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Jeudi après les Cendres

Il n’arrive que trois fois au cours du carême, dit dom Pius Parsch, qu’un répons des matines reprenne l’évangile du jour. Et c’est aujourd’hui pour le centurion de Capharnaum.

Il est le porte-bannière des Gentils ; ses vertus sont pour nous un modèle merveilleux : sa charité pour ses esclaves, son humilité envers le Christ, sa foi, son sens du devoir. Le Sauveur voit même en lui le conducteur de l’Église des Gentils. Sa victoire est une victoire de l’humilité. Il a véritablement « rejeté sur le Seigneur le souci » de son serviteur et il a été exaucé. Or que veut nous enseigner la liturgie ? Ce que le centurion a fait pour son serviteur, faisons-le pour notre âme.

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Antiphonaire des Cordeliers de Fribourg, autour de 1300.

℟. Domine, puer meus jacet paralyticus in domo, et male torquetur:
* Amen dico tibi, ego veniam, et curabo eum.
. Domine, non sum dignus ut intres sub tectum meum: sed tantum dic verbo, et sanabitur puer meus.
℟. Amen dico tibi, ego veniam, et curabo eum.

Seigneur, mon serviteur est couché, paralysé, et souffre beaucoup. En vérité, je te le dis, j’irai et je le guérirai. Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.

On remarque aussi que ce sont là les antiennes du Benedictus et du Magnificat. Le matin, le centurion dit à Jésus que son serviteur est malade, et Jésus lui répond qu’il va aller le guérir. Le soir, le centurion répond qu’il n’est pas digne de recevoir Jésus, mais qu’il lui suffit d’une parole. La mélodie des deux antiennes est la même, compte tenu qu’elle doit s’adapter aux textes. Il n’y a qu’une seule vraie différence, c’est, au Magnificat, la vocalise sur « tantum » : le mot qui souligne la foi dans l’imploration du centurion : « seulement » : tu n’as qu’à dire, seulement. Puisque tu es le Verbe.

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