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Merci M. Gilliam

La BBC a demandé à Terry Gilliam (le plus célèbre des "Monthy Python") de concocter une nouvelle émission humoristique. Le commissaire politique chargé des comédies a ajouté cette précision :

« Si vous rassemblez une équipe aujourd’hui, ce ne sera pas six types blancs d’Oxford. Ce sera une collection de gens variés qui représentent le monde actuel. »

Six: c'était le nombre des membres des Montyy Python, qui étaient tous blancs. Le directeur des comédies a semble-t-il parlé en fait d'hommes blancs d'"Oxbridge", contraction d'Oxford et Cambridge, les deux plus célèbres et anciennes universités britanniques.

Terry Gilliam a répondu au cours d’une conférence de presse :

« J’en ai pleuré : l’idée que… six hommes blancs d’Oxford ne puissent plus faire un spectacle comique ! À présent il nous faut un peu de ceci, un peu de cela, représenter tout le monde… C’est de la connerie. Je ne veux plus être un mâle blanc, je ne veux plus qu’on me reproche tout ce qui ne tourne pas rond dans le monde : maintenant, je dis aux gens que je suis une lesbienne noire. Je m’appelle Loretta, je suis une LNT, une lesbienne noire en transition ! »

Loretta ? Mais oui… Il y avait déjà dans La vie de Brian un membre du Front populaire de Judée qui avait décidé d’être une femme, et de s’appeler Loretta. Avec le recul, on constate à quel point ce dialogue dénonce de façon remarquable l’idéologie du genre. Et c’était en 1979 ! (Voir ici.)

Commentaires

  • A-t-on le droit de dire que Terry Gilliam ne fut pas le plus drôle des Monty Python, dont les émissions, et surtout les films, étaient d'un potentiel comique inégal et très approximatif ? Malgré quelques perles, tout cela a souvent vieilli au point de devenir irregardable.
    Soit dit en passant, et pour compléter, La Vie de Brian est un film blasphématoire. Quant à un certain humour chambrant avec bienveillance les compagnons de la manchette et autres membres de la jaquette flottante (dont était Graham Chapman, l'un des plus extravagants membres du groupe), il a contribué à l'époque (au même titre que La Cage aux folles) à vulgariser l'idée que les hommes qui se prennent pour des femmes sont des personnes amusantes et somme toute fort sympathiques. Voyez où cela a conduit les sociétés occidentales quarante ans plus tard... Je viens de voir une photo montrant des enfants de sept-huit ans ébahis suivant un groupe d'"hommes chiens" à masques de cuir, tenus en laisse dans la gay pride. Cela défie l'imagination de Jean Poiret ou des Monty Python, mais ce n'est pas drôle.

  • je pense que Stavrolus ne sait pas faire la différence entre le blasphème et la bonne blague de séminariste; il n'est d'ailleurs pas le seul : quand ce film est sorti, le chroniqueur néo-païen du Figaro, Michel Marmin, a eu la même réaction que lui

  • Les Python ont toujours défendu (récemment dans les making of des DVD) l'idée que le film est hérétique plutôt que blasphématoire, car il se moque des pratiques religieuses plus que de Dieu lui-même

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Monty_Python_:_La_Vie_de_Brian#Critiques

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