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Sicut mater consolatur

℟. Sicut mater consolátur fílios suos, ita consolabor vos, dicit Dóminus: et de Jerúsalem civitáte quam elégi, véniet vobis auxílium:
* Et videbitis et gaudébit cor vestrum.
℣. Dabo in Sion salútem, et in Jerúsalem glóriam meam.
℟. Et videbitis et gaudébit cor vestrum.

Comme une mère console ses enfants, ainsi je vous consolerai, dit le Seigneur ; et de Jérusalem, la cité que j’ai choisie, viendra pour vous le secours ; et vous verrez, et votre cœur se réjouira.

Répons des matines. Le texte du répons vient d’Isaïe 66,13-14. Mais dans une version qui est plus proche de la Septante que de la Vulgate, tout en n’étant pas exactement celle de la Septante, et ajoutant « veniet vobis auxilium » qui ne se trouve nulle part. Le verset est une citation d’Isaïe 46,13, avec Jerusalem à la place de Israel.

Dans les anciens manuscrits, le verset n’est généralement pas celui-là, mais celui-ci :

℣. Deus a Libano veniet, et Sanctus de monte umbroso et condenso.

Dieu viendra du Liban, et le Saint de la montagne ombreuse et compacte.

Ce verset, qu’on retrouve en divers autres endroits de la liturgie, est une version très particulière d’Habacuc 3,3, qui ne se trouve telle quelle que dans le commentaire du Cantique des cantiques de… saint Grégoire le Grand.* Si l’on cherche des preuves que ce pape eut une part personnelle dans l’élaboration e la liturgie « grégorienne », il me semble qu’on en a là une belle.

* La version la plus proche se trouve ensuite dans le bréviaire mozarabe. Avec Dominus à la place de Deus, et opaco à la place de condenso.

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