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  • 19e dimanche après la Pentecôte

    La parabole du roi qui donne un festin pour les noces de son fils n'a pas chez saint Matthieu l'unité de celle de saint Luc. L'ajout des invités qui tuent les envoyés et du roi qui fait incendier la ville paraît venir tout droit d'une autre parabole, celle des vignerons.

    Mais par cet ajout dramatique saint Matthieu attire l'attention sur les deux mots essentiels : les envoyés, les invités.
    « Il envoie ses serviteurs appeler les invités aux noces. » En grec, c'est le même mot, tout au long de la parabole, que l'on traduit par "appeler" ou "inviter" (et "les invités"). Il se trouve donc deux fois de suite dans cette phrase. Ce verbe, kalein, est celui qui dans la théologie désignera la « vocation ». Deux fois, dans le texte latin, il est traduit par « vocare ». Dieu envoie ses messagers pour que les hommes aient la « vocation » de lui répondre et de venir aux noces de son Fils.