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A propos du pays exemplaire

« C’est un exemple que nous pouvons donner au monde », dit François (le pape de l’Eglise catholique) à propos de la Suède (avec sa prétendue “Eglise” nationale luthérienne). Voici un extrait d’une lettre d’une religieuse dominicaine française vivant en Suède depuis de longues années.

A la fine pointe de la recherche scientifique s’est développée aux Etats-Unis depuis 1990 une nouvelle discipline: la recherche sur le bonheur. Le bonheur étant défini comme ”être satisfait de sa vie et aller bien”. On essaie grâce aux sondages et aux statistiques de le quantifier, de l’organiser, de le planifier pour l’avenir.

Un de ces chercheurs suédois sur le bonheur, Erik Fernholm, écrit en conclusion de son enquête dans un grand quotidien:

« Nous allons plus mal aujourd’hui qu’il y a cinquante ans. Les jeunes surtout vont mal. Le mal-être psychologique des jeunes a triplé et le suicide est la plus grande cause de décès chez les personnes de moins de trente ans. Nous avons en Suède un mal-être unique qui ne se rencontre pas chez nos voisins. La société est sur une mauvaise voie.

« La Suède est le pays du monde qui est le plus centré sur la réalisation individuelle. Nous avons aussi une manière unique de ne pas prendre en considération les valeurs traditionnelles et de renvoyer chacun à lui-même pour résoudre les grandes questions de l’existence et déterminer ce qu’il doit faire de sa vie.

« Nous croyons à la faculté qu’a chaque individu de penser de façon rationnelle, si bien que la responsabilité de se réaliser soi-même pèse sur chaque individu, sans possibilité de se référer à qui que ce soit. Cela crée une angoisse insupportable et explique le mal-être psychique.

« Le reste du monde nous suit et nous sommes dans l’obligation de résoudre le problème et de changer de voie. »

Sous les apparences de la réussite, le malaise est profond dans ce pays qui voudrait être un paradis.

Le bonheur n’est pas au rendez-vous et la réussite extérieure ne fait que souligner le mal-être intérieur. Sans doute faut-il vivre ici pour le constater!

Chacun est seul et cela me frappe beaucoup dans les familles. Financièrement les enfants ne sont pas à la charge de leurs parents. Les impôts sont toujours payés individuellement, qu’on soit marié ou non. L’Etat a déchargé les parents de toute responsabilité éducative. L’école se charge d’éduquer et d’enseigner ce qu’il faut penser. Les parents, souvent très gentils par ailleurs, ne savent plus qu’ils ont une responsabilité éducative vis à vis de leurs enfants. Ils respectent à tel point leur liberté qu’ils les voient faire les pires choses sans oser leur parler ou intervenir, et sans même penser qu’ils pourraient ou devraient le faire. Comme me le disaient un couple: Nous souffrons de ce que font nos enfants, mais nous ne pouvons qu’être là, continuer à les aimer et attendre que les choses aillent mieux pour eux.

Parmi les volontaires qui viennent nous aider et passent quelques semaines ou mois ici nous pouvons constater à quel point il est difficile de se construire dans une société qui se charge de faire votre bonheur! Les jeunes et moins jeunes qui viennent ici sont de plus en plus des personnes fragiles, gentilles, mais sans force, fatiguées de vivre! Nous essayons de les aider du mieux que nous pouvons, mais nous nous sentons souvent très démunis devant une souffrance si profonde!

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Commentaires

  • Des milliers de familles suédoises ont émigré pour échapper à la mainmise étatique sur leurs enfants. Le seul fait de ne pas avoir la télé à la maison suffisait pour que les services sociaux viennent prendre les enfants aux parents. Le pays le plus propre du monde devient une poubelle au sens propre et au sens figuré.

  • Dauphin,vous ne dites pas la vérité;il suffit de vivre chez les Lapons et d'élever des rennes.

    Écrit par : amédée

  • Vous avez raison, Amédée, mais la Laponie, uniquement pour ceux qui n'ont pas perdu le nord, c'est à dire pas grand monde

    Écrit par : Dauphin

  • c'est effroyable---je ne pensais pas que ce pays en était arrivé là!!!!

    Écrit par : Franç.poulain saivat

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