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Saint François Borgia

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En 1788, Doña Maria Josefa Pimentel, duchesse de Benavente, qui descendait par sa grand-mère paternelle de saint François Borgia 3e duc de Gandie (parmi ses innombrables titres elle avait celui de 14e duchesse de Gandie), commanda trois tableaux pour la chapelle rénovée de son saint ancêtre à la cathédrale de Valence. Deux furent commandés à Goya, dont « François de Borgia et le moribond impénitent », qui marque le début de la période « fantastique » et très noire du peintre.

L’œuvre montre un fameux miracle : alors que le saint tente de convaincre un moribond de confesser ses gros péchés, et que celui-ci refuse, il brandit son crucifix, et le bras droit du Christ se détache de la croix et asperge de son sang le moribond.

Les yeux fixés sur le crucifix, le saint est frappé de stupeur et d'émerveillement, ce qu'exprime le geste de sa main gauche. Mais cette figure si expressive, si convaincante dans sa stupéfaction, ne prend tout son sens, tout son poids, qu'au regard de la scène latérale qui, elle, sidère le spectateur. C'est qu'on n'avait jamais vu ainsi peintes, même dans les plus terribles représentations médiévales de la mort, les affres de l'agonie: ce lit dévasté, ce corps raidi dans l'ultime convulsion, thorax dilaté, main et pied crispés, ce visage, surtout, exténué et béant sur son dernier râle. On n'avait jamais vu non plus, de « si près », les forces infernales prêtes à s'emparer de l'âme d'un défunt. (Manuel Jover)

Ci-dessous la même scène, esquisse du tableau (sans les diables). Il mesure 38 x 29 cm. Le tableau fait 3,5 mètres sur 3 mètres.

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Commentaires

  • L'esquisse est bien meilleure. La duchesse a dû demander au peintre d'édulcorer un peu.

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