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  • Punir la Hongrie

    La Commission européenne, fière de ses nouveaux pouvoirs en matière de gouvernance économique, demande aux 26 partenaires de la Hongrie de geler les aides qui ont été promises à ce pays, pour cause de deficit excessif.

    Selon la Commission, le deficit public hongrois dépasse le plafond autorisé de 3% du PIB.

    Le gouvernement hongrois a pourtant montré que son déficit est inférieur à 3% du PIB (alors que celui de la majorité des autres pays est nettement supérieur).

    La Commission répond à cela que le gouvernement hongrois n’a pu arriver à ce résultat que par des operations ponctuelles qu’il ne peut pas réitérer.

    Alors le gouvernement hongrois a présenté à la Commission un plan chiffré montrant comment il arrivera à moins de 3% l’an prochain.

    La Commission répond que ce n’est pas ce genre d’économies qu’elle attend, mais des réformes structurelles sur le marché de l’emploi et les retraites…

    Cela paraît absurde, et d’une injustice criante. Mais c’est qu’il faut punir la Hongrie pour sa nouvelle Constitution…

  • Coupables d’avoir été attaqués

    Une douzaine de musulmans armés ont attaqué une église protestante à Faisalabad. Un chrétien a été blessé par balle et pourrait être amputé d’un bras, un autre a été poussé du toit et est tombé de six mètres après avoir été battu à coup de crosse.

    La police a ouvert une enquête contre… le pasteur, Altaf Khan, et 20 fidèles, accusés par les musulmans de prosélytisme. Le chauffeur, deux gardes, et un autre chrétien ont été arrêtés. Pas les assaillants.

    L’accusation de prosélytisme vient de l’unique famille musulmane habitant la même rue.

  • Jeudi après les Cendres

    Hier, l’Église nous remettait devant les yeux la certitude de la mort. Nous mourrons : la parole de Dieu y est engagée, et il ne saurait venir dans l’esprit à un homme raisonnable que sa personne puisse être l’objet d’une exception. Mais si le fait de notre mort est indubitable, le jour auquel il nous faudra mourir n’est pas moins déterminé. Dieu juge à propos de nous le cacher, dans les motifs de sa sagesse ; c’est à nous de vivre de manière à n’être pas surpris. Ce soir, peut-être, on viendra nous dire comme à Ézéchias* : « Donne ordre aux affaires de ta maison ; car tu vas mourir ». Nous devons vivre dans cette attente ; et si Dieu nous accordait une prolongation de vie comme au saint Roi de Juda, il faudrait toujours en venir tôt ou tard à cette heure suprême, passé laquelle il n’y a plus de temps, mais l’éternité. En nous faisant ainsi sonder la vanité de notre existence, l’Église veut nous fortifier contre les séductions du présent, afin que nous soyons tout entiers à cette œuvre de régénération, pour laquelle elle nous prépare depuis bientôt trois semaines. Combien de chrétiens ont reçu hier la cendre sur la tête, et qui ne verront pas ici-bas les joies pascales ! La cendre a été pour eux une prédiction de ce qui doit leur arriver, avant un mois peut-être. Ils n’ont cependant pas entendu la sentence en d’autres termes que ceux qu’on a prononcés sur nous-mêmes. Ne sommes-nous pas du nombre de ces victimes vouées à une mort si prochaine ? Qui de nous oserait affirmer le contraire ? Dans cette incertitude, acceptons avec reconnaissance la parole du Sauveur qui est descendu du ciel pour nous dire : Faites pénitence ; car le Royaume de Dieu est proche (Matth. IV, 17).

    Dom Guéranger

    * Dans l’épître de la messe de ce jour.