12 février 2013

Une décision brutale

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire ceux qui prétendent que la démission de Benoît XVI n’est pas une surprise (comme l’inénarrable évêque de Lille), il est manifeste que cette décision a été prise très brutalement, ces derniers jours.

Car le pape avait proclamé une année de la foi, qu’il ne pourra donc pas clôturer. Au cours de cette année il devait publier sa troisième encyclique, sur la foi, complétant ainsi une trilogie sur les vertus théologales. Or on apprend que cette encyclique n’est pas prête et ne sera donc pas publiée. Or un universitaire-théologien comme Joseph Ratzinger ne peut pas accepter de gaieté de cœur de renoncer à terminer le travail commencé et planifié. En outre, il venait de commencer, lors de ses audiences du mercredi, une catéchèse sur le Credo. Une catéchèse de longue haleine, commentant chaque mot du Credo. Il va de soi qu’il n’aurait pas commencé cette catéchèse s’il avait déjà décidé de démissionner.

Commentaires

Georg Ratzinger aurait dit que cela faisait de longs mois qu'il était au courant.
Peut-être en a-t-il parlé il y a plusieurs mois et que la décision est récente ?

Écrit par : p.r. | 12 février 2013

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En effet M.Daoudal . Et alors ? Je suis comme vous,
me pose des questions ... Quel est donc votre sentiment ?

Écrit par : jerome | 12 février 2013

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Qu'en déduisez-vous ? Parce qu'évidemment ça laisse peu de possibilités, et aucune d'agréable. La plus probable est une aggravation subite de son état de santé, mais les termes de l'abdication ne semblent pas l'indiquer et le père Lombardi a même dit le contraire. Reste une hypothèse que je n'ose pas énoncer, d'abord qu'elle m'apparaît peu probable, mais aussi parce qu'elle serait absolument catastrophique : que cette décision n'ait pas été prise librement ce qui la rendrait invalide au regard du droit canon. Atrocement ironique que la dernière décision d'abdication en 1415 avait pour but de mettre un terme à une concurrence entre 2 Papes prétendus, et que celle-ci aurait exactement l'effet inverse. Je divague, j'espère.

Écrit par : Thibaud | 12 février 2013

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Vous en avez trop dit, ma eotr, ou pas assez...

Écrit par : arzghwen | 12 février 2013

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Un coup d'état au Vatican?

Écrit par : amédée | 12 février 2013

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Je ne déduis rien. Je ne sais rien. Je me contente de constater. Ça m'a frappé tout d'un coup, le fait qu'il annonce sa démission juste après avoir commencé une catéchèse détaillée et approfondie du Credo. Et sans achever son encyclique sur la foi. Peut-être a-t-il eu de très nouvelles mauvaises nouvelles de sa santé, je n'en sais rien.

Écrit par : Yves Daoudal | 13 février 2013

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Pour moi qui suis au moins aussi ignorant que la majorité des gens ,sauf les crétins qui ont un avis sur tout,le départ du saint pere est tres triste ,je souhaite que notre communauté trouve un chef équivalent

Écrit par : saurat jean-paul | 13 février 2013

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Est-on bien certain que l'encyclique sur la foi ne sera pas publiée ? Qui a donné cette information ? Ce serait étrange, en effet. Une sorte d'incohérence intellectuelle tout à fait inédite chez Benoît XVI.

Écrit par : dmjc | 13 février 2013

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C'est le P. Lombardi qui l'a indiqué:
http://visnews-fr.blogspot.fr/2013/02/imposition-des-cendres.html

Écrit par : Yves Daoudal | 13 février 2013

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La maladie ne prévient pas. A mon avis, Benoît XVI est très malade, cela se voit à son amaigrissement. C'est pourquoi, il y a quelques semaines, il n'envisageait pas d'abdiquer, mais la situation a vite changé, sans prévenir. Les médecins ont dû lui donner des précisons qui ont dû le décider. Je dis cela, ce sont des faits sur lesquels j'ajoute le fruit de mon imagination (puisque bcp de choses restent secrètes). Rien n'est donc sûr, mais c'est satisfaisant pour mon esprit.

Écrit par : Denis Merlin | 13 février 2013

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Interessant. Peut-on ajouter à ces éléments le fait qu'il va y avoir une vacance du pouvoir d'une quinzaine de jours avant la réunion du conclave qui durera lui aussi une quinzaine de jours?
Soit plus d'un mois et demi entre l'annonce de Benoît XVI et l'élection de son successeur.
Pour mémoire, il ne s'est écoulé que 17 jours entre la mort de Jean-Paul II et l'élection de Benoît XVI!
Comme si l'annonce de Benoît XVI avait davantage pris l'Eglise de court qu'une mort dont on ne pouvait prévoir ni le jour, ni l'heure.
Pourquoi avoir precipité les choses à tel point que l'Eglise se retrouve ainsi si longtemps sans personne sur le trône de Pierre?

Écrit par : Gweltas | 14 février 2013

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