Dans un entretien à CBS (qui doit être diffusé demain dans son intégralité), le patriarche œcuménique Batholomée dit notamment :
"Nous sommes traités (...) comme des citoyens de deuxième zone. Nous n'avons pas l'impression de jouir de la totalité de nos droits en tant que citoyens turcs." Rejetant l'hypothèse d'un départ de Turquie, il ajoute : "C'est la continuation de Jérusalem et pour nous c'est une terre aussi sainte et sacrée. Nous préférons rester ici, même si (nous sommes) parfois crucifiés".
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déjà répliqué :
"Si le patriarche Bartholomée Ier a des plaintes à formuler à ce sujet, il peut les porter à l'attention des autorités compétentes qui feront ce qu'elles jugent nécessaire. Nous considérons l'utilisation de la comparaison avec la crucifixion comme étant extrêmement malheureuse (...) J'aimerais y voir un lapsus. Nous ne pouvons accepter des comparaisons que nous ne méritons pas."
Car la liberté d'expression d'un dhimmi consiste à se taire et à subir en silence, et en s'estimant heureux de ne pas être massacré.
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Trois bonnes nouvelles de l’Eglise et pour l'Eglise
Le pape Benoît XVI a autorisé aujourd'hui la publication du décret reconnaissant les « vertus héroïques » de Jean-Paul II, et du décret reconnaissant les « vertus héroïques » de Pie XII.
La première publication était annoncée. La seconde est une totale surprise.
La voie de la béatification est donc ouverte pour les deux papes aujourd'hui "vénérables". Mais il n'y a pas encore de miracle retenu pour Pie XII, alors qu'il y en a un pour Jean-Paul II.
La troisième bonne nouvelle (elle aussi annoncée) est que le pape a autorisé la publication du décret reconnaissant le martyre du P. Jerzy Popieluszko.
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O Radix Jesse
O Radix Jesse, qui stas in signum populorum, super quem continebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur, veni ad liberandum nos, jam noli tardare.
Ô rejeton de la souche de Jessé, qui te tiens en étendard des peuples, devant qui les rois fermeront la bouche, et que les nations invoqueront, viens nous libérer, ne tarde plus désormais.