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Saint Joachim

La fête de saint Joachim fut curieusement inscrite au calendrier (au 20 mars, lendemain de la fête de saint Joseph) par Jules II vers 1510, sans doute pour faire plaisir à un allié politico-militaire du moment qui portait ce nom, car Jules II (surnommé « Jules César II ») se préoccupait assez peu de religion et moins encore de liturgie. Elle fut supprimée en 1568 par saint Pie V, comme toutes les fêtes liées à des textes apocryphes (pour lutter contre le protestantisme il faisait la même chose…), puis rétablie en 1584 par Grégoire XIII. Grégoire XV la dota d’un office propre en 1623. En 1738 Clément XII la fixa au dimanche dans l’octave de l’Assomption. Saint Pie X l’assigna au 16 août.

L’introït et le graduel de la messe ont été pris à la messe de la vigile de saint Laurent, qui insistent sur le fait que le saint a tout distribué aux pauvres (ce qui n’est pas le cas de saint Joachim, même s’il est connu pour ses aumônes). Les antiennes d’offertoire et de communion ont été prises de divers communs. Seul l’alléluia est propre, du moins quant à son texte. La mélodie a été reprise d’un ancien alléluia d’une messe de dédicace des église, avec le texte : « O quam metuendus est locus iste… »

Le texte de l’alléluia est « O Joachim, sanctae conjux Annae… », ce qui ne colle pas avec la mélodie. On a donc modifié le texte dans le graduel, qui est devenu : « O Joachim sancte, conjux Annae ». Ainsi la mélodie insiste (11 notes) sur la sainteté de Joachim, et non sur celle d’Anne, ce qui en fait est logique en ce jour.

Malheureusement je n’ai pas trouvé d’interprétation de ce bel alléluia sur internet. Il semble qu’il n’ait été enregistré que par les moines de Kergonan, dans un double CD de 2003 que je n’ai pas.

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Alléluia, alléluia. O saint Joachim, époux d’Anne, père de la glorieuse Vierge, aidez ici-bas au salut de vos serviteurs ! Alléluia.

(Le sens propre d’alma est "nourricière", mais dans le cas de Marie c’est devenu "sainte", "éminente", "glorieuse".)

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