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Haro sur Mgr Aillet

Le quotidien Sud Ouest publie un article sur la fronde de quelque 60 prêtres du diocèse de Bayonne contre leur évêque Mgr Aillet.

Sans doute la fronde a-t-elle fait long feu, et c’est pourquoi le quotidien en remet une couche, en publiant le résumé et des citations du compte-rendu de l’entretien de Mgr Aillet avec ces prêtres, compte rendu que « Sud Ouest s’est procuré » : on sait ce que cela veut dire.

L’affaire n’est pas nouvelle, en effet, puisque c’est au mois de mai que le libelle contre l’évêque a été envoyé au président de la conférence épiscopale et au nonce apostolique.

Le seul écho en a été l’invitation de l’évêque aux prêtres de venir en parler avec lui… Entretien qui a eu lieu le 27 septembre.

Le « compte rendu » n’est en fait rien d’autre que la liste des doléances : en bref, Mgr Aillet est un autocrate intégriste d’extrême droite qui est même – on ose à peine l’écrire – contre l’avortement et pour la Manif pour tous…

Ce que nous rappelle cet article (sans le dire) c’est que l’acte d’accusation est, via le nonce apostolique, sur le bureau du pape (sauf si le nonce l’a mis à la poubelle) et que, comme pour les autres évêques d’esprit traditionnel, François n’attend que l’occasion, la faille, le petit scandale vrai ou inventé, qui lui permettra de destituer Mgr Aillet, comme il a destituté Mgr Livieres, Mgr Oliveri ou Mgr Tebartz-van Elst et détruit les Franciscains de l’Immaculée.

Commentaires

  • Amoris lætitia ne change pas la doctrine. Il veut, d'après ce que j'ai compris, un accompagnement de tous. Pour cela il prône la doctrine des "petits pas" et demande aux prêtres de ne pas exiger un bouleversement immédiat de la vie du pénitent. Il veut que personne ne se sente isolé, rejeté. Il ne veut pas de la formule "vous reviendrez me voir quand vous aurez changé !" Il ne changer rien à la doctrine.

  • @Denis
    "de ne pas exiger un bouleversement immédiat de la vie du pénitent"
    Si l'on en croit les Evangiles, la façon de faire de Jésus était plutôt exigeante: "va, et ne pèche plus". (ce qui veut dire que l'adultère est un péché, pour ceux qui l'auraient oublié) Les gens de notre époque veut bien arranger tout selon leurs caprices ou leur idéologie.
    Les prêtres ont grâce d'état pour gérer chaque cas qui se présente à eux en confession. Ils n'ont pas à donner une "caution" morale à ceux qui veulent continuer une vie irrégulière. Imaginez que la femme adultère réponde à Jésus: "il n'en est pas question, j'aime cet homme avec qui j'ai commis l'adultère et je continuerai". C'est le but des manoeuvres des ennemis de l'Eglise, la faire céder sur les dogmes.

  • Cher Dauphin, Oui, certes. Mais considérons que l'Église est une miséricorde et qu'elle est libre. Nous n'avons pas de titre à juger. Ne nous compliquons pas la vie pour rien.

    Colin gardait un jour les vaches de son père ;
    Colin n'avait pas de bergère,
    Et s'ennuyait tout seul. Le garde sort du bois :
    Depuis l'aube, dit-il, je cours dans cette plaine
    Après un vieux chevreuil que j'ai manqué deux fois
    Et qui m'a mis tout hors d'haleine.
    Il vient de passer par là-bas,
    Lui répondit Colin : mais, si vous êtes las,
    Reposez-vous, gardez mes vaches à ma place,
    Et j'irai faire votre chasse ;
    Je réponds du chevreuil. - Ma foi, je le veux bien.
    Tiens, voilà mon fusil, prends avec toi mon chien,
    Va le tuer. Colin s'apprête,
    S'arme, appelle Sultan. Sultan, quoiqu'à regret,
    Court avec lui vers la forêt.
    Le chien bat les buissons ; il va, vient, sent, arrête,
    Et voilà le chevreuil... Colin impatient
    Tire aussitôt, manque la bête,
    Et blesse le pauvre Sultan.
    A la suite du chien qui crie,
    Colin revient à la prairie.
    Il trouve le garde ronflant ;
    De vaches, point ; elles étaient volées.
    Le malheureux Colin, s'arrachant les cheveux,
    Parcourt en gémissant les monts et les vallées ;
    Il ne voit rien. Le soir, sans vaches, tout honteux,
    Colin retourne chez son père,
    Et lui conte en tremblant l'affaire.
    Celui-ci, saisissant un bâton de cormier,
    Corrige son cher fils de ses folles idées,
    Puis lui dit : chacun son métier,
    Les vaches seront bien gardées.

    Fable de Florian (1755-1794). Faisons la part des mœurs de ce siècle (XVIIIe) qui ne sont plus les nôtres, mais la morale est toujours valable:

    « chacun son métier,
    Les vaches seront bien gardées. »

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_pierre_claris_de_florian/le_vacher_et_le_garde_chasse.html

  • @Denis, bonsoir.
    Etes-vous bien sûr de la pertinence de votre fable ?
    Moi pas.
    Et ce, parce que l'Eglise, ce n'est pas seulement sa hiérarchie, et encore moins sa hiérarchie du moment.

  • @ Étienne,

    Selon ce que j'ai compris Amoris lætitia est un document destiné aux confesseurs que sont les évêques et les prêtres confessant y délégués à cet effet par les évêques.

    Moi je n'ai jamais confessé personne et n'ai pas les pouvoirs pour. D'autre part, je ne suis pas concerné par la problématique car même si AL s'adresse à tous les fidèles, y compris les célibataires, la question des "divorcés remariés" ne concerne que les confesseurs et les pénitents dans cette situation délicate.

    Donc, comme je ne suis pas prêtre confesseur (encore moins évêque) j'estime que la fable de Florian est adéquate. Ces affaires de conscience sont à résoudre par les personnes elles-mêmes et pas par moi... qui n'ai aucune qualité pour le faire (qualité au sens juridique).

    Pourquoi ne pas appliquer dès maintenant ce que le P. Scupoli préconise en cas d'attaque contre la foi à l'heure de la mort ?

    « Fermez, autant que possible, l’entrée de votre âme à toute considération sur la foi, vous semblât-elle de nature à fortifier en vous cette vertu ; regardez-la comme un moyen dont le démon se sert pour engager la discussion. Si vous n’êtes plus en état de vous défaire de ces pensées, demeurez ferme et ne croyez rien aux raisons que l’ennemi vous allèguera, non plus qu’aux textes de la sainte Écriture qu’il apportera à l’appui de ses insinuations : quelque clairs et décisifs que ces textes vous paraissent, soyez certain qu’ils sont tous tronqués, mal cités et mal interprétés. Et si le serpent rusé vous demande ce que croit la sainte Église, ne répondez pas ; mais, sachant qu’il veut vous surprendre et abuser de vos paroles, contentez-vous de faire intérieurement un acte de foi vive ; ou, si vous voulez le faire dépiter davantage, répondez-lui que la sainte Église romaine croit la vérité. Et s’il vous demande quelle est cette vérité, répliquez-lui : C’est précisément ce que croit l’Église. (…) »

    http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Scupoli/LeCombat.html#lxiii

    Bien sûr nous ne sommes pas à l'agonie, nous adapterons donc cette sage recommandation du P. Scupoli à notre situation actuelle... en réfléchissant à nos vocations et situations propres...

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