L'interview du Premier ministre François Fillon, prévue ce mercredi au journal télévisé de TF1 de 20H00, a été annulée dans la matinée "à la demande de Matignon", a indiqué la chaîne à l'AFP.
"Le président a demandé pendant le Conseil des ministres à François Fillon de ne pas aller sur TF1", a indiqué de son côté une source proche du gouvernement.
"Il n'y en a qu'un qui parle", a dit en substance le chef de l'Etat, cité par la même source.
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Les obsèques de Bon Sens
Pour les anglophones, un joli billet de Craig.
Addendum
Craig signale qu'il n'est pas l'auteur de ce texte, et surtout qu'il en existe une version française ici (mais nettement moins bonne).
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L’évêque muet de l’Académie française
De Rémi Fontaine, dans Présent, à propos de Mgr Dagens, absent de la cérémonie d'accueil de Simone Veil à l'Académie française :
Or c'est le même évêque académicien qui s'est justement penché, à la dernière assemblée des évêques à Lourdes (novembre 2009), sur le thème « indifférence religieuse et visibilité », auteur même d'un rapport qui porte son nom. Il déclarait notamment : «Je me demande parfois si nous ne sommes pas muets. Comme si nous étions incapables d'exprimer que nous croyons à un Dieu de miséricorde plus fort que tout le mal dans le monde.» Ou encore : «L'Eglise n'est pas faite pour se montrer, mais pour montrer le Christ», oubliant peut-être un peu vite que, surnaturellement, « c'est tout un » (...) C'est bien pour tout cela que, si l'on approuve son abstention physique, on ne comprend décidément pas l'abstention verbale de celui qui disait encore : «Nous n'osons pas saisir les occasions de rendre compte de la foi en Dieu qui nous fait vivre» (La Croix du 2 novembre 2009). -
« Le Père et moi sommes un »
L'évangile de ce jour est celui de l'affrontement qui scelle le sort de Jésus. C'est le jour de la fête de la Dédicace du Temple. Et, dans le Temple, les autorités juives lui demandent, s'il est le messie, de le dire clairement. Et il répond clairement : « Je vous l'ai dit, mais vous ne me croyez pas. » Il ajoute que les œuvres qu'il fait, au nom de son Père, témoignent pour lui. Et il conclut : « Le Père et moi sommes un. » Alors les juifs veulent le lapider, explicitement, pour « blasphème », puisqu'il se « prétend Dieu ». Or il insiste : « Le Père est en moi, et je suis dans le Père ». Ce jour-là, alors qu'il va être arrêté, il « sort de leurs mains ». Parce que ce n'est pas encore son heure, et que c'est lui qui en décide. Mais l'heure approche.