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Sainte Hedwige de Silésie

Illustrations de la Vie de sainte Hedwige, commandée en 1353 par le duc Louis Ier de Legnica et Brzeg et sa femme Agnès. A sa mort, le duc laissa le manuscrit au sanctuaire de sainte Hedwige, où il fut considéré comme une relique de la sainte. Photos du musée Paul Getty (sur le site on peut voir les images en haute résolution, ce qui permet d'apprécier les détails).

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Sainte Hedwige, avec le duc Louis et Agnès. Dans sa main droite elle tient une statuette de la Vierge à l’Enfant. Sur son avant-bras on voit ses bottes : elle marchait pieds nus par mortification, et son mari Henri, duc de Silésie, trouvait cela inconvenant. Il persuada donc le confesseur d’Hedwige de lui ordonner de porter des chaussures. Au nom de l’obéissance, elle accepta donc de « porter » des chaussures. Un chapelet est fixé à sa robe. Dans sa main gauche elle tient un livre dont elle marque une page avec les doigts, indiquant qu’elle retourne à sa prière.

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En haut : la famille de Berthold IV, comte d’Andechs et duc de Méranie, comte de Tyrol et prince de Carinthie et d’Istrie, père de sainte Hedwige. En bas : le mariage de sainte Hedwige avec Henri Ier le Barbu, duc de Silésie.

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En haut : le duc Henri dort, Hedwige prie. En bas : le couple et ses enfants : Gertrude, abbesse de Trebnica, Agnès, Henri II le Pieux mort à la bataille de Legnica, Boleslas ; Sophie et Conrad assis. (Il manque Ladislas, mort enfant ; en dehors de Gertrude et d’Henri, les autres sont morts jeunes.)

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La bataille de Legnica. En haut on distingue Henri grâce à son écu frappé de l’aigle. En bas on le voit tomber, décapité, mais en haut du dessin on le voit porté au ciel par les anges. La bataille de Legnica est une défaite pour les armées chrétiennes, mais les Mongols n’iront pas plus loin et repartiront bientôt.

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Screenshot_2018-10-15 The Tartars Carrying the Head of Heinrich before Castle Liegnitz; Saint Hedwig Seeing in a Dream Her [...].png

En haut : les Mongols brandissent la tête d’Henri devant les remparts de Legnica. En bas : sainte Hedwige voit en songe l’âme de son fils portée au ciel (à gauche), et elle dit à sa belle-fille Anne et à Gertrude : « Puisque telle est la volonté de Dieu, nous devons souscrire à ce qu'il a résolu. » Puis elle va prier ainsi : « Seigneur, je vous rends grâces de ce que vous m'avez donné un fils qui, aussi longtemps qu'il a vécu, m'a toujours aimée et respectée, et qui ne m'a jamais fait la moindre peine. Assurément j'aurais voulu le conserver, et cependant je suis fière de penser qu'il a répandu son sang pour vous, ô mon Dieu, et que vous l'avez appelé à jouir de votre gloire. Mon Dieu, je le recommande à votre miséricorde. »

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En haut : Henri et Hedwige font vœu d’abstinence devant l’évêque Laurent. En bas : Hedwige secourt les pauvres.

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En haut : Hedwige loge de pauvres religieux. En bas, elle présente sa fille Gertrude au monastère cistercien de Trebnica (avec prise d’habit bénie par l’évêque).

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 Sainte Hedwige baisant les stalles, les escaliers et les serviettes du monastère de Trebnica (ou plutôt les voiles des religieuses).

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En haut : le Christ détache son bras de la croix pour bénir Hedwige. En bas, elle lave son petit-fils avec l’eau dans laquelle les moniales se sont lavé les pieds (il lui arrivait de se laver elle-même avec l'eau qui avait déjà servi).

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En haut, sainte Hedwige lave et baise les pieds des lépreux. A droite : « Dans toutes ses relations elle évitait la colère et les reproches sévères, elle était bonne pour tout le monde et adressait à chacun des paroles de consolation ; mais c'était surtout à l'égard de ses domestiques qu’elle portait loin la condescendance. Un jour, un de ses chambellans, un nommé Chwalislas qui devint ensuite dominicain, avait été cause de la perte de trois vases d'argent d'un grand prix ; il fut extrêmement affligé de ce malheur parce que la princesse, au lieu de lui parler durement, de lui adresser des paroles sévères, s'était bornée à lui dire : « Peut-être que, en cherchant bien, vous pourriez les retrouver ; avec un peu plus de soin, cela ne serait pas arrivé. » Cette bonté de la princesse fit sur lui plus d'impression que les reproches les plus sévères, ainsi qu'il l'avoua lui-même. »

En bas : les funérailles du duc Henri. C’est elle qui console les religieuses : « Pourquoi vous laisser aller à cet excès de douleur ? Prétendez-vous vous opposer à la sainte volonté de Dieu ? Cela n’est pas raisonnable, mes sœurs bien-aimées ; le Créateur a le droit de disposer de ses créatures, ainsi qu'il lui plaît. Nous devons nous incliner devant ses arrêts, parce que nous sommes sous sa dépendance. »

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