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L’axe Berlin-Ankara ne passe pas…

Le président du Conseil européen Donald Tusk était hier à Nicosie, et le président chypriote Nicos Anastasiades lui a dit carrément que son pays opposerait un veto à l’accord entre l’UE et la Turquie sur les « réfugiés » si cet accord comportait, comme le dit le pré-accord du 8 mars, une relance des négociations d’adhésion de la Turquie.

Dans le même temps, le ministre britannique du Travail, Iain Duncan Smith (ouvertement partisan du Brexit) a demandé à David Cameron d’opposer le veto britannique parce que le pré-accord comprend la fin des visas pour les Turcs entrant dans l’espace Schengen et que cela est « dangereux ».

Quant au Premier ministre hongrois Viktor Orban, il avait aussitôt brandi la menace de veto si l’accord sur l’échange de « réfugiés » (un réfugié syrien admis en Europe pour un réfugié syrien renvoyé de Grèce en Turquie) devait conduire à l’obligation d’accueillir des quotas de réfugiés.

Bref, il y a veto ou risque de veto sur les trois aspects du texte… (En outre, selon les apôtres des droits de l’homme et de l’envahisseur, le texte serait contraire à la Charte des droits fondamentaux – interdiction des expulsions collectives - et à la Convention des Nations Unies sur les réfugiés – interdiction d’expulser tout réfugié sauf menace à l’ordre public.)

Après Chypre, Donald Tusk est allé en Turquie. Il n’a pas caché qu’il serait difficile d’aboutir à un accord sur l’accord qui est censé être conclu lors du sommet de… vendredi prochain : « La proposition turque établie avec l’Allemagne demande encore à être rééquilibrée, afin qu’elle puisse être acceptée par les 28 États membres et les institutions européennes », a-t-il dit. On remarquera la formulation : « la proposition turque établie avec l’Allemagne ». Elle est précise et elle est juste. Ce qu’on nous a présenté comme un pré-accord UE-Turquie était une proposition turque acceptée et défendue par Angela Merkel. Ce qui provoqua d’ailleurs une bronca au sommet du 8 mars, et le rejet provisoire du texte…

Commentaires

  • Deux ou trois fois par siècle, Cette Allemagne fait semblant de croire que ces intérêts propres coïncident avec ceux de l'Europe entière.
    Après Guillaume II, après Hitler, c'est Merkel qui s'y met. Décidément, c'est une maladie incurable.
    On commence à les trouver plus que casse-pieds. (Euphémisme beaucoup trop poli.)
    Pour nous libérer de leur voisinage, ils n'ont rien trouvé de mieux que des barbaresques ? En plus, ils manquent d'imagination !

  • Merci de lire "Ses intérêts". 1000 excuses.

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