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  • En Irak

    Le mois d’avril a été le plus meurtrier en Irak depuis juin 2008 : il y a eu 712 morts et 1.633 blessés. Essentiellement dans la répression des manifestations sunnites par le pouvoir chiite, et les représailles sunnites contre les forces de sécurité du pouvoir.

  • « Louxor est aujourd’hui une ville fantôme »

    Tel est le titre d’une dépêche d’Asianews sur le fait que les touristes ont déserté ce haut lieu de l’antiquité égyptienne. La fréquentation est en baisse de 70%, ce qui a des conséquences catastrophiques pour l’économie locale, de même que cette chute du tourisme a des conséquences catastrophiques sur l’économie d’un pays où plus de 11% du PIB en dépend.

    Les autorités locales demandent au gouvernement d’agir, et d’assurer notamment la sécurité, mais il ne se passe rien. Parce que les Frères musulmans sont embarrassés avec le tourisme, dit le vice-président de la Chambre de tourisme de Louxor : « Certains d’entre eux ne pensent pas que le tourisme soit bienvenu. Ils ne le tuent pas, mais ils le laissent mourir. »

    Evidemment, pour les islamistes il n’y avait rien avant l’islam. Pour les islamistes égyptiens, c’est un peu énervant de vivre dans un tel pays…

    Et c’est ainsi que, comme toujours et partout, l’islam est synonyme de misère.

  • Une pensée personnelle

    (que je partage avec ceux qui l’ont éventuellement connu) pour Mgr Nicolas Antiba : le pape a confirmé ce jour son élection comme archevêque de Bosra. C’est en… Syrie.

    Mgr Antiba a été pendant dix ans curé de la paroisse grecque melkite catholique de Saint-Julien le Pauvre à Paris et exarque de son Eglise pour la France. C’est avec émotion que je me souviens de son sens liturgique, de ses beaux sermons, et de sa miséricordieuse paternité dans le sacrement de pénitence.

    Les melkites de Bosra ont de la chance. Ils ont maintenant une raison impérative de ne pas émigrer…

  • Saint Athanase

    Cet authentique protagoniste de la tradition chrétienne, déjà quelques années avant sa mort, fut célébré comme "la colonne de l’Église" par le grand théologien et Évêque de Constantinople Grégroire de Nazianze, et il a toujours été considéré comme un modèle d’orthodoxie, aussi bien en Orient qu’en Occident. Ce n’est donc pas par hasard que Gian Lorenzo Bernini en plaça la statue parmi celles des quatre saints Docteurs de l’Église orientale et occidentale - avec Ambroise, Jean Chrysostome et Augustin -, qui dans la merveilleuse abside de la Basilique vaticane entourent la Chaire de saint Pierre.

    Athanase a été sans aucun doute l’un des Pères de l’Église antique les plus importants et les plus vénérés. Mais ce grand saint est surtout le théologien passionné de l’incarnation, du Logos, le Verbe de Dieu, qui - comme le dit le prologue du quatrième Évangile - "se fit chair et vint habiter parmi nous". C’est précisément pour cette raison qu’Athanase fut également l’adversaire le plus important et le plus tenace de l’hérésie arienne, qui menaçait alors la foi dans le Christ, réduit à une créature "intermédiaire" entre Dieu et l’homme, selon une tendance récurrente dans l’histoire et que nous voyons en œuvre de différentes façons aujourd’hui aussi. (…)

    L’œuvre doctrinale la plus célèbre du saint Évêque alexandrin est le traité Sur l’incarnation du Verbe, le Logos divin qui s’est fait chair en devenant comme nous pour notre salut. Dans cette œuvre, Athanase dit, avec une affirmation devenue célèbre à juste titre, que le Verbe de Dieu "s’est fait homme pour que nous devenions Dieu ; il s’est rendu visible dans le corps pour que nous ayons une idée du Père invisible, et il a lui-même supporté la violence des hommes pour que nous héritions de l’incorruptibilité". En effet, avec sa résurrection le Seigneur a fait disparaître la mort comme "la paille dans le feu". L’idée fondamentale de tout le combat théologique de saint Athanase était précisément celle que Dieu est accessible. Il n’est pas un Dieu secondaire, il est le vrai Dieu, et, à travers notre communion avec le Christ, nous pouvons nous unir réellement à Dieu. Il est devenu réellement "Dieu avec nous".

    Benoît XVI

    La chaire de saint Pierre, avec les quatre docteurs (ceux qui sont représentés avec une mitre sont saint Augustin et saint Ambroise) :

    bernini-throne_of_saint_peter1327774747200.jpg

    Et ce sont les quatre docteurs qui, de l’autre côté de la férule de Benoît XVI, entourent le monogramme du Christ (impossible de trouver une photo de cette face-là).

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