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Saint Gaétan de Thienne

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Il y eut dans les Pouilles en 1656, 110 ans après le mort de saint Gaétan de Thienne, une terrible épidémie de peste. Les théatins, prêtres de la congrégation fondée par Gaétan, béatifié en 1629, firent prier les fidèles de Tarente devant la statue de leur fondateur (photo). On vit apparaître sous son œil gauche un bubon (dont on voit toujours la trace), et la région fut épargnée par la peste. L’année suivante fut fondée la Confraternité du glorieux et bienheureux patriarche Gaétan, qui devint bientôt Confraternité du glorieux patriarche saint Gaétan, après sa canonisation en 1671.

Sur le livre est inscrit : « Quaerite ergo primum regnum Dei », repris de la parabole des lis des champs, qui est l’évangile de sa fête. Propos qui fait l’objet de l’antienne du Magnificat aux vêpres :

Quǽrite primum regnum Dei et justítiam eius, et hæc ómnia adiciéntur vobis.

Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes choses vous seront données par surcroît.

Aux laudes, l’antienne du Benedictus vient du même évangile, deux phrases avant :

Nolíte sollíciti esse dicéntes : Quid manducábimus aut quid bibémus ? Scit enim Pater vester, quid vobis necésse sit.

Ne vous inquiétez point, disant : Que mangerons-nous, ou que boirons-nous ? Votre Père sait de quoi vous avez besoin.

Car les théatins ne devaient rien posséder ni même rien demander aux fidèles, s’en remettant complètement à la Providence. Suivent-ils toujours cette consigne ? Cela me fait penser à ce prêtre grec-catholique que j’avais rencontré en Slovénie (le seul prêtre grec-catholique dans ce pays). Il habitait une maison, près de la frontière croate, où vivaient auparavant des franciscains qui, de même, ne vivaient que d’aumônes spontanées. Mais ils avaient dû abandonner, car on ne leur offrait que de l’eau de vie de prune… Et comme le prêtre n’en buvait pas, les bouteilles ornaient toujours sa cuisine… (Il y avait aussi des photos d’enfants, et comme je lui demandais qui ils étaient il me dit que c’était ses petits enfants, et c’est alors que j’appris que tous les prêtres séculiers de sa petite Eglise grecque-catholique croate étaient mariés…)

Commentaires

  • vendre de l'eau de vie de prune, c'est faire du commerce
    ces prêtres ont-ils le droit de faire du commerce ?
    nos francs-maçons avaient bien créé la catégorie de "congrégation commerçante" pour les Chartreux, mais doit-on marcher sur leurs traces ?

  • Il est bien évident que si l'on ne vit que d'aumônes spontanées ce n'est pas pour se mettre à vendre de l'eau de vie.

    Quant à mon prêtre grec-catholique, il n'a nul besoin de la vendre, et il en propose à ses visiteurs...

  • Il ne me semble pas avoir laissé entendre que ce fût un "problème". C'est seulement un souvenir que je rapporte. Ça m'avait marqué parce que je pensais jusqu'alors qu'ils étaient minoritaires dans les Eglises catholiques. Et de tous les prêtres de passage que j'avais vu à Saint Julien le Pauvre, un seul était marié. C'était une erreur de perspective: les prêtres mariés sont les curés de campagne, ils ne viennent pas à Paris... J'ai appris ensuite que la plupart des prêtres maronites de la campagne (de la "montagne") sont mariés. Pour ce qui est des grecs-catholiques je ne le sais toujours pas, n'ayant jamais pensé à le demander...

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