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« Pro natione gallica »

Le cardinal Agostino Vallini, vicaire du pape pour Rome, a célébré le 13 décembre, à Saint-Jean de Latran, la messe « pro natione gallica ». Cette messe est célébrée chaque année, le jour de la fête de sainte Lucie, pour « le bonheur et la prospérité de la France », depuis Henri IV.

Dans son homélie, prononcée devant l’ambassadeur de France près le Saint-Siège et de nombreux Français, le cardinal Vallini a évoqué sainte Lucie et les martyrs d’aujourd’hui, et il a poursuivi :

Il existe cependant une autre forme de persécution, plus subtile et silencieuse, mais qui n'en est pas pour autant moins grave ; elle se produit dans les nations de longue tradition chrétienne qui semblent aujourd'hui vouloir oublier leurs racines. La foi, dans ces pays, est toujours davantage marginalisée et réduite à un fait privé, elle ne doit avoir aucune influence publique, et par conséquent elle ne doit pas offrir sa propre contribution à la construction d'une société authentiquement humaine, dans laquelle l'homme, chaque homme, est reconnu pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il a, au motif de son inviolable dignité. L'individualisme croissant et la recherche du bien-être personnel ou national en sont le symptôme le plus évident. (…)

Les martyrs sont pour les chrétiens un don précieux et leur vie est un exemple placé sous nos yeux pour que nous trouvions la force et le courage de vivre en disciples du Christ. (…)

Chers frères et sœurs, le monde d'aujourd'hui a besoin de chrétiens qui professent leur foi avec courage et qui, même dans les difficultés, restent fidèles au Christ, qui le reconnaissent et le montrent aux hommes de notre temps comme l'unique Sauveur. Par l'incarnation il s'est uni à nous, il est devenu notre frère, il nous a apporté Dieu et avec lui, la vérité ultime sur nous-mêmes.

L'Eucharistie a été la nourriture qui a soutenu les martyrs durant leur pèlerinage terrestre et surtout au moment suprême de la fidélité au Christ, quand ils ont préféré mourir à renier leur foi. (…)

Ce soir, en célébrant le sacrifice eucharistique, nous aussi nous demandons la force pour adhérer toujours davantage à Jésus-Christ et pour ne pas nous laisser intimider par les idéologies contemporaines qui prétendent avoir autorité sur la vie de l'homme. La science avance toujours davantage la prétention d'être le sentier que l'homme doit parcourir pour obtenir le bonheur. De la même manière, une idée erronée de la liberté, selon laquelle chacun est véritablement libre lorsqu'il peut accomplir ce qu'il désire, prétend être le chemin qui conduit les hommes à une vie pleine de sens. En recevant ce soir l'Eucharistie, nous témoignerons que la vraie liberté, c'est d'être uni au Christ et que le bonheur, pour l'homme, consiste dans le don de soi, à l'imitation du divin Maître.

Nous confions au Seigneur votre patrie, en lui demandant que la France, « fille aînée de l'Église », puisse conserver la foi chrétienne qu'elle a reçue au cours des siècles du témoignage héroïque de tant d'hommes et de femmes, et qu'elle puisse la transmettre aux nouvelles générations, afin que l'Europe reste fidèle à ses origines et continue à être un phare de civilisation.

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