10 décembre 2011

Il n’y a peut-être pas que l’Irlande…

Alors que les Britanniques se font montrer du doigt, avec morgue et avec mépris, par des journalistes qui ne savent même de quoi ils parlent, il se trouve que David Cameron est loin d’être le seul empêcheur de fédéraliser en rond.

Le projet de traité, par l’exigence d’une modification des Constitutions nationales, et les pertes de souveraineté qu’il implique, risque de coincer dans divers pays. Et pas seulement en Irlande, où, sauf forfaiture du gouvernement, il y aura un référendum, qui se soldera par un non retentissant.

EUobserver constate que le gouvernement néerlandais risque de ne pas trouver de majorité pour le traité, mais une majorité exigeant un référendum ; que l’Autriche risque de devoir organiser un référendum ; qu’en Finlande la commission constitutionnelle du Parlement avait déjà fait savoir que ce genre de traité serait anticonstitutionnel.

Hors zone euro, le Premier ministre bulgare a déclaré qu’il faudrait une majorité des deux tiers au Parlement (pour la modification de la Constitution) et un référendum ; au Danemark, les alliés du gouvernement, dont celui-ci dépend pour sa survie, pourraient exiger un référendum ; en Lettonie, la moitié des députés peut demander un référendum, et pourrait bien le faire ; et en République tchèque, le président est toujours Vaclav Klaus qui ne sera pas pressé d’apposer sa signature.

Commentaires

Oui, vous voyez juste M.Daoudal.
Mais, cher " Daou " ( J.Smits copyright ! ) pourquoi donc
l' adhésion , précipitée ? - de la Croatie, tout petit pays qui
ne semble pas avoir réellement besoin de l' Europe sinon
dans la tête de ses dirigeants ?
Merci de m' éclairer !

Écrit par : jerome | 10 décembre 2011

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Parce que pour les dirigeants de ce pays, comme pour la plupart des autres, IL FAUT faire partie de l'UE. C'est comme ça, c'est une évidence. Parce qu'on n'est pas vraiment dans l'Europe si on n'est pas dans l'UE. Parce que c'est le club des vrais Européens, et quand on était un pays communiste, c'est un brevet d'honorabilité, le certificat attestant qu'on est bienvenu au club...

Et ils ne voient pas que les deux pays les plus riches d'Europe ne font pas partie de l'UE et n'ont aucune intention d'en faire partie.

Écrit par : Yves Daoudal | 10 décembre 2011

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Et vous oubliez l'obstacle qui pourrait être le plus important et le plus amusant : la Cour Constitutionnelle Allemande qui a rendu un arrêt en 2010 qui semble tout simplement interdire à l'Allemagne d'entrer dans une Europe fédérale.

La souveraineté nationale française sauvée par les juges allemands, avouez que ce serait comique.

Écrit par : Thibaud | 10 décembre 2011

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- Tenant d'un nationalisme dépassé, doctrine impossible pour un chrétien, M. Daoudal dénigre le nationalisme moderne, naturellement le seul qui a une raison aujourd'hui.

- Stratégiquement ce sont les Etats-Unis qui, aujourd'hui, pour d'autres raisons que M. Daoudal-qui-vit-dans-ses-rêves, ont intérêt à empêcher le pacte franco-germanique. Les Britanniques seront leurs meilleurs alliés s'il s'agit de monter une embuscade, tant leur aptitude à diviser pour mieux régner est grande.
Du reste il n'y a qu'un Danois ou un Allemand pour croire qu'on peut être banquier ET honnête ; les Anglais, pour en être les spécialistes, savent très bien à quel point d'escroquerie et de racket les banques occidentales sont rendues.

- L'idée qu'on peut bloquer le mouvement de croissance nationaliste à tel ou tel stade de développement traduit l'ignorance que le mouvement nationaliste est un mouvement irréversible de fuite (vers l'enfer). Le mouvement de croissance des nations est nécessaire dans leur constitution organique, non moins que le flux monétaire, sans lequel la concentration accrue du pouvoir depuis le moyen âge n'aurait pas été possible.

- La spéculation rétrograde de Daoudal ne rime à rien. Le mouvement de fédéralisme européen auquel les élites sont attachées est celui de vieillards occidentaux, désormais stériles, et qui s'accrochent aux rênes tant bien que mal. Les chrétiens ne sont pas concernés par ces desseins macabres ni les jongleries de sophismes juridiques destinées à conforter le crime et l'injustice, la barbarie des Romains.
Comme dit Hobbes, auteur du "Léviathan" et sournois saboteur du christianisme : "L'enfer est la vérité vue trop tard." Jésus-Christ n'est pas Ponce-Pilate et détourne de l'irresponsabilité totale de la politique, des politiciens et de leurs sbires.

Écrit par : Lapinos | 12 décembre 2011

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