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Mardi de Pentecôte

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Spíritus qui a Patre procédit, allelúia : ille me clarificábit, allelúia, alléluia.

L’Esprit qui procède du Père, alléluia, me glorifiera, alléluia, alléluia.

La brève antienne de communion est véritablement une antienne, qui appelle le chant d’un psaume. Elle vaut toutefois d’être entendue et méditée pour elle-même. Sa brièveté n’empêche pas l’expression parfaite de l’enthousiasme que provoque le souffle du Saint-Esprit : le 8e mode ne monte normalement que jusqu’à sa dominante do. Or la mélodie, après s’être installée sur le do à « procedit », crève le plafond et s’élance plus haut encore sur « alléluia ». Puis elle poursuit dans ces hauteurs avant de conclure sur la tonique des alléluias triomphants.

Le bienheureux cardinal Schuster commente ainsi le texte :

Après l’effusion des dons charismatiques obtenus au moyen de la sainte Communion, nous rappelons dans l’antienne la promesse que nous en avait faite Jésus lors de la dernière Cène. « L’Esprit Saint, avait-il dit, me glorifiera. » Nous assistons à cette glorification, et non seulement nous en sommes les témoins, mais nous y avons une part vivante, puisque à l’invocation de la vertu divine sur les oblations déposées sur l’autel, s’est accompli le prodige de leur transsubstantiation au Corps et au Sang de Jésus-Christ. Ce que la parole évangélique nous avait enseigné : ceci est mon Corps, ceci est mon Sang, l’Esprit Saint vient maintenant nous le confirmer, puisque sa grâce achève notre communion à cette victime humiliée et immolée. Il s’ensuit que le divin Sacrement, tout en nous associant à la mort rédemptrice du Christ, nous unit aussi dans le Saint-Esprit à sa vie indéfectible de gloire et de sainteté.

Par les moines de Solesmes, en 1930 :

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