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Mercredi des quatre temps de Pentecôte

Ces quatre temps dits aussi « d’été » sont censés être une action de grâce pour les moissons. La seule allusion de la liturgie de ce jour est en fait une contre-allusion : dans l’évangile Jésus rappelle que les Hébreux dans le désert avaient pour pain la manne qui tombait du ciel et déclare qu’il est le vrai Pain descendu du ciel, le seul qui donne l’immortalité. Or la récolte du blé (chez moi l’orge commence à dorer, mais le blé est bien vert) est un dur labeur, et vient à la suite d’un autre dur labeur, de labour et de semaille, tandis que la manne tombait du ciel… Quant à l’autre Pain, il suffit de se mettre à genoux pour le recevoir du prêtre…

Rien de pénitentiel non plus dans la messe, qui est d’un bout à l’autre une messe de Pentecôte. Toutefois on remarque qu’il y a deux lectures avant l’évangile, ce qui est typique des mercredis des quatre temps. Du coup il y a aussi deux collectes, et elles sont très belles :

Mentes nostras, quǽsumus, Dómine, Paráclitus, qui a te procédit, illúminet : et indúcat in omnem, sicut tuus promísit Fílius, veritátem : Qui tecum… in unitáte eijúsdem.

Nous vous en supplions, Seigneur, que le Consolateur qui procède de vous, éclaire nos âmes : et qu’il nous fasse pénétrer toute vérité comme l’a promis votre Fils.

Præsta, quǽsumus, omnípotens et miséricors Deus : ut Spíritus Sanctus advéniens, templum nos glóriæ suæ dignánter inhabitándo perfíciat. Per Dóminum... in unitáte ejusdem.

Faites, s’il vous plaît, Dieu tout-puissant et miséricordieux, que l’Esprit-Saint qui vient à nous, fasse de nous, avec bonté, en y demeurant, le temple de sa gloire.

La seconde oraison est dite par l’évêque lorsqu’il confère le sacrement de confirmation, car c’est alors en effet que notre âme devient le temple de la gloire du Saint-Esprit. C’est l’occasion de rafraîchir la mémoire de notre confirmation. Et de tenter, non sans crainte, d’évaluer ce que veulent dire ces mots divins, que le Saint-Esprit fait de notre âme « le temple de sa gloire ».

L’expression renvoie à la dédicace de l’unique Temple de Dieu, celui de Jérusalem, par Salomon qui vient de le construire. « Alors que les prêtres sortaient du sanctuaire, une nuée emplit la maison du Seigneur. Et les prêtres ne pouvaient plus rester là ni accomplir leur ministère à cause de la nuée : car la gloire du Seigneur avait rempli la maison du Seigneur. »

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