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Vaclav Klaus ? Présent !

Vaclav Klaus est toujours là. Il participait l’été dernier à Erice, en Sicile, à une conférence sur « les urgences planétaires », comme chaque année semble-t-il. Mais cette fois son allocution a été connue et remarquée du quotidien italien La nuova Bussola. C’est à lire en français chez Benoît et moi. Extrait :

Sans aucune nouvelle découverte scientifique, hypothèse ou théorie, sans aucune tendance démontrant des données statistiques, nous assistons à une nouvelle vague d’annonces radicales proclamant l’imminence de l’apocalypse. Nous assistons à des concessions sans précédent et incroyables faites à une militante de 16 ans par des politiciens adultes, des universitaires respectés, des journalistes normalement arrogants, des hommes d’affaires sûrs d’eux. Une petite ingénue suédoise se met à enseigner aux générations qui l’ont précédée et elles font semblant de l’accepter.

Des lycéens de toute l’Europe, y compris de mon propre pays qui, jusqu’à récemment, était resté plutôt sceptique, organisent des Fridays for future et désertent l’école. Un leader tchèque de ce mouvement a annoncé qu’il pense qu’il est « inutile d’avoir une éducation pour son avenir parce qu’il n’est pas clair si, à cause du changement climatique, il y aura un avenir ». Je crains que l’irrationalité commence à dominer le mode de pensée plus ou moins rationnel qui autrefois dominait l’histoire de l’humanité.

Le degré actuel d’irrationalité est – en tant que phénomène social (et de masse) – sans précédent. Nous qui avons fait l’expérience du communisme, nous nous souvenons qu’écoliers, nous nous moquions du vieux slogan communiste qui disait « nous commandons au vent comment souffler et à la pluie comment tomber ». Nos maîtres, il y a 60 ou 70 ans, n’essayaient même pas de défendre ce slogan. Ils savaient très bien que c’était une idiotie, seulement de la propagande communiste. Au contraire, les enseignants d’aujourd’hui – à l’époque du politiquement correct et des méthodes antidémocratiques associées pour bloquer les points de vue « incorrects » – n’osent même pas ouvrir la bouche ou (ce qui est pire) ils commencent eux aussi à soutenir l’alarmisme climatique.

Parfois les gens peuvent se tromper, l’histoire de la science le prouve. Mais dans le passé, la diffusion des idées et des idéologies, à la fois rationnelles et absurdes, était beaucoup plus lente. Les scientifiques et leurs compagnons de voyage n’avaient pas Internet, Facebook ou Twitter et n’étaient pas en mesure d’établir une communauté de lobbyistes aussi puissante qu’aujourd’hui. Le système politique n’a jamais été aussi ouvert aux idées irrationnelles. Nous sommes confrontés à une psychose non spontanée qui est un phénomène complètement nouveau.

Commentaires

  • Non pas Enice, mais Erice en Sicile (l'antique Éryx grecque, fondée par un fils d'Aphrodite du même nom)

  • Oui bien sûr.

  • Dans les pays communistes, une grande partie des gens avaient au moins conscience d'être soumis à la propagande. Ils prenaient la "vérité" officielle avec des pincettes. C'est peut-être pourquoi les Polonais ou les Hongrois font des électeurs un peu moins crétins que les Français par exemple. Chez nous, dès qu'un bigorneau a le cancer, la télé, la radio et les journaux subventionnés font leurs gros titres sur le réchauffement climatique. Et tout le monde les croit, d'autant plus volontiers qu'il n'y a pas un rideau de fer derrière lequel une presse relativement indépendante nourrirait le contre-feu d'une information contradictoire.
    De plus, il y a au moins un siècle que les habitants des pays "démocratiques" sont victimes d'une propagande habile et généralisée. "Voilà bien fadement, salement et puamment mentir à pleine gorge", écrit Saint-Simon, en marge du journal de Dangeau.
    Cf. cet article récent :
    https://www.voltairenet.org/article208226.html

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