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Un autre Indien

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François, dans son discours d’ouverture du synode :

J'ai été peiné d'entendre, ici même, un commentaire sarcastique sur un homme pieux qui a amené des offrandes avec des plumes sur la tête. Dites-moi: quelle différence y a-t-il entre avoir des plumes sur la tête et le tricorne utilisé par certains responsables dans nos dicastères ?

Eh bien il y a un homme avec des plumes sur la tête qui n’aura pas les honneurs du synode, c’est Jonas Marcolino Macuxí, le chef de la tribu Macuxi. De toute façon il est devenu protestant, écœuré par la dérive de l’Eglise catholique. Il a participé à une conférence organisée par l'Institut Plinio Correa de Oliveira à Rome à propos du synode. Il a déclaré en substance que s’était installée en Amazonie une dictature de missionnaires enseignant la théologie de la libération, avec pour objectif d'empêcher le développement de la région, en maintenant les populations autochtones dans la pauvreté et la misère. La promotion du "primitivisme" (idéologie selon laquelle les traditions et les mœurs indigènes préchrétiennes étaient en grande partie nobles et bonnes et qu'il fallait les conserver) a provoqué un conflit dans la région à partir des années 1970, détruisant ce que les missionnaires et les peuples autochtones avaient réalisé auparavant en termes d'assimilation culturelle positive pendant plus d'un siècle. Et Marcolino s’inquiète du fait que beaucoup de ceux qui conseillent le pape sur le synode ont cette même idéologie et que les autochtones invités à y assister ont été «endoctrinés pour rester dans leur état primitif».

Il a répondu à des questions d’Edward Pentin pour l’International catholic Register.

Dans votre discours, vous avez parlé de cannibalisme et d’infanticide dans le cadre des religions tribales. Sont-ils revenus?

Le cannibalisme, c’est fini, mais pas le meurtre d'enfants.

Pourquoi cela n'a-t-il pas pris fin?

J'ai beaucoup réfléchi à ça. Selon la religion traditionnelle, quand un enfant est né avec un défaut, il est enterré vivant, et cela continue. Ces choses étaient en train de finir, mais maintenant, avec l'idée qu'il faut retourner au primitivisme, elles demeurent.

Le théologien dominicain brésilien de la libération, Frei Betto, a récemment déclaré à propos du Synode pan-amazonien: «Nous avons devant nous une opportunité qui nous permettra d'aller de l'avant. Nous ne devons pas proposer la théologie de la libération. Cela fait peur à beaucoup de gens. Nous devons plutôt parler de problèmes socio-environnementaux. » Cela vous préoccupe-t-il?

Beaucoup de grands leaders indiens voient dans cette théologie un nivellement par le bas. Ces théologiens de la libération défendent l'idée que les Indiens qui vivent encore de manière primitive sont très heureux, vivent au paradis, etc., et souhaitent promouvoir cette idée auprès de tous les autres. Mais ce n’est pas vrai. C'est faux. Nous ne vivons pas au paradis. C’est une vie très dure; les gens ont des insectes partout sur leurs pieds, des chauves-souris dans leur maison....

Alors, croyez-vous qu'une économie de marché libre est le moyen de surmonter cela?

Oui, exactement; nous devrions être autorisés à développer notre économie, car la région est très riche. Toutes les ressources naturelles sont là. Mais dans les réserves indiennes, on ne peut pas y toucher, ce qui se fait au détriment des personnes qui y vivent. Ils [les primitivistes] ont neutralisé la raison. Il est évident que ces choses doivent être explorées, mais nous ne sommes pas autorisés à le faire. Nous ne sommes pas autorisés à utiliser notre intelligence pour utiliser les choses qui sont présentes là où nous vivons.

Commentaires

  • A propos des "plumes sur la tête" et du "tricorne" : il nous faut donc conclure que le seul couvre-chef condamnable est le saturnio (porté par les jeunes prêtres rigides).

  • C'était dans ses propos aux jésuites du Mozambique:

    "Le cléricalisme a pour conséquence directe la rigidité. N'avez-vous pas déjà vu de jeunes prêtres tout raides en soutane noire et chapeaux en forme de la planète Saturne sur la tête ? Derrière tout ce cléricalisme rigide il y a de graves problèmes."

    Mais le tricorne aussi est un indice de rigidité. Seules les plumes sont flexibles...

  • Donc j'avais tort dans mon commentaire précédent: il y avait bien des plumes au synode. A quand un synode sur nos premiers parents, en tenue d'époque naturellement ?

  • NUS et FEROCES CANNIBALES :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZMLr2RoPe2I

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