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L’Eglise de François

Le philosophe Josef Seifert, ami de Jean-Paul II et de Benoît XVI, co-fondateur de l’Académie internationale de philosophie sise au Liechtenstein, titulaire de la chaire de phénoménologie réaliste Dietrich von Hildebrand de l’IAP-IFES (Institut de philosophie Edith Stein de l’Académie internationale de philosophie) à Grenade, a été viré par l’archevêque de Grenade, Mgr Javier Martínez Fernández.

Josef Seifert avait été nommé par Jean-Paul II membre à vie de l’Académie pontificale pour la vie. François l’avait viré fin 2016 comme tous les membres de cette institution, et il ne l’a pas repris dans la très nouvelle Académie pontificale qui n’est plus que nominalement pour la vie.

Mgr Javier Martínez Fernández, qui est un adepte avéré de la révolution « pastorale » de François, avait déjà suspendu le professeur Seifert l’an dernier, après la publication de sa première analyse critique d’Amoris laetitia. On peut constater sur le site de l’IFES que les nombreuses contributions de Josef Seifert s’arrêtent fin 2016. Mais cela ne suffisait pas. Le 31 août dernier, l’archevêque a publié une déclaration indiquant que le professeur Seifert était éjecté, à cause de son nouveau texte sur Amoris laetitia. Un texte important, qu’il serait bon de traduire en français, où Josef Seifert explique de façon rigoureuse comment une simple phrase de l’exhortation apostolique devient une « bombe atomique » qui détruira tout l’enseignement moral de l’Eglise (voir ce résumé par Jeanne Smits).

Cet article, dit l’archevêque, « endommage la communion de l’Eglise, brouille la foi des fidèles et sème la méfiance envers le successeur de Pierre et, en fin de compte, ne sert pas la vérité de la foi, mais plutôt les intérêts du monde ». Sic, resic, et reresic : le seul fait de prétendre que défendre la doctrine traditionnelle du mariage « sert les intérêts du monde » montre le degré de folie furieuse des hiérarques bergogliens.

L’archevêque précise que si Seifert avait déjà été démis de ses tâches d’enseignant l’an dernier, après sa « première lecture critique » de l’exhortation, il est désormais licencié de l’Académie internationale de philosophie elle-même. (Il veut dire de son établissement à Grenade, vraisemblablement, à moins que Mgr Fernández ait aussi juridiction sur le Liechtenstein…)

Commentaires

  • Merci cher Yves de votre attention aux événements de la vie de l'Eglise. Je ne sais que penser.
    On peut craindre que les réformateurs ne se sentent désormais tout puissants et n'exhibent cette toute puissance en multipliant les initiatives brutales ...
    Mais on peut aussi espérer qu'il ne s'agisse là que en signes d'énervement de gens qui ne sentent pas suivis et se voient bien vieillir sans héritiers ...
    Qu'en dites vous ?

  • Ce qui est le plus grave est que dans de nombreux séminaires on oblige les futurs prêtres à s'engager à donner la communion aux adultères qui la demandent, ou sinon de partir car, comme le dit François, les portes sont ouvertes...

  • le problème est que les portes sont ouvertes partout
    j'avais déjà entendu l'abbé Coiffet ironiser gentiment sur certains aspects de la vie au séminaire d'Ecône; depuis, j'ai lu le livre de Patrick Chalmel : Rome ou Ecône, et je n'ai plus envie d'ironiser

  • Josef Seifert étant un des plus grands philosophes (vraiment) catholiques contemporains, il est normal qu'il soit persécuté par la meute. Il avait fait don en 2015 à l'université de Grenade d'une importante bibliothèque et à l'archevêché d'une relique d'Edith Stein. J'espère qu'il en demandera la restitution, on ne laisse pas les perles aux cochons.
    Il n'a été viré que de la chaire de philosophie à Grenade.
    Les petits minables qui se passent ainsi de son enseignement de grande valeur sont des ennemis de l'Eglise.

  • de quoi s'agit-il ?

  • Le livre de Patrick Chalmel : Écône ou Rome, le choix de Pierre (Fayard, 1990).

    Pourriez-vous nous en dire davantage sur le contenu de cet ouvrage, s'il vous plaît ?

  • je ne vais pas vous le recopier
    Patrick Chalmel fut séminariste à Meaux qu'il quitta très vite pour aller à Econe où il fut très mal reçu : fils d'ouvrier (ce qui ne se fait pas) venant d'un séminaire connu comme progressiste (on aurait plutôt du l'en féliciter) chassé d'Econe, il se réfugia à Rome où il intéressa à son sort un cardinal préfet de la Congrégation pour l'Eglise Orientale; celui-ci le recommanda à l'évêque latin de Beyrouth; trop tard !
    l'épiscopat français l'avait pensé et était intervenu auprés de cet évêque pour le mettre en garde contre lui : il du donc renoncer à sa vocation sacerdotale, fit ses études à la Grégorienne et est maintenant père de famille nombreuse; il fut responsable de la communication à la CFTC qu'il quitta lorsque celle-ci prit une position scandaleuse; ce fut d'ailleurs à propos de cette démission que la grande presse parla d'une CFTC qui ne l'intéressait plus depuis longtemps
    dans ce livre, il raconte simplement son aventure de séminariste et je vous engage à vous le procurer : vous pourrez y voir jusqu'où peuvent aller dans l'ignoble nos évêques progressistes français et accessoirement les tares du séminaire d'Econe

  • Après quoi on nous redira que les enseignements du pontificat actuel sont dans la continuité des enseignements de ses prédécesseurs...
    Il y aura même des gogos pour croire ça ?

  • Complément d'information, par Sandro Magister. Intéressant.
    Les loups tombent leur déguisement en peau de brebis.
    http://www.diakonos.be/settimo-cielo/toutes-les-raisons-du-professeur-seifert-licencie-pour-avoir-ete-trop-fidele-a-leglise/

  • Avec son œil au beurre noir et son sourire grimaçant, ce loup-ci, en tout cas, a de moins en moins l'air d'une brebis...
    https://pbs.twimg.com/media/DJsLj6vWsAEeGJW.jpg

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