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Le Saint Nom de Marie

Avant la grande destruction postconciliaire, les carmélites tiraient au sort un feuillet portant le nom d'un saint patron protecteur pour le mois. On y voyait une image du saint, et au-dessous une « pensée », une « pratique », et une prière au saint. Au verso il y avait l’histoire du saint, et la leçon que le chrétien doit en tirer. Le feuillet du 15 septembre (sic, au carmel de Lisieux du temps de sainte Thérèse) était celui du Saint Nom de Marie. Au verso on lisait ceci :

En 1683, les Turcs, poussant toujours leurs projets d'envahissement, s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne. A la vue d'une armée de cent cinquante mille hommes, la consternation se répandit dans la ville, et l'empereur Léopold 1er s'enfuit avec toute sa cour. Malgré la vigoureuse défense que faisaient les assiégés, il ne fallut rien moins qu'une suite de miracles pour les sauver d'une perte inévitable. Le ciel les accorda aux prières de Marie. Le jour de sa glorieuse assomption, comme on l'invoquait avec ardeur, le feu, qui avait déjà fait de grands ravages, allait gagner l'arsenal et ouvrir les remparts à l'ennemi, lorsque les flammes s'arrêtèrent tout à coup et laissèrent le temps d'enlever les poudres. Cependant Sobieski, roi de Pologne, arrivait avec une troupe d'élite, et, ayant joint les autres auxiliaires, dans l’octave de la Nativité, il prit ses mesures pour livrer une bataille générale. Ce prince religieux commença par faire célébrer la messe, à laquelle il assista, les bras étendus en croix, et fit la sainte communion ; puis il s'écria : Marchons avec confiance sous la protection du ciel et l'assistance de la sainte Vierge. Son espoir ne fut pas trompé : les Turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite dans le plus grand désordre. On trouva parmi les dépouilles le grand étendard de Mahomet, qui fut envoyé au pape Innocent XI, lequel, en mémoire de ce grand événement, institua la fête du saint Nom de Marie.

Grandeurs du nom de Marie. 1°. Ce qu'il y a de merveilleux dans le nom de Marie, c'est que, l'ayant entendu mille et mille fois, on le trouve toujours nouveau ; 2° c'est qu'après le nom de Jésus on n'entend prononcer nulle part, sur la terre et dans le ciel, un nom dont les âmes pieuses reçoivent plus de grâces, d'espérance et de douceur. 3° Ceux qui conservent ce nom plein de charmes et de consolation profondément gravé dans leur cœur, ne peuvent avoir aucune crainte au moment de la mort, dit saint Bernard.

Cette fête fut bannie du nouveau calendrier, pour cause évidente d’islamophobie et d’atteinte à la fraternité universelle. Mais quand le Polonais Jean-Paul II devint pape, il la rétablit discrètement. Comme « mémoire ad libitum ». Et il la fit donc revenir aussi dans le martyrologe. Mais dans une version qui ne puisse pas blesser le religieusement correct d'aujourd'hui :

Mémoire du saint Nom de Marie. Le Seigneur Dieu l’a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles.

Le martyrologe romain traditionnel dit ceci :

Fête du très saint Nom de la bienheureuse Marie, que le Souverain Pontife Innocent XI ordonna de célébrer, en raison de la victoire insigne qui lui avait été rapportée, sur les Turcs, à Vienne, grâce à la protection de cette même Vierge.

Festum sanctíssimi Nóminis beátæ Maríæ, quod Innocéntius Undécimus, Póntifex Máximus, ob insígnem victóriam de Turcis, ipsíus Vírginis præsídio, Vindobónæ in Austria reportátam, celebrári jussit.

On notera que Benoît XVI, redonnant pleine légalité à la forme antique du rite romain, a redonné pleine légalité également au Martyrologe romain qui était en vigueur en 1960.

Et l’on ne se lasse pas s’émerveiller du message de Sobieski à Innocent XI : « Venimus, vidimus, Deus vicit. » Contrairement à César, il ne dit pas « je », mais « nous », et ce n’est pas nous qui avons remporté la victoire, mais Dieu.

Commentaires

  • Depuis ce bannissement, nous sommes envahis par cette engeance qui n'a rien à faire chez nous. Et plus récemment nous avons banni la pluie en même temps que l'eau dans les bénitiers.
    Mais la liste de ce que nous avons eu tort de bannir serait trop longue à faire ici, et il ne sert à rien de se plaindre. Nous avons ce que méritent les tièdes, et ça ne devrait pas s'arranger.

  • Une icône de la Mère de Dieu pleure à Athènes
    https://orthodoxologie.blogspot.com/2020/09/une-icone-de-la-mere-de-dieu-pleure.html

  • @Hector
    Il y a de quoi pleurer, les Turcs satanistes sont aux portes de la Grèce.
    Cela rentre dans la politique mondiale et acharnée de destruction des dernières chrétientés.

  • autant que je puisse le savoir, les Turcs sont aux portes de la Grèce depuis la bataille de Mantzikert en 1071
    ce n'est pas trés nouveau

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