Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le bienheureux Charles de Blois

Benoît XIV avait refusé de reconnaître que Charles de Blois eût été canonisé, puisqu’on ne pouvait pas lui fournir de document qui l’attestent. Le culte du duc de Bretagne était pourtant si répandu et persistant que saint Pie X lui donna officiellement, en 1904, le titre de « bienheureux ».

Depuis lors, il a été établi que Charles de Blois a été canonisé par Grégoire XI en Avignon le 10 septembre 1376, et que le pontife a célébré la messe de canonisation le lendemain 11 septembre dans l’église des dominicains. Puis il a quitté Avignon pour Rome deux jours après, et l’on n’a jamais retrouvé la bulle de canonisation. Mais dès 1380 on voit Du Guesclin, dans son testament, demander qu’on fasse deux pèlerinages pour lui, l’un à « saint Yves de Tréguier », l’autre à « saint Charles de Guingamp ».

On sait que Charles de Blois représentait le « parti français » contre Jean de Montfort qui représentait le « parti anglais », au long d’une longue bataille de succession qui se solda par la mort de Charles de Blois à la bataille d’Auray en 1364.

La réputation de sainteté de Charles de Blois allait conduire inéluctablement à sa canonisation. Le duc Jean IV fit tout ce qu’il put pour empêcher l’enquête, car si Charles de Blois était canonisé il devenait le meurtrier d’un saint… Mais Charles de Blois multipliait les miracles post mortem. Parmi ces miracles il y eut celui de l’image de Dinan. Un franciscain de Dinan avait fait peindre sur le mur de la chapelle des scènes de la vie de saint François. Charles, qui était alors duc de Bretagne en titre, demanda qu’on l’y représentât à genoux devant saint François. Ce qui fut fait. En 1368, Jean IV, duc de Bretagne depuis le traité de Guérande de 1365, réunit la noblesse bretonne à Dinan. Hébergé par les franciscains, il s’irrite de voir représenté son concurrent, qui plus est arborant les armes de Bretagne. Il demande qu’on fasse disparaître cette peinture. On badigeonne aussitôt le portrait avec de la chaux. Le lendemain 2 février, à la messe de la Purification de la Sainte Vierge, le duc constate qu’il a été obéi. Le 3 à l’heure de prime, un franciscain constate que du sang paraît couler de l’endroit où était l’image. Une dizaine de personnes font la même constatation : deux filets rouges sortent de l’image, autour de la poitrine et au niveau du cou (endroit où Charles avait été mortellement blessé). On prévient le duc. Le chevalier Geoffroy Budes se rend sur place, pose son doigt à l’endroit d’où coule le sang et en effet il essuie une goutte de sang, qu’il montre à la foule, convaincu du fait. Ce sont des centaines de personnes qui se réunissent dans l’église, sous les ricanements des Anglais, qui percent le mur pour découvrir la supercherie des franciscains… mais ne trouvent rien d’autre que du mortier.

Jean IV fit sortir les gens de l’église, en fit fermer les portes, et ordonna de détruire la peinture, accusant les franciscains d’avoir causé un scandale passible de mort. Mais les franciscains firent appel à un chevalier anglais qu’ils confessaient et celui-ci, après avoir recueilli les témoignages de tous les frères, réussit à calmer Jean IV. Lequel écrivit au pape Urbain V pour s’inquiéter de l’éventuelle ouverture d’une enquête de canonisation. Le pape lui répondit qu’il n’y avait aucune demande pour l’heure mais que s’il y en avait une il procéderait « comme l’exige le droit et la justice ». Moins d’un an plus tard il ouvrait cette enquête, signalant qu’on l’avait « détourné de cette affaire plusieurs fois ».

(Fête dans les diocèses de Quimper, Vannes et Saint-Brieuc.)

Commentaires

  • Un bien grand homme ce Charles de Blois.
    Et merci une fois de plus à Pie X qui déclara de facto Saint, entre saints il se comprenaient !!!

    Cela change le Diocèse des déclarations et des comportements de l'obscur prince de la V° "république", le répugnant - Jak - !!! Celui qui avait la langue si bien pendue pour oser déclarer : - La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d'en aborder les rivages -.

    Mais je ne voudrais pas ternir ici l'article élogieux, exposé d'Yves sur CHARLES de BLOIS, qui démontre la noblesse de sainteté de cet homme d'exception. Laissant le lecteur se promener sur la toile au hasard des articles concernant l'odieux personnage contemporain.

    CHARLES de BLOIS priez pour la Bretagne ployée dans l'hérésie socialiste,
    CHARLES de BLOIS priez pour la France occupée par les fumées luciférienne.

    Au fait les notes de restaurant de l'obscur Ja.k ont-elles été payées sur le territoire du son diocèse. Il est probable que l'ignoble se fut spécialisé, un temps, dans le délit de grivèlerie ............

  • VIVE CHARLES de BLOIS !!


    Mes frères : je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ.
    Car par votre union avec lui, vous avez été comblés de toute sorte de richesses, en toute parole et en toute connaissance,
    le témoignage du Christ ayant été solidement établi parmi vous,
    de sorte que vous ne le cédez à personne en aucun don de grâce, attendant avec confiance la révélation de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
    Il vous affermira aussi jusqu'à la fin, pour que vous soyez irréprochables, au jour de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

    Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens1,4-8.

Écrire un commentaire

Optionnel