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  • 17e dimanche après la Pentecôte

    Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus cite le premier verset du psaume 109 : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite, jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis un escabeau sous tes pieds. »

    On constate que le texte du psaume selon Jésus est notablement différent de ce que l’on peut lire dans les traductions modernes du psaume 109 (numéroté 110), tant dans les Bibles que dans la néo-liturgie.

    D’où l’inévitable alternative :

    Ou bien Jésus ne connaissait pas bien les psaumes.

    Ou bien ce sont les traductions modernes qui sont fautives.

    A votre avis ?

    La citation que fait Jésus du psaume 109 est mot pour mot ce que l’on peut lire dans la version grecque des Septante, et (donc) aussi dans la Vulgate.

    Autrement dit, Jésus authentifie la liturgie grecque et la liturgie latine traditionnelle.

    Il y a autre chose ici à remarquer. Le premier mot du psaume, en hébreux, est YHWH, le tétragramme sacré, le Nom de Dieu. C’était l’occasion pour Jésus de nous révéler comment on doit le prononcer, ou ce qu’on doit en faire.

    Eh bien il le fait, en donnant la version liturgique du psaume : YHWH se dit Seigneur : Kyrios, Dominus.

    Ce faisant, il condamne ceux qui prétendent, non seulement connaître les psaumes mieux que lui, le Verbe de Dieu, mais prétendent en outre vocaliser le Nom imprononçable.

    (Ceux qui me suivent depuis longtemps auront l’impression d’avoir déjà lu ces lignes. En effet, je les ai déjà publiées, en 2007. Mais il me paraît important de répéter, même si c’est dans le désert, que Jésus citait les psaumes et les prophètes dans le grec de la Septante, et qu’il est donc totalement illégitime de se référer à un prétendu texte hébreu original qui n’existe pas. Tant pour l'Ancien que pour le Nouveau Testament.)