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Le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, vient de déclarer à propos de la Pologne et de l’état de droit dans ce pays :

« Si rien n'est fait avant notre prochain rapport en juin, la Commission n'hésitera pas à utiliser ses pouvoirs en vertu des traités et à ouvrir des procédures d'infraction. »

Le croquemitaine grec ne semble pas avoir suivi la réunion. Car c’est à peu près le contraire de ce qu’a dit Frans Timmermans à l’issue de cette première réunion des ministres des Affaires européennes des 28 sur l’horrible cas polonais :

« Une large majorité des Etats membres souhaitent que nous poursuivions notre dialogue avec les autorités polonaises… J'ai vraiment l'impression que le gouvernement polonais est maintenant ouvert au dialogue… »

Selon les indiscrétions de diplomates, le groupe des pays favorables à l’ouverture d’une enquête formelle sur la Pologne comprenait la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, et était mené de façon vigoureuse par les Pays-Bas, pour défendre, dit-il, notre « communauté de valeurs »…

Sans surprise, le ministre hongrois, mais aussi le ministre tchèque, se sont prononcés résolument contre l’ouverture d’une enquête. Ils ont été rejoints par le ministre britannique… après le débat. Ce qui a fait dire à un diplomate : « Cela montre que le Brexit est plus important que la démocratie. » En effet, la souveraineté nationale est plus importante que l’idéologie dominante…

Quant au ministre polonais, il est resté ferme sur les positions de son gouvernement, qui est prêt à tous les dialogues que l’on voudra mais pas à remettre en cause les droits du Parlement polonais à voter des lois polonaises…

Il est notable que personne (n’en déplaise au croquemitaine grec) n’a évoqué l’article 7, celui qui permet de prendre des sanctions. Et Timmermans a fini par dire aux journalistes : « Ça ne va pas aider au dialogue si je commence à fixer des échéances ou à proférer des menaces. »

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