet, le média le plus démocratique de l'histoire, un forum où tout le monde peut s’exprimer. Un outil qui permet à chaque personne d'avoir un impact, à un degré inconnu jusque-là.

La liberté due à l'absence de régulation d’internet a de nombreux effets positifs. Mais il y a aussi des conséquences négatives : au fil du temps il a été peu à peu dominé par de gigantesques sociétés supranationales, plus riches et plus puissantes que beaucoup de nations. Ces sociétés traitent notre activité en ligne comme une source de profit et pour accroître leur domination mondiale. Elles ont aussi introduit leurs propres critères politiquement corrects, et elles combattent ceux qui s'y opposent.

Nous sommes de plus en plus confrontés à des pratiques dont nous pensions qu’elles appartenaient au passé. La censure de la liberté d'expression, qui fut du domaine des régimes totalitaires et autoritaires, revient aujourd'hui, mais sous une forme nouvelle, dirigée par des sociétés commerciales pour réduire au silence ceux qui pensent autrement.

La discussion consiste en un échange d’idées, ce n’est pas faire taire les gens. Nous ne sommes pas obligés d’être d'accord avec ce que nos adversaires écrivent, mais nous ne pouvons pas interdire à quiconque d'exprimer des idées qui n’enfreignent pas la loi.

Ce qui n'est pas interdit est permis. Aussi sur internet. Il n'y a pas de tolérance pour la censure, et il ne peut y en avoir. Aucune tolérance pour la censure d’Etat, telle que celle à laquelle fut confrontée la Pologne sous le communisme, ni pour la censure privée, telle que nous la voyons aujourd’hui. La liberté d’expression est la pierre angulaire de la démocratie – et c’est pourquoi nous devons la défendre. Ce n’est pas à des algorithmes ou aux propriétaires de gigantesques sociétés de décider quelles opinions sont correctes et lesquelles ne le sont pas.

La Pologne se fera toujours protectrice des valeurs démocratiques, y compris la liberté d’expression. Les propriétaires de réseaux sociaux ne peuvent pas se mettre au-dessus de la loi. C’est pourquoi nous ferons tout pour définir le cadre des opérations de Facebook, Twitter, Instagram et autres plateformes similaires. En Pologne, nous allons régler cela par une législation nationale appropriée (1). Nous proposerons également que des règlements similaires soient votées dans toute l'Union européenne.

Les médias sociaux doivent nous servir, et non les intérêts de leurs puissants propriétaires. Tout le monde a le droit à la liberté d'expression. La Pologne défendra ce droit.

(1) NDT : le gouvernement polonais prépare deux projets de loi en ce sens.

Commentaires

  • Drole de monde ou les réactionnaires défendent la liberté

  • On peut encore rêver jusqu'au 20, avec Alexis Cossette. Mais si ce système médiatico-politique infernal a eu raison de Trump, comme cela semble être le cas, nous n'avons plus aucun espoir humain d'échapper au totalitarisme oligarchique.
    Les erreurs dont la Russie a été la première victime se sont répandues à travers le monde.
    Tout le monde ici a dû voir, sur E&R, que l'homme qui avait pris connaissance d'une partie du contenu de l'ordinateur de Pelosi le 6 janvier au Capitole vient d'être retrouvé tué par balle, ou par balles, dans son sous-sol.

  • je suis trés surpris que notre antisémite habituel n'ait pas relevé à quelle communauté appartiennent ces gens assez puissant pour condamner au silence le présiident des Etats-Unis

  • C'est la même qui est à 80 % responsable de la révolution "russe". Ce ne sont pas les meilleurs amis de nos libertés, ni d'ailleurs de l'humanité.
    Je vous signale toutefois :
    1° que votre message d'hier visant cette communauté a été censuré par Monsieur Daoudal ;
    2° ainsi que ma réponse qui était : Assumez !

  • je ne vois pas trés bien pourquoi ma réponse d'hier, dans laquelle j'avais pris soin de ne citer personne, a pu à être censurée
    quant à sa seconde partie, dans laquelle je tentais de redresser une calomnie courante visant la Pologne et les Polonais, je vois encore moins ce qu'elle pouvait avoir de censurable
    je suis d'ailleurs assez attaché& aux Polonais depuis que j'ai été l'élève d'un pensionnat religieux d'Ecully où la plus grande partie des religieuses étaient polonaises

  • j'aimerais quand même savoir pourquoi j'ai été censuré

  • Sur riposte catholique, je viens de lire un extrait d'un discours de Mgr d'Ornellas ou il dirait ceci
    "« Les députés sont-ils allés dans le sens de l’histoire ? Leur vote n’est-il pas guidé par une certaine myopie ? Notre planète si malmenée nous impose d’urgence un virage écologique. L’usage excessif des techniques sur l’être humain ne nous obligera-t-il pas de prendre un virage, celui de l’écologie humaine ? « Tout est lié » dans le respect du vivant, qu’il appartienne à la nature ou qu’il soit humain. Ne ratons pas le sens de l’histoire ! »"
    Si ce propos est vraiment de lui, la fable marxiste du sens de l'histoire reprise par un évêque catholique, justement à propos du respect de la vie face au progressisme révolutionnaire, me laisse sans voix.
    Qu'enseigne-t-on dans les séminaires et les instituts catholiques?

  • "Notre planète si malmenée nous impose d’urgence un virage écologique."
    Cette phrase me choquerait peut-être davantage, parce qu'elle va dans le sens de ce dont on veut aujourd'hui nous persuader : développement durable, abstinence de viande, éoliennes partout et Pachamama au Vatican.
    Il y a bien un sens non marxiste de l'histoire, qui passe par la promesse du salut, l'incarnation du Sauveur et l'attente de son retour dans la gloire.
    Mais votre message serait mieux à sa place en lien avec un article consacré au projet de loi bioéthique. Il est sans rapport, dirait-on, avec la censure dont est victime Donald Trump de la part des GAFA.

  • Le christianisme est fondé sur l'économie du salut, pas sur le matérialisme fondé sur l'économie.
    Mais c'est vrai que j'ai quitté l'école si tôt, je suis très ignorant.
    Quand à mon message, aujourd'hui même, un clerc expliquait doctement sur KTO qu'un catholique ne pouvait pas voter Trump.

  • Au contraire, je vous trouve savant, bien que hors-sujet ; mais l'économie du salut donne son sens à l'histoire, un sens très différent de celui que lui donnent les précieuses ridicules des institutions mondialistes, qui parlent de la "dialectique hégélienne", sans avoir jamais lu ni surtout compris une ligne de Hegel. Elles ont juste compris que la synthèse entre le pire du communisme et le pire du libéralisme était à la mode ! Et que le grand soir devrait leur permettre de vivre 130 ou 150 ans en se faisant greffer des organes de rechange prélevés sur la valetaille. Mais elles sont bien trop connes : le cerveau, chez elles, part déjà en couilles.

  • Complètement d'accord ave ce ministre qui a bien du courage en cette époque où les réseaux sociaux après nous avoir fait croire à une formidable liberté d'expression qui nous permettait de communiquer avec tous, se révèlent les plus liberticides par ceux là même qui les ont crées se faisant passer pour des génies humanistes, alors qu'ils ne cherchaient qu'un pouvoir des plus destructeurs

  • Je suis déçu par le fait que certains commentateurs accompagnent des écrits utiles par des vocables grossiers. La réaction contre le mal est une chose très nécessaire; Aussi le terme réactionnaire est plutôt un compliment par ces temps de censure et de décadence.

  • Mais elles sont bien trop bêtes : le cerveau, chez elles, part déjà en quenouille.
    Je ne dis pas que ma phrase initiale était bonne, mais celle-ci est vraiment très mauvaise. Une conne, fût-elle présidente du FMI ou de la Chambre des Représentants, n'est pas seulement plus bête que la plupart des hommes ne sont capables de l'être. Il faut aussi qu'elle soit très méchante. Et, puisqu'elle occupe une fonction qui ne convient nullement à une femme digne de ce nom, on ne dira pas que son cerveau part en quenouille ; c'est la fonction qui y est tombée.

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