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Rorate Caeli

Bien qu’il ne date que du début du XVIIe siècle, c’est le chant de l’Avent par excellence. Le refrain et les deux premières strophes sont tirés d’Isaïe, le reste est un mélange où Isaïe a également sa place. Mais par exemple « mitte quem missurus es » vient de l’Exode. C’est dans le dialogue du Buisson ardent. Moïse ne veut pas retourner en Egypte parce qu’il ne sait pas parler. Et il dit alors à Dieu : « Envoie celui que tu dois envoyer ». Une petite phrase qui passe presque inaperçue, mais qui est une claire prophétie messianique.

Voici ce chant dans une interprétation étonnante. Ce sont les moines de Cîteaux vers 1946. On se croirait plutôt à la Madeleine que dans un monastère, surtout cistercien. Mais c’est bien beau quand même…


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℟.  Roráte caéli désuper,et núbes plúant jústum. (bis)

Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

Ne irascáris Dómine, ne ultra memíneris iniquitátis: ecce cívitas Sáncti fácta est desérta: Síon desérta fácta est: Jerúsalem desoláta est: dómus sanctificatiónis túæ et glóriæ túæ, ubi laudavérunt te pátres nóstri.

Ne vous irritez plus, Seigneur, ne vous souvenez plus désormais de notre iniquité. Voilà que la cité du Saint est devenue déserte, Sion est dans la solitude, Jérusalem est désolée, cette maison consacrée à votre culte et à votre gloire, où nos pères ont chanté vos louanges.

Peccávimus, et fácti súmus tamquam immúndus nos, et cecídimus quasi fólium univérsi: et iniquitátes nóstræ quasi véntus abstulérunt nos: abscondísti faciem túam a nóbis, et allisísti nos in mánu iniquitátis nóstræ.

Nous avons péché, et nous sommes devenus comme le lépreux ; et nous sommes tous tombés comme la feuille ; et comme un vent impétueux, nos iniquités nous ont enlevés et dispersés. Vous avez caché votre face à nos regards, et vous nous avez brisés par la main de notre iniquité.

Víde Dómine afflictiónem pópuli túi, et mítte quem missúrus es: emítte Agnum dominatórem térræ, de Pétra desérti ad móntem fíliæ Síon: ut áuferat ípse júgum captivitátis nóstræ.

Voyez, Seigneur, l'affliction de votre peuple, et envoyez Celui que vous devez envoyer. Faites sortir l'Agneau qui doit dominer sur la terre; qu'il s'élance de la pierre du désert sur la montagne de la fille de Sion, afin qu'il enlève lui-même le joug de notre captivité.

Consolámini, consolámini, pópule méus: cito véniet sálus túa: quare mæróre consúmeris, quia innovávit te dólor? Salvábo te, nóli timére, égo enim sum Dóminus Déus túus,
Sánctus Israël, Redémptor túus.

Console-toi, console-toi, ô mon peuple ! bientôt viendra ton salut: pourquoi te consumes-tu dans la tristesse? Pourquoi la douleur s'est-elle emparée de toi ? Je te sauverai, ne crains point : car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d'Israël, ton Rédempteur.

Commentaires

  • C'est vraiment d'une très grande beauté. Cela fait vibrer l'âme au diapason de l'esprit.

  • Aucun rapport avec ce sommet ultra-connu de la musique occidentale, mais les voix y sont plus juvéniles :
    https://www.youtube.com/watch?v=h5dL2Ln6XLU
    Il y a quand même un âge limite, pour chanter.

  • archi-connu ?

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