03 juin 2014

Hollande: regardez par ici !

L’annonce de la « réforme des territoires » par François Hollande n’est à l’évidence qu’une façon de faire parler, pour un temps, d’autre chose que du chômage, de l’insécurité, de l’immigration, de la faillite économique…

A l’évidence, quand on regarde la carte qu’il nous a pondue, et qui n’a aucun sens.

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Hollande explique que les régions « sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante ». Et que fait-il ? Il laisse intacts les soi-disant « Pays de la Loire » qui ne ressemblent à rien, et la Bretagne, toujours amputé de la Loire-Atlantique alors même que Jean-Marc Ayrault était favorable au retour de ce département dans sa province. On constate que le Nord-Pas-de-Calais, et d’autres, restent soi-disant « à l’étroit »… Tandis que plusieurs regroupements ne correspondent à rien.

Plus important en fait est le projet de noyer définitivement les communes dans des intercommunalités qui devront avoir au moins 20.000 habitants et qui disposeront de l’essentiel des pouvoirs attribués aux communes ; et d’enlever aux conseils généraux l’essentiel de leurs attributions, pour les attribuer soit aux régions soit aux intercommunalités, et supprimer les conseils généraux, devenus conseils départementaux, en… 2020. Parce qu’il croit qu’il sera toujours là en 2020, avec sa « majorité » socialiste…

En attendant, tout le monde n’est pas content dans la majorité, et il est significatif que le premier parti à avoir manifesté son mécontentement, de façon immédiate, a été le parti radical de gauche, le seul allié du PS.

Commentaires

Mais si, les Pays de Loire ressemblent à quelque chose : ils ressemblent au bassin d'un grand et glorieux fleuve, ils vont de Ronsard (sur la lisière Nord-Est) à Du Bellay en passant par Rabelais (à Angers et Fontenay-le-Comte), de Jean Cottereau au Mans à D'Elbée à Noirmoutier en passant par Bonchamp à Saint-Florent !

La France a aujourd'hui deux capitales de région qui sont bretonnes, Rennes et Nantes ; je comprends mal ceux qui veulent enfermer Nantes avec Rennes... pour qu'elles soient chacune une demi-capitale ?

Écrit par : g marie | 04 juin 2014

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Comment le château des ducs de Bretagne pourrait-il ne pas être en Bretagne ?

Comment est-ce que Guérande et Le Croisic pourraient ne pas être en Bretagne ?

Comment est-ce que Saint-Nicolas de Redon et Guémené Penfao pourraient ne pas être en Bretagne ?

Écrit par : Yves Daoudal | 04 juin 2014

Et le Mont Saint-Michel ?…

Écrit par : Budelberger | 04 juin 2014

Ce n'est pas parce que c'est absurde et mortel, que ça ne va pas être voté vite fait par nos élus !
On peut toujours manifester et pétitionner, on sait maintenant que cela ne sert à rien.

Écrit par : Jean Theis | 04 juin 2014

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Bien sûr que Nantes est en Bretagne, comme TOUTE UNE PARTIE de la région administrative Pays de Loire.
La Bretagne rayonne donc deux fois : sur la région administrative qui porte son nom, et sur celle d'à côté.
Elle serait à l'étroit dans des frontières administratives, avec deux capitales qui se boufferaient.
P.S. Bien sûr, je souhaiterais que le Couesnon dérive un peu à l'Est : on pourrait faire d'un Mont-Saint-Michel breton la capitale de la région administrative Normandie. Et de trois !

Écrit par : g marie | 04 juin 2014

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