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  • Mossoul

    Le corps d’un chrétien, Salman Dawoud Salman, photographe de presse, a été retrouvé criblé de balles au sud-ouest de Mossoul. Il avait été enlevé quatre jours auparavant, et il a vraisemblablement été tué parce que la rançon n’avait pas été payée.

    Rapportant cette information, AsiaNews ajoute que selon ses sources la ville est devenue un « fort bastion du fondamentalisme sunnite wahhabite, avec des liens étroits avec l’Arabie saoudite ».

    Selon l’AED, il n’y aurait plus que 500 chrétiens à Mossoul, ville qui fut construite autour d’un monastère, et qui est le siège de plusieurs archevêchés…

    Et pourtant on finit de construire une nouvelle église chaldéenne, l’église de l’Arche de Noé…

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  • Al-Qaradaoui interdit de visa ? Ah bon…

    Il semble que le ministère de l’Intérieur ait finalement refusé un visa au cheikh al-Qaradaoui, qui devait intervenir au grand rassemblement de l'UOIF à Pâques (comme toujours). Si cela est confirmé, c’est une belle victoire de la blogosphère islamovigilante, qui avait souligné le scandale qui consiste à accueillir, juste après les assassinats de Toulouse, un prédicateur musulman qui appelle ouvertement au meurtre des juifs.

    Mais alors…

    1- Si le ministère de l’Intérieur le reconnaît, c’est un démenti cinglant à ce que prétend Nicolas Sarkozy (et presque toute la classe politico-médiatique avec lui) : car le cheikh al-Qaradaoui est tout le contraire d’un fanatique isolé dont l’idéologie extrémiste ne serait partagée que par quelques illuminés. Il est le président de l’Union internationale des oulémas, le président du Conseil européen de la fatwa, consultant et prédicateur vedette d’Al Jazira. Quand il est revenu au Caire après son exil au Qatar, pendant le « printemps arabe », il y avait deux millions de personnes pour l’acclamer.

    2- Si l’UOIF invite le cheikh al-Qaradaoui, c’est que l’UOIF est sur les mêmes positions que lui. Ce qui est du reste une évidence, puisque l’UOIF et le Conseil européen de la fatwa sont deux organisations étroitement liées. Dès lors, comment peut-on interdire le cheikh, et continuer de considérer l’UOIF comme une organisation représentative de la communauté musulmane ? Sans doute est-ce parce qu’elle est réellement représentative… Et que ses imams prêchent donc logiquement comme le cheikh al-Qaradaoui…

    Comme tout cela serait plus simple si l’on en revenait aux fondamentaux… Les musulmans sont les fidèles du Coran : le Coran demande de tuer ces chiens et ces porcs que sont les juifs (et les chrétiens). Les musulmans imitent Mahomet, le « beau modèle » : Mahomet a massacré les juifs de Médine. Pas besoin de faire de longs discours…

     

    Addendum

     

    Je subodorais qu’il y avait quelque chose qui clochait dans cette affaire de visa.  Claude Guéant a déclaré que Qaradaoui n’avait pas besoin de visa puisqu’il a un passeport diplomatique du Qatar. Il a ajouté que « le gouvernement français ne souhaite la venue d'aucun prêcheur extrémiste sur le territoire français ». Quant à Nicolas Sarkozy, il a dit qu’il a « indiqué à l'émir du Qatar lui-même que ce monsieur n'était pas le bienvenu sur le territoire de la République française ».

  • Samedi de la quatrième semaine de carême

    Il est une chose remarquable. Dans la conception moderne du Carême, on s’occupe continuellement du péché et de la pénitence. Dans l’ancienne conception, on aimait à peindre sous les couleurs les plus vives l’image du Sauveur.

    La première semaine nous montrait le Christ combattant, le Christ mortifié qui nous conduit à la transfiguration ; la seconde semaine nous montrait le serviteur de Dieu qui s’abaisse et se fait obéissant jusqu’à la mort. Dans la troisième semaine, l’image devient plus intime : nous avons devant nous le médecin et le Sauveur de l’âme. Pendant la quatrième semaine, nous voyons le Christ sous un double aspect : d’abord, dans ses souffrances morales ; puis, comme celui qui nous apporte le salut. Dans ce dernier sens, les images se succèdent avec une grande variété. Nous voyons le Seigneur comme un nouveau Moïse intercédant pour nous (lundi), comme l’illuminateur (mardi), comme le thaumaturge qui ressuscite les morts (jeudi et vendredi) ; aujourd’hui, il y a jusqu’à cinq images : le pasteur, l’hôte, la mère, la lumière, l’eau.

    Méditons ces images et cherchons, en nous, l’image correspondante. Si le Christ est notre bon Pasteur qui prend soin de nous et va à la recherche de ses brebis, soyons, de notre côté, ses brebis fidèles qui se laisseront conduire, nourrir et retrouver. S’il est notre hôte généreux, soyons ses invités reconnaissants qui se trouveront à l’aise dans sa maison. S’il est pour nous comme une mère attentive et tendre, soyons ses enfants obéissants. S’il nous apporte la lumière, ouvrons-lui toutes grandes les portes de notre âme et laissons-nous éclairer par lui. S’il est une source d’eau dans le désert de la vie, buvons à longs traits aux sources du Sauveur.

    Dom Pius Parsch