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15e dimanche après la Pentecôte

Allelúia, allelúia. Quóniam Deus magnus Dóminus, et Rex magnus super omnem terram. Allelúia.

Alléluia, alléluia. Parce que le Seigneur est un Dieu grand, un grand roi qui domine toute la terre. Alléluia.

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Parce que le Seigneur… « En eux-mêmes ces mots n’ont pas de sens, faute d’une proposition principale », nous dit dom Baron qui connaissait sa grammaire… « En fait, ajoute-t-il, c’est l’idée du graduel qui continue. »

En fait, on n’a pas besoin d’une construction grammaticale pour laisser libre cours à sa joie. « Parce que », disent les enfants dans une affirmation péremptoire et sans réplique. Parce que le Seigneur est un grand Dieu. C’est comme ça, et c’est pourquoi je chante alléluia. La proposition principale, si l’on veut en trouver une, c’est : Alléluia. Ce verset est le troisième du psaume 94, qui nous invite à venir exulter et jubiler pour le Seigneur : donc à chanter Alléluia, parce qu’il est un grand Dieu.

La mélodie de ce verset est subtilement balancée en deux phrases, qui se terminent toutes deux sur la tonique, sol, tandis que la première partie de la première phrase a une cadence sur la quinte (ré), et la première partie de la deuxième phrase a une cadence sur la tierce (si). Ré-sol-si-sol. La fin ne reprend pas le jubilus (ce qui est très rare mais était le cas dimanche dernier), mais utilise une formule finale de graduel du 7e mode (celle qu’on trouve au 12e dimanche).

Selon dom Johner cet alléluia était primitivement chanté pendant la procession de Pâques. D’où son aspect plus solennel encore que joyeux.

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