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Le pactole des commissaires européens

Selon les recherches de Open Europe, les commissaires européens qui vont quitter leurs fonctions cette année recevront chacun plus d'1 million d'euros en pensions et en indemnités de prétendue «transition» et «réinstallation».

On ne sait pas encore exactement combien de commissaires partiront, mais on estime le nombre à une vingtaine. Ces vingt-là recevront un total de 24,5 millions d'euros.

En octobre dernier, Peter Mandelson a quitté la Commission européenne avec 1 million de livres (1,068 million d'euros). Certains recevront plus encore. Margot Wallström, commissaire à la propagande, recevra 1,9 million d'euros si elle quitte la Commission.

Catherine Ashton, qui a remplacé Peter Mandelson, et qui aura été commissaire moins d'un an, bénéficiera d'une pension de 9.600 livres par an, plus trois ans de "transition", à hauteur de plus de 89.000 livres (95.000 euros) par an. En plus de cela, elle recevra une allocation de"réinstallation" de 18.700 livres (près de 20.000 euros).

Tout cela s'ajoute aux salaires et avantages auxquels les commissaires ont droit au cours de leur durée de service.
Les commissaires perçoivent un salaire de base d'au moins 235.000 euros par an. Le président de la Commission José Manuel Barroso reçoit un salaire annuel de 300.000 euros. Soit l'équivalent de ce que touche le président des Etats-Unis (400.000 dollars).

A cela s'ajoute une foule d'autres avantages, qui comprennent des indemnités de résidence (15 % du salaire), et des « indemnités de divertissement »...

Au total, les 27 commissaires européens ont coûté au contribuable 75 millions d'euros ces cinq dernières années (sans compter les allocations familiales et les « indemnités journalières »).

« Les contribuables de toute l'Europe, dont les pensions ont été englouties dans la récession, se demanderont à juste raison pourquoi ils doivent payer une telle énorme facture pour une poignée de fonctionnaires éloignés pour lesquels ils n'ont jamais voté, commente l'analyste d'Open Europe Sarah Gaskell. C'est le monde à l'envers quand un fonctionnaire de l'UE non élu gagne le même salaire que le président démocratiquement élu des États-Unis. »

Commentaires

  • On comprend mieux cet engouement européiste des commissaires européens. Un bon fromage.

  • Il faut tout l'abrutissement des Européens pour laisser perdurer un tel système nomenklaturiste calqué en tous points sur le modèle soviétique. Les institutions européennes constituent l'exemple par excellence de la corruption d'un système étatique tout puissant qui n'a de compte à rendre à personne, si ce n'est à lui-même. Et comme en Russie où l'administration est gangrénée par une corruption généralisée, les fonctionnaires européens ont inventé une nouvelle commission, l'OLAF, pour enquêter sur les détournements budgétaires. Bientôt il faudra inventer une nouvelle OLAF pour enquêter sur l'ancienne, dont on nous fait savoir qu'elle serait, elle-aussi, atteinte du même mal que celui qui ronge l'administration européenne dans son ensemble. En attendant de nombreuses "tribus" roumaines, polonaises, bulgares, slovènes, grecques et autres savourent à bon droit les retombées économiques de leur rattachement au bloc soviétique de l'Ouest, qui devrait bientôt faire sa jonction avec le bloc de l'Est. Quand tous les camarades se tiendront par la main...Ce cher Vaklas Kaus doit vivre un cauchemar éveillé.

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