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Mercredi saint

Dans son Année liturgique, dom Guéranger nous donne pour ce jour la préface du missel ambrosien :

Dignum et justum est, æquum et salutare, nos tibi semper hic et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnipotens, æterne Deus, per Christum Dominum nostrum, qui innocens pro impiis voluit pati, et pro sceleratis indebite condemnari. Cujus mors delicta nostra detersit, et resurrectio Paradisi fores nobis reseravit. Per quem tuam pietatem suppliciter exoramus : ut nos hodie a peccatis emacules ; cras vero venerabilis Cœnæ dapibus saties ; hodie acceptes nostrorum confessionem delictorum : cras vero tribuas spiritualium incrementa donorum ; hodie jejuniorum nostrorum vota suscipias : cras vero nos ad sanctissimæ Cœnæ convivium introducas. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Il est digne et juste, équitable et salutaire, que nous vous rendions grâces, sans cesse, ici et en tout lieu, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, par Jésus-Christ notre Seigneur qui a daigné souffrir, quoique innocent, pour les impies, et être injustement condamné pour les coupables. C’est sa mort qui a effacé nos péchés, et sa résurrection qui nous a ouvert les portes du Paradis. C’est en son nom que nous supplions votre miséricorde de nous purifier aujourd’hui de la tache de nos péchés, et demain de nous rassasier du mets sacré de l’auguste Cène. Acceptez aujourd’hui la confession de nos fautes : demain accordez-nous l’accroissement des dons spirituels. Aujourd’hui vous recevez le sacrifice de nos jeûnes : demain introduisez-nous dans la salle du divin festin. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

En fait, cette préface est très proche d’une antique préface romaine, qui figure pour ce jour dans le sacramentaire de saint Grégoire le Grand. Il n’y a qu’une seule vraie différence : ici on a « resurrectio justificationem nobis exhibuit » (dont la résurrection a causé – ou a fait paraître – notre justification) au lieu de « resurrectio Paradisi fores nobis reseravit » (dont la résurrection nous a ouvert les portes du paradis).

Vere dignum et justum est, æquum et salutare, nos tibi semper hic et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnipotens, æterne Deus, per Christum Dominum nostrum, qui innocens pro impiis voluit pati, et pro sceleratis indebite condemnari. Cujus mors delicta nostra detersit, et resurrectio justificationem nobis exhibuit. Per quem tuam pietatem supplices exoramus : ut sic nos hodie a peccatis emacules, ut cras vero venerabilis Cœnæ dapibus saties ; hodie acceptes confessionem nostrorum peccaminum, et cras tribuas spiritalium incrementa donorum ; hodie jejuniorum nostrorum vota suscipias, et cras nos ad sacratissimae Cœnæ convivium introducas. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

C’est aussi cette préface qu’on trouve pour ce jour dans le missel mozarabe, avec cet ajout : « qui n’as pas retenu le péché du larron qui te priait, lui promettant le paradis de par ta très aimable volonté », et surtout avec un parallélisme différent entre la pénitence d’aujourd’hui et la sainte Cène de demain : « C’est pourquoi, notre Dieu, nous te demandons que tu nous remettes aujourd’hui nos péchés, et que demain tu nous restaures par ta douceur. Aujourd’hui, accepte la confession de nos péchés, et demain accorde l’augmentation des dons spirituels. Aujourd’hui, chasse de nos corps tout ce qui t’est odieux, et demain restaure-nous des blessures de ta croix. Aujourd’hui, remplis de joie notre bouche, et notre langue d’exultation ; afin que maintenant et pour l’éternité nous te louions, très bon Sauveur, proclamant et disant ainsi… »

Dignum et justum est nos tibi semper grátias ágere, omnípotens Dómine, sancte Pater, ætérne Deus, per Jesum Christum Fílium tuum, Dóminum nostrum. Qui pati pro ímpiis vóluit, et pro scelerátis indébite condemnári. Qui latróni deprecánti omísit delíctum, promíttens ei voluntáte gratíssima paradísum. Cujus mors delícta nostra detérsit, et resurréctio justificatiónem nobis exhíbuit. Ob hoc te, Deus noster, expóscimus, ut hódie dimíttas nobis peccáta nostra, et cras refícias nos dulcédine tua. Hódie, nostrórum peccáminum confessiónem accépta, et cras donórum spiritálium tríbue increménta. Hódie, quidquid odis a nostris corpóribus ábjice, et cras nos réfice vulnéribus crucis tuæ. Hódie, os nostrum reple gáudio et lingua nostra exsultatióne; quáliter nunc, et usque in sæculum, laudémus te, piíssimum Salvatórem, proclamantes, atque ita dicéntes…

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