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  • Vers la béatification d’un seigneur japonais du XVIe siècle

    Dom+Justo+Takayama+Ukon,+heroico+e+protetor+senhor+feudal+católico.jpgLa conférence des évêques du Japon a transmis à Rome un dossier de 400 pages en vue de la béatification de Takayama Ukon, espérant qu’elle puisse intervenir en 2015, pour le 400e anniversaire de la mort de ce saint seigneur japonais.

    C’est la troisième fois que sa cause de béatification est ouverte. La première fois elle ne pouvait pas aboutir parce que les chrétiens, a fortiori des envoyés du Vatican, ne pouvaient pas pénétrer dans le pays. La deuxième fois elle tourna court à cause de problèmes de procédure. Cette fois les évêques japonais espèrent bien qu’elle aboutira. Interrogé par l’archevêque d’Osaka en octobre dernier, Benoît XVI avait dit qu’il prendrait le cas en particulière considération. Car ce serait la première béatification d’un Japonais "individuel" : toutes les canonisations et béatifications jusqu’ici ont été de groupes de martyrs.

    Takayama Ukon, né en 1552 dans la région d’Osaka, était le fils du daimyo local, le seigneur de Sawa. Lorsque Ukon avait 12 ans son père se convertit au christianisme et son fils aussi. Les Takayama ont une grande influence dans leur région : de nombreuses personnes, et d’autres daimyos, se convertissent. Dans les années 1580, Toyotomi Hideyoshi, le « deuxième grand unificateur du Japon », assoit son autorité sur tout le pays. En 1587 il interdit le christianisme (interdiction qui ne sera abrogée qu’en 1912). Les daimyos qui s’étaient convertis renient leur foi. Sauf les Takayama, qui se cachent chez des amis. Le père meurt en 1596. En 1614 la répression est telle que Ukon doit fuir. Le 21 décembre, il arrive à Manille, avec 3.000 autres chrétiens japonais. Il meurt 40 jours plus tard, et il est enterré avec les honneurs militaires. Il a sa statue sur la place Dilao de Manille, la « place jaune », appelée ainsi par les colons et missionnaires espagnols en raison de la concentration d’exilés japonais.

    « Takayama n’a jamais dévié avec ce qui se passait autour de lui. Il a vécu en permanence en suivant sa conscience. Il a vécu une vie appropriée à un saint, et qui continue d’encourager de nombreuses personnes, même aujourd’hui », déclare le président de la commission épiscopale pour la béatification.

    (Asianews)

  • Laïcité pontificale…

    Le pape François a adressé un message au président hongrois à l’occasion de la fête nationale hongroise. Il y exprime le vœu que le peuple hongrois trouve dans son « patrimoine humain et spirituel » les « ressources morales nécessaires pour construire un avenir de paix et de fraternité ».

    C’est tout ?

    Oui, c’est tout.

    Heureusement, à Budapest, on est moins laïque qu’au Vatican. Là-bas, la fête nationale, c’est ouvertement la fête de saint Etienne, premier roi de Hongrie, dont la couronne à la croix penchée, symbole de la nation, trône dans le hall du Parlement. Et à la procession conduite par l’archevêque participent les dirigeants, dont le Premier ministre, Viktor Orban, qui n’est pourtant pas catholique. Mais qui a tenu à ce que la nouvelle Constitution commence par ces mots :

    « Nous sommes fiers que notre Roi, saint Étienne, il y a 1.000 ans, ait bâti l'État hongrois sur des fondations solides et ait fait de notre patrie une partie de l'Europe chrétienne. »

    Dommage que le pape en soit moins fier, au point de l’ignorer.

  • Sainte Jeanne-Françoise de Chantal

    Trouvé dans la notice du cardinal Schuster sur sainte Jeanne-Françoise Frémiot de Chantal, du temps où elle n’était pas encore la fondatrice de l’ordre de la Visitation, mais déjà la fille de saint François de Sales, cette superbe notation de ses domestiques :

    « Au temps des confesseurs précédents, Madame priait pendant plusieurs heures de la journée, et, pour ce, mettait dans l’embarras toute la domesticité. Monseigneur de Genève, au contraire, la fait prier maintenant continuellement et cela n’importune plus personne. »