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Ruth Bader Ginsburg

Ruth Bader Ginsburg, 85 ans, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, fanatique de la subversion morale et de la culture de mort, est tombée mercredi soir, et a été hospitalisée hier matin : elle a trois côtes cassées.

Selon son neveu elle est en pleine forme, elle est debout, plaisante et travaille…

Ruth Bader Ginsburg a eu un cancer du pancréas et un cancer du colon. Ce qui la fait vivre est sa haine de tout ce qui ressemble à la loi naturelle ou à la morale chrétienne, décuplée par sa haine de Donald Trump. Cet été elle a déclaré qu’elle se voyait encore à la Cour suprême au moins pendant cinq ans (sous-entendu jusqu’à ce que Trump soit remplacé par un président démocrate qui lui trouvera un successeur).

Addendum 17h30

Et elle est déjà sortie de l'hôpital...

Commentaires

  • Cancer du colon plus cancer du pancréas. Aïe, l'on dirait des métastases. Tout en souhaitant un bon rétablissement à la personne atteinte de cette terrible maladie. Peut-t'on considérer qu'elle soit encore apte à l'exercice de ses fonctions de juge à la Cours Suprême des États-Unis d'Amérique ? Concernant la personne susmentionnée je lui souhaite un prompt rétablissement et prie le Seigneur pour sa conversion. En revanche, concernant les choix jurisprudentiels de sa fonction de juge je redouble de prières à l'adresse du pouvoir politique afin que le Seigneur l' éclaire dans le choix de son remplaçant. Ad majorem Dei Gloria.

  • "ad majorem Dei gloriaM" !...

  • Malheureux! Ne savez-vous donc pas que depuis Jules Isaac et Vatican II, il est interdit de prier pour les J..fs !

    De toute façon, Ruth survit à son cancer grâce à la formidable science israélienne.

    http://www.terrepromise.fr/2018/10/24/eilat-construction-dune-usine-afin-de-produire-un-nouveau-medicament-contre-le-sida-et-le-cancer/

  • Exact. Ad Majorem Dei Gloriam. Merci de m'avoir corrigé.

  • Un femme christianophobe, encensée par le journal La Croix qui s'extasie sur la " trajectoire exceptionnelle" de cette "star des réseaux sociaux", "à l’heure où vient d’être nommé le juge Brett Kavanaugh, conservateur accusé d’agression sexuelle."
    La Croix "souhaite une très longue vie à RBG.
    https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/RBG-juge-octogenaire-star-reseaux-sociaux-2018-10-09-1200974873
    Qui peut se dire catholique et conserver son abonnement à ce journal ?

  • On n'a pas besoin de lui souhaiter de reprendre du poil de la Bête.

  • tout à fait, elle en est déjà couverte!

  • Ruth Bader Ginsburg est certainement une « progressiste » avec ce que cela laisse attendre actuellement.

    Maintenant, comment se comportent les juges de la Cour suprême des États-Unis qui sont classés comme catholiques ? En particulier pour ce qui touche à l’avortement ?

    Ceux qui s’imagineraient qu’ils seraient pour le moins franchement réticents à suivre le courant général risqueraient un gros choc en examinant les données.

    Le Chief Justice John Roberts (dit catholique) a indiqué clairement que les jugements Roe v. Wade et Planned Parenthood v. Casey constituent des précédents à respecter.

    Le juge Anthony Kennedy (dit catholique), nommé par Reagan en 1988 et en poste jusqu’en 1988 est, entre autres, l’auteur d’une opinion très célèbre à l’occasion du jugement Planned Parenthood v. Casey (1992), qui constitué une proclamation philosophique de grande ampleur. Son effet est, par exemple, que la femme qui veut avorter est totalement libre de le faire, et n’a pas du tout à demander l’avis de son mari, vu que chacun a le droit de définir quel est le sens de l’existence. Lire son argumentation ici à partir de Our law affords constitutional protection.

    Kennedy ne s’est pas posé la question de la réponse philosophique que donnerait l’enfant dans le ventre de la femme si on le laissait vivre jusqu’à l’âge de la réflexion.

    https://caselaw.findlaw.com/us-supreme-court/505/833.html

    Il faudrait que les catholiques cessent d’entretenir des illusions sur d’autres catholiques en croyant que ces derniers sont fiables.

  • Lapsus. Kennedy s’est retiré en 2018.

  • Et surtout tout le monde (y compris moi à plusieurs reprises) a toujours dit et montré que le juge Kennedy n'était pas fiable (cela ressortait clairement de ses votes). Je ne vois pas où vous vouliez en venir.

  • Je rappelle aussi que Kennedy a fait partie de la majorité de 5 contre 4 qui s’est prononcée pour le mariage de deux personnes de’ même sexe en 2015.

    https://www.supremecourt.gov/opinions/14pdf/14-556_3204.pdf

  • Sur les cinq juges conservateurs, vous en auriez peut-être quatre qui seraient prêts à renverser l'arrêt Roe v. Wade de 1973. Le juge en chef, Roberts Jr, est très ambigu sur cette question où l'ambigüité n'est pas bon signe. Certaines de ses déclarations permettent de penser qu'il ne se prononcerait pas contre le droit constitutionnel à l'avortement. Mais si la vieille Booz, Ruth, passe l'arme à gauche, il sera peut-être permis d'espérer...

  • À Yves Daoudal :

    A quoi je veux en venir ? A ce que je dis.

    Il y a des juges classés immédiatement comme favorables à diverses idéologies dites progressistes. C’est le cas de la juge Ginsburg.

    On pourrait penser que des juges catholiques (ou dits tels) seraient différents. Souvent ils ne le sont guère. Mais il peut y avoir des Scalia.

    Je n’écrivais pas pour vous, mais pour votre lectorat, lequel ne se remémore pas nécessairement vos billets anciens sur le sujet.

  • « Il faudrait que les catholiques cessent d’entretenir des illusions sur d’autres catholiques »
    Personne n’a aucune illusion sur qui que ce soit : les juges de la Cour suprême sont tenus d’exposer aux parlementaires leurs convictions philosophico-juridiques ; de fait, les juges catholiques qui sont parvenus à la Cour suprême n’ont jamais caché qu’ils approuvaient l’avortement (ce qui explique pourquoi l’establishment démocrate ne s’est pas opposé à leur nomination). Par contre, Robert Bork, qui lui, contestait la jurisprudence relative à l’avortement (et avec des arguments solides), a vu sa nomination à la Cour suprême rejetée, précisément pour cette raison.

  • Est-ce que beaucoup de catholiques américains suivaient les auditions ? Je n’en suis pas sûr. Surtout j’écrivais pour les lecteurs de ce blog.

  • Je serais fort étonné que Clarence Thomas ou Neil Gorsuch (qui est, il est vrai, de religion épiscopalienne) eussent fait état de convictions pro-avortement, fût-ce pour obtenir confirmation de leur nomination par le Sénat américain.

  • Il est bien évident que si les juges nommés par Trump étaient pour l’avortement il n’y aurait pas une telle opposition entre les organisations pro-vie qui ne cachent pas leur grande joie et les militants de la culture de mort qui sont tellement hystériques qu’ils sont allés jusqu’à envahir les couloirs du Sénat après avoir manifesté plusieurs jours devant le bâtiment.

    Il est de même évident hélas que le candidat juge ne peut pas dire au Sénat qu’il est contre l’avortement. Donc il dit que sur cette question il y a une jurisprudence qui s’impose et qui est Roe contre Wade. Ce qui ne l’empêche pas de penser qu’il fera en sorte de modifier cette jurisprudence, de la grignoter jusqu’à un jour la rendre caduque et renversable.

    Et le travail a déjà commencé. Fin mai la Cour suprême a rejeté la demande du Planning familial d’invalider une loi de l’Arkansas qui, sous couvert de garantir la santé des femmes, a pour effet de quasiment interdire la pilule abortive, et en conséquence de fermer deux des trois avortoirs qu’a le Planning familial dans cet Etat. La loi de l’Arkansas est donc clairement contraire au droit à l’avortement. Et de restriction en restriction il n’y aura plus d’avortoir dans tel ou tel Etat, ce qui sera très évidemment contraire à Roe contre Wade. Le travail est aussi celui des juges des cours d’appel (Trump en nomme massivement), comme on l’a vu en septembre avec le jugement qui annule un jugement de première instance qui bloquait une loi anti-avortement dans le Missouri : il s’agissait exactement de la même loi que la Cour suprême avait annulée dans plusieurs Etats. Et il n’y a plus qu’un avortoir dans le Missouri, et on peut parier sans risque que la Cour suprême n’annulera plus ces lois.

    Le message qui commence à se dégager est que le droit fédéral à l'avortement est intouchable mais qu'on ne fera rien contre les Etats qui rendront l'avortement impossible.

  • Si "le droit fédéral à l'avortement est intouchable ", le risque demeure qu'il suffira que d'autres juges soient nommés par un autre Président qui, lui, est favorable à l'avortement pour qu'on revienne à la case départ, et alors les avortoirs rouvriront dans tout le pays.

    La seule garantie définitive ( ou en tout cas qu'il sera beaucoup plus difficile à révoquer), c'est que la Cour Suprême proclame que l'avortement est inconstitutionnel, et il semble qu'il y a de bons arguments dans ce sens.

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