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Pitié, s’il vous plaît, pas mon Eglise…

Pour la première fois, le Saint-Siège va participer à la Biennale de Venise : la célébration du soi-disant art contemporain dans ce qu’il a de plus aberrant. Grâce au calamiteux cardinal Ravasi, dont Benoît XVI a fait, hélas, le président du Conseil pontifical pour la Culture.

Le cardinal a expliqué l'organisation du pavillon du Saint-Siège en trois sections exprimant la création, la dé-création et la re-création : « Les artistes sélectionnés ont œuvré dans trois directions, la création et l'acte créatif qui prend forme dans la Parole, souffle de l'Esprit qui génère dans l'espace et le temps toute forme de vie, l'être humain compris. La dé-création se focalise sur le choix de l'homme qui s'oppose au projet de Dieu à commencer par le premier meurtre. Elle permet de réfléchir sur le côté inhumain de l'humanité. La violence et la disharmonie qui en découlent engagent une phase nouvelle de l'histoire humaine, exprimée par la punition - purification qu'est le déluge universel. La recherche de l'espérance, symbolisé par l'histoire biblique de Noé puis d'Abraham et de sa descendance, conduit à la formation d'une humanité nouvelle et d'une nouvelle création où les êtres et la vie sont profondément changés. »

Les « artistes » choisis sont :

- le Studio Azzurro, qui a fait de l'image immatérielle de la lumière et des sons le fondement de ses recherches, développe sur la création un riche dialogue entre monde végétal, monde animal et dimension humaine :

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- Pour la dé-création, le photographe Josef Koudelka propose des clichés puissamment évocateurs de la destruction qu'engendrent les guerres, et l'usure matérielle comme conceptuelle tant de la nature que de l'industrie :

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- Enfin la perspective de la nouvelle humanité, de la re-création, a fait appel à Lawrence Carroll, et au volet de son travail portant sur les processus de transfiguration et leur expression symbolique et concrète à la fois :

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Et puis « l'expérience de l'Arte Povera propose un cycle d'érosion et réparation, de congélation et de décongélation, de pause et de nouveau départ par la réintroduction d'objets qui fait coexister fragilité et monumentalité ».

N.B. Arte Povera est une « attitude » prônée par des artistes italiens depuis 1967. Les artistes d'Arte Povera adoptent un comportement qui consiste à défier l'industrie culturelle et plus largement la société de consommation, selon une stratégie pensée sur le modèle de la guérilla.

Un des chefs-d’œuvre de l’Arte povera :

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Commentaires

  • Bonjour,

    Coïncidence, j'ai regardé l'émission «La foi prise aux mots» hier soir sur KTO, consacrée à la Beauté.

    http://www.youtube.com/watch?v=4xlPq7a1afY

    A partir de la 31ème minute, on y parle de Paul VI, et de façon significative, la fin de l'émission nous fait une éloge de l'art contemporain, en décalage avec le début.

  • ces soi-disant "Chefs d'oeuvre" : à la poubelle, toutes ces extravagances ne méritent rien d'autre.

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