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Bruno Gollnisch au Parlement européen

Intervention de Bruno Gollnisch après l'allocution inaugurale du Président du Parlement Européen, mardi 15 septembre 2009

Monsieur le Président,

En tant que député non-inscrit, je m'exprime, bien sûr, en mon nom personnel, mais aussi au nom de certains de mes collègues, pas mes collègues néerlandais du PVV, mais mes collègues du Front national, du parti bulgare Ataka, du parti autrichien FPÖ, du parti britannique British National Party, du parti hongrois Jobbik et du Vlaams Belang flamand.

Je voudrais dire, Monsieur le Président, que je ne doute pas un seul instant de la sincérité des propositions que vous avez formulées. En revanche, vous me permettrez de dire que je doute de leur réalisme.

Vous avez d'abord évoqué le problème de la crise économique. C'est un fait que des millions d'Européens voient leur patrimoine et leurs emplois menacés par les effets pervers d'une mondialisation qui les livre, pour le profit d'un petit nombre, à la concurrence déloyale de pays où les travailleurs sont exploités d'une façon cynique, ainsi qu'à la rapacité d'intérêts financiers apatrides. L'Union, malheureusement, n'a pas protégé les Européens de cette situation. Elle les y a, au contraire, précipités.

Deuxièmement, je voudrais peut-être appeler, de ma modeste position, mais exprimant les forces politiques dont M. Schulz a bien voulu reconnaître qu'elles étaient menaçantes pour les organisations traditionnelles - et je l'en remercie -, je voudrais appeler notre Assemblée, et vous-même, Monsieur le Président, à plus de modestie, à une certaine autolimitation dans nos compétences. Je suis intimement persuadé, en tant qu'Européen et en tant que chrétien, qu'un certain nombre des valeurs que nous portons sont des valeurs universelles.

Je n'en suis que plus à l'aise pour dire avec force que nous ne sommes pas appelés à donner au monde des principes et des lois, d'autant plus qu'il existe pour cela des organisations, comme l'Organisation des Nations Unies, d'autant plus qu'il y a beaucoup à faire en Europe même, où contre le droit à la vie, nous organisons l'élimination de nos propres enfants, où contre la liberté d'expression, nous faisons passer une dictature morale, médiatique, politique et judiciaire de ce que l'on appelle le "politiquement correct". Des formations politiques qui expriment comme les nôtres les souffrances et les espoirs de millions d'Européens sont discriminées, pourchassées, parfois même dissoutes, comme l'a été le Vlaams Blok en Belgique, scandale absolu qui n'a pas suscité la moindre protestation dans cette Assemblée. Si cela s'était passé en Afrique ou en Amérique latine, on aurait entendu, sans doute, un autre son de cloche.

Les députés non-inscrits que nous sommes n'ont pas les mêmes droits que les autres, c'est évident, et ils n'ont toujours pas, comme nous vous l'avons dit hier, de représentants à la Conférence des présidents. Enfin, des millions d'Européens sont privés, par l'effet des modes de scrutin, de la possibilité d'être représentés dans les organes législatifs de leur pays, qui sont censés représenter le corps électoral dans sa diversité.

En conclusion, je voudrais exprimer le vœu que nous nous souvenions à chaque moment, dans toute notre action, que l'Europe est, dans l'histoire de l'humanité, l'espace qui a inventé la liberté des nations, que l'on ne trouve nulle part ailleurs, leur égale dignité, le respect de leurs compétences internes et le principe de non-ingérence, qui signifie que chacun est maître chez lui et sur son territoire. C'est un des grands apports de la civilisation européenne au patrimoine de l'humanité.

Commentaires

  • Bravo splendide enfin un homme qui seul en France mérite de devenir président non pas de la république socialiste mais du royaume des catholiques de France

  • Bravo monsieur Gollnisch.

    De fait la "Cour européenne des droits de l'homme" a jugé que la soupe au cochon était illégale en raison des mobiles (supposés) de ceux qui la proposaient. Elle a commis ce faisant un grossier paralogisme juridique, violant gravement les droits de l'homme. Elle refuse de protéger les foetus aux motifs qu'elle ignore si le foetus est un être humain commettant ainsi une lâcheté, un poncepilatisme qui la disqualifie et rend ses arrêts sans intérêts car ils ne protègent les droits de l'homme que lorsque cela lui est permis par le "médiatiquement correct".

    De fait les "institutions européennes", même celles dépendant du Conseil de l'Europe comme la CEDH, sont des machines de guerre contre les droits de l'homme et contre l'identité européenne.

    Merci à monsieur Gollnisch de se battre au sein de ces instances, pour le rétablissement du droit.

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