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07 juillet 2008
Le pape et les évêques de France
Lu sur la dernière lettre de Paix liturgique:
En nous appuyant sur des sources très fiables, nous pouvons dire, sans entrer dans trop de détails, que la préparation de la venue en France du Saint Père, en septembre prochain, donnerait lieu à des négociations relativement difficiles. Ces négociations soit directes, soit, selon l’usage, menées par l’intermédiaire de l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, mettent face à face les représentants du Saint-Siège et les autorités ecclésiastiques françaises (le pluriel ne devant pas faire oublier que le cardinal André Vingt-Trois est à la fois archevêque de Paris, où le pape résidera deux jours, et président de la conférence des évêques de France). Il semble même que l’on ait parfois fortement haussé le ton du côté des interlocuteurs romains devant les réserves et les freins opposés par les autorités ecclésiastiques françaises.
Mgr Guido Marini, cérémoniaire pontifical, qui s’est rendu à Lourdes et à Paris au milieu du mois de juin a présenté un certain nombre de « désirs » concernant le déroulement des cérémonies ainsi que le mobilier et les objets liturgiques à utiliser lors de la visite du pape (il a notamment écarté l’usage des coupelles ou des corbeilles de communion et a exigé l’utilisation de ciboires de forme traditionnelle). Pour la concélébration sur l’esplanade des Invalides, l’archevêché à prévu que les 300 prêtres qui doivent concélébrer seront revêtus de chasubles, mais il ne tient nullement à réduire ce nombre considérable qui va tirer la cérémonie vers le style des JMJ. Et surtout, Mgr Vingt-Trois ne manifesterait aucun empressement à répondre à la demande de Mgr Guido Marini qui voudrait que le pape puisse distribuer à Paris la communion aux fidèles à genoux et sur la langue. La question de la participation des prêtres venus de toute la France aux diverses cérémonies n’a pas été évoquée, mais on sait qu’à Paris, l’archevêché voudrait exercer un contrôle rigoureux et éviter autant que possible « l’infiltration » de prêtres traditionalistes, qu’ils soient membres des communautés Ecclesia Dei, ou pire encore de la Fraternité Saint-Pie X, qui espèrent pourtant pouvoir venir en nombre.
L’archevêché de Paris a prévu que Benoît XVI inaugurera le somptueux ensemble du collège des Bernardins (faculté de théologie, centre d’études et de conférences sur le dialogue de la culture avec le christianisme), réalisation nouvelle dont s’enorgueillit le diocèse. En revanche, il s’oppose fortement à ce que le Saint Père réponde à l’invitation de l’Institut de France (le pape en est membre : le cardinal Joseph Ratzinger avait été reçu à L’Académie des Sciences Morales et Politiques, le 6 novembre 1992, et y avait prononcé un discours sur « La théologie de l’Alliance dans le Nouveau Testament », le 23 janvier 1995). Cette invitation à se rendre au Quai de Conti est fortement soutenue par Jean Foyer, ancien Garde des Sceaux, tenu pour « traditionaliste » par les évêques de France.
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Commentaires
Ca va chauffer dur !
Jusqu'à présent, pour le gros des média, le problème était les traditionalistes. On s'aperçoit que le clergé français est de plus en plus sur la sellette, et se comporte comme un bloc, façon CGT, qui ne veut pas bouger : pas touche aux avantages acquis !
Pourquoi avons-nous, en France, une quasi-exclusivité sur les réserves de dinosaures ?
C'est un bras de fer, on verra qui gagnera.
Ecrit par : Ysengrin | 07 juillet 2008
Bien sûr d'accord avec Ysengrin, les évêques (enfin,... certains, car il ne faut généraliser hâtivement) ne veulent rien négocier, ils veulent écarter les catholiques trop papistes et le pape.
Ils préfèrent faire le vide autour d'eux que de rendre visible l'adoration eucharistique.
Le problème c'est que de refuser la communion avec des catholiques est schismatique.
Ecrit par : Denis Merlin | 07 juillet 2008
La crispation sur de tels détails, de part et d'autre, est un signe de sclérose intellectuelle, de fétichisme.
Il y a aussi le côté ubuesque qui consiste pour les papistes comme pour les antipapistes à se réclamer de Vatican II. "Vatican II est une révolution !" ; "Non, c'est la tradition !". Alors que manifestement Vatican II, comme "Mai 68" d'ailleurs, c'est la confusion, un mélange d'idéaux révolutionnaires et de slogans libéraux. Peu importe le texte conciliaire et la taille des burettes, c'est la vie qui compte. L'Occident nostalgique et laïcisé fait penser à un asile de vieillards.
Ecrit par : Lapinos | 08 juillet 2008
Civet de lapin 3.5/5
Préparation : 1 heure. Cuisson : 1 heure. Difficulté : Très facile. Coût : Budget moyen
Un civet de lapin fermier
Civets : les meilleures recettes
Une belle sauce brune liée au sang de l'animal pour un goût inimitable...Une belle tradition à conserver sans faute dans notre patrimoi...
Idée recette : Civet de lapin comme autrefois
Consultez le dossier recettes : civet
Autres bonnes idées : lapin, ail en chemise, civet de lapin, recettes traditionnelles, automne
INGREDIENTS
Pour 6 personne(s)
Un beau lapin de 2 à 3 kilos, une bonne bouteille de vin rouge, herbe de provence, bouquet garni, thym, laurier, épices selon les goûts : ail, oignon, persil, champignons de paris, un peu de farine pour la liaison, sel, poivre...
PREPARATION
Découper le lapin, les 2 pattes du haut et les 2 du bas. Couper la tête, désosser entièrement tous le dos. Y incorporer tout les petits bout du desosages. Ajouter ail, oignon, persil (petite quantité), rouler en forme de rôti et ficeler.
Mettre tous les morceaux de lapin dans une cocote, ajouter le vin, les épices, ail, oignon, persil haché, sel, poivre, bouquet garni, champignons, sel, poivre.
Tous les ingrédients, laisser macérer au refrigérateur tout la nuit et le lendemain ajouter 2 verres d'eau environ.
Faire cuire à feu moyen jusqu'à ce que la viande soit bien cuite.
SUGGESTIONS ET CONSEILS
Si la sauce est trop liquide, faire epaissir avec 2 cuillers de farine dans un verre de vin froid. Ajouter le sang si vous aimez et tourner jusqu'à ce que ce soit epaissi. Des pommes de terre, riz ou pates acommodent bien ce plat.
ACCORDS METS-VINS AVEC 75CL.COM
Vin rouge. Bourgogne Hautes Côtes de Nuits, Côtes de Nuits Villages, Nuits-Saint-Georges, Fixin
Ecrit par : Sebaneau | 08 juillet 2008
Depuis quand certains voudraient faire le programme du Pape et décider de la façon dont il veut distribuer la communion!
Et oui, nous voulons des bancs de Communion aux Invalides (en plus, tous le monde pourra en apprécier le côté pratique).
Aprés cette visite, il est possible (et à espérer) que la Pape soit plus exigeant sur les candidats pour les sièges épiscopaux en France.
Ecrit par : Vincent | 08 juillet 2008
@ Sebaneau
Vous êtes un peu dur avec Lapinos !
Ecrit par : Ysengrin | 08 juillet 2008
"L"excellence de la sainte Messe est encore prouvée par les cérémonies precrites pour sa célébration.Voici l'enseignement catholique à ce sujet : "la nature humaine est ainsi faite qu'il lui est difficile de s'élever à la contemplation des vérités divines sans un secours extérieur.C'est pourquoi la sainte Eglise a établi des cérémoniaux tels que des bénédictions, des lumières, de l'encens, des vêtements et beaucoup d'autres choses selon l'enseignement des apôtres et la tradition.Ces cérémoniaux ont pour but de faire ressortir la majesté de Dieu et d'exciter les fidèles à la contemplation des sublimes mystères cachés dans le saint sacrifice de la Messe (...) Le prêtre qui célèbre selon le rite catholique est astreint, sous peine de péché ( à toutes ces ) obligations.Chacun de ces points a sa signification spirituelle, chacun tend à faire accomplir dignement, pieusement, le saint sacrifice.A cause de cela, le pape Pie V a ordonné formellement que tous, cardinaux, rchevêques, évêques, prélats et simples prêtres disent la messe de cette manière, sans y rien changer, sans y retrancher ou en ajouter un iota..." (R.P.Martin de Cochem : "Explication du saint sacrifice de la messe" , traduit de l'Allemand et réédité en 1900.)
On peut imaginer que le futur Benoit XVI a lu dans sa jeunesse cet excellent ouvrage dans sa langue originale.
J'ai assisté à la messe à Berlin, à Cologne : même s'il s'agit de la messe réformée par Paul VI, tout ce que fait le pape s'y observe et on y chante en latin avec des ornements et chasubles classiques ! Et on voudrait que le pape, à Lourdes ou à Paris "concélèbre" (!!!???) à la mode des grands couturiers, au son d'un orchestre de rock, peut-être ???
Ecrit par : louis | 08 juillet 2008
Le meilleur reste l'article d’Henri Tincq paru dans le Monde du 2 juillet 2008!
Si vous souhaitez rester serein, merci de ne pas lire la suite.
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Le pape Benoît XVI et ses intégristes
Il y a vingt ans, Marcel Lefebvre, évêque français insoumis, esprit borné, bafouait l'autorité du pape Jean Paul II, le 30 juin 1988. Dans son séminaire d'Ecône, en Suisse, bastion de l'intégrisme catholique, il consacrait quatre évêques pour assurer la postérité de la " tradition " contre le concile " hérétique " Vatican II. Des années de tractations avec la Curie romaine (surtout Josef Ratzinger) ou avec des " amis " comme le philosophe Jean Guitton étaient anéanties. Il faisait soleil, ce matin-là sur Ecône. L'huile sainte luisait sur le front des jeunes prélats. Les fidèles s'agenouillaient devant leur crosse, baisaient leur anneau. Au même moment, un décret fulminé par Rome excommuniait Mgr Lefebvre (mort en 1991) et ces nouveaux évêques devenus " schismatiques ".
Deux décennies plus tard, et malgré les échecs successifs des tentatives de " réconciliation " menées par Jean Paul II et surtout Benoît XVI, le traditionalisme, s'il n'a pas gagné dans les textes, a gagné dans les têtes. Ceux qui avaient confondu - et ils étaient alors nombreux - cet épisode des sacres d'Ecône, il y a vingt ans, avec l'expression d'un folklore désuet promis aux poubelles de l'histoire, d'une nostalgie béate pour l'encens, la soutane et la messe en latin, se sont trompés.
Les " tradis " sont toujours là. Largement français à ses débuts - en raison de la nationalité de Mgr Lefebvre et des crispations dans l'Hexagone sur la liturgie moderne - le phénomène s'est mondialisé. La frontière est de plus en plus poreuse, avec des manifestations de foi et de dévotion encouragées par un Benoît XVI, par un jeune clergé et des communautés dites " nouvelles " qui prônent le retour à la tradition comme mode de résistance à la sécularisation moderne.
Les séminaires de la Fraternité saint Pie X, noyau dur du schisme, ont essaimé en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis dans le Minnesota, en Amérique latine. Les générations de prêtres (près de 500) qui en sortent et de fidèles (600 000, de source vaticane) héritiers de cette dissidence se sont renouvelées. Elles sont installées dans plus de trente pays. Typiquement européen, ce modèle d'une Eglise autoritaire, intransigeante, anti-oecuménique et anti-moderne, dominée par la figure du saint prêtre en charge du sacré, s'est exporté. Il est, pour les traditionalistes, le garant de cette part de mystère, d'émotion et de beauté propre à toute tradition et que la " nouvelle messe " aurait sacrifiée. Dans un monde éclaté, le latin y retrouverait un statut de langue universelle et les emprunts aux traditions culturelles, en Inde ou en Afrique, pousseraient vers la " tradition " les fidèles attachés à une liturgie et à un catéchisme uniques.
Les traditionalistes ont trouvé un allié avec le pape allemand. Les fidèles s'étonnent des audaces que prend Benoît XVI en matière liturgique, à rebours de toute une évolution enregistrée depuis Vatican II. Le maître des cérémonies de Jean Paul II a été remplacé. Benoît XVI a rétabli le trône pourpre bordé d'or des papes préconciliaires, renoncé au " bâton pastoral " de ses prédécesseurs, symbole d'une Eglise plus humble, et ressorti la " férule " en forme de croix grecque du pape le plus réactionnaire du XIXe siècle (Pie IX). Il a restauré l'usage de la distribution de la communion à genoux et par la bouche, " destinée à devenir la pratique habituelle des célébrations pontificales ", a déclaré dans L'Osservatore romano Mgr Guido Marini, son cérémoniaire. La France risque d'être stupéfaite lors de la visite de Benoît XVI en septembre.
LA ROME DU XIXE SIÈCLE
Un an après, le motu proprio (décret du pape) de juillet 2007 libéralisant l'ancien rite en latin n'a certes pas déchaîné les passions. En France, le ralliement à l'" ancienne messe " n'aurait touché que... 0,1 % de fidèles. Le nombre de paroisses où elle est célébrée depuis un an n'est que de 40, s'ajoutant aux 132 qui la proposaient déjà. Mais les traditionalistes n'ont pas renoncé à leur guerre d'usure contre les évêques, les prêtres et la Curie " modernistes ". Ils ont rejeté le protocole d'accord proposé par Rome en vue de régler le schisme, qui ne leur demandait que de s'engager à respecter l'autorité et la personne du pape. Victime d'un jeu de surenchères sans fin, Benoît XVI se voit sommé de lever les excommunications de juin 1988 et d'attribuer aux prêtres traditionalistes un statut sur mesure de " prélature nullius ", qui leur offrirait le double avantage d'être reconnus par Rome et de rester indépendants des évêques.
Benoît XVI peut-il aller jusque-là ? Serait-il vraiment ce pape qui n'aurait jamais réussi à s'affranchir de son modèle bavarois où la messe, la famille, l'angélus des champs et la musique des villes étaient au cœur du quotidien ? D'un passé de théologien épouvanté par l'ampleur des dérives qui ont suivi le dernier concile, par le " nihilisme " de Mai 68 et par l'inexorable montée du " relativisme " des moeurs et des opinions, y compris religieuses ? On peine à penser que ce philosophe, qui a dialogué avec des figures de la pensée laïque (Florès d'Arçais en Italie, Habermas en Allemagne), renoué avec Hans Küng, son ancien collègue théologien devenu son meilleur ennemi, prié dans une mosquée (Istanbul), visité des synagogues, écrit des encycliques au ton moderne sur l'amour et l'espérance, puisse demain ouvrir la porte aux schismatiques de 1988, arc-boutés sur la Rome du XIXe siècle. Celle qui combattait les idées de liberté et de droits de l'homme, qui était le bastion du dogme le plus figé, la citadelle de la seule foi catholique légitime, hostile à tout dialogue avec les chrétiens séparés et les confessions non chrétiennes.
Son goût pour la liturgie traditionnelle était connu, ceux qui s'en scandalisent devraient relire les ouvrages qu'il y a consacrés. De même sa mission de pape, gardien de l'unité, l'oblige-t-elle à renouer, avec les traditionalistes, une négociation dans laquelle, comme responsable de la doctrine à Rome, il avait mis le prix, il y a vingt ans, mais dont il vit encore comme un échec personnel la rupture. Dans toutes les religions, la liturgie est toujours l'expression d'une foi. Elle ne peut être dissociée de la doctrine. Or le cap a été fixé, il y a plus de quatre décennies, lors de Vatican II, maintenu par Paul VI et Jean Paul II. Aujourd'hui, un néoconservatisme règne à Rome, encouragé moins par le pape que par des groupes qui n'ont jamais fait leur deuil de l'Eglise autoritaire et repliée de jadis. Le retour à une liturgie plus traditionnelle, la réintégration des schismatiques risquent de se faire au prix d'un grignotage des acquis de quarante ans. Ce serait le triomphe posthume de Mgr Lefebvre.
Henri Tincq
Ecrit par : Roland | 09 juillet 2008
Merci Roland, pour votre article. Il est bon, parfois, de goûter au plaisir de voir s'étrangler de fureur nos meilleurs ennemis. C'est la meilleure preuve que la Tradition a le vent en poupe.
A bientôt de vous lire, et bonnes vacances, M. Daoudal.
Ecrit par : Joseph | 09 juillet 2008
Tincq est surtout un vulgarisateur approximatif. Mais cet article n'est pas bien méchant à l'égard de Mgr Lefèbvre. Etant donné que le vent a tourné, Tincq lui-même a mis de l'eau dans son pinard.
Il dit par exemple que ce sont les traditionnalistes qui l'ont emporté, alors qu'en réalité ce sont les progressistes qui ont perdu. Personne n'a gagné. L'Eglise sort grande perdante de ces soixante dernières années. Désormais entre les discours de Mgr Barbarin et ceux d'un préfet laïc de la République, la différence n'est plus très marquée. Quant au dominicain de Sarkozy, Philippe Verdin, il confond Jésus-Christ et Ponce-Pilate.
Tincq occulte plusieurs faits, notamment que c'est Rome qui a refusé la moindre concession à Mgr Lefebvre initialement, comme Guitton l'a avoué lui-même. Mais surtout, que la différence entre traditionnalistes et progressistes n'est pas si grande. Benoît XVI en est la preuve vivante. Qu'on veuille réformer par la liturgie en langue vernaculaire ou restaurer le latin, dans les deux cas on s'obstine à voir les choses par le petit bout de la lorgnette. Ni la réforme conciliaire, ni la liturgie latine ne sont un obstacle sérieux à l'annexion du christianisme, sous la forme d'un folklore désuet, à la religion laïque. Les lefèbvristes servent de boucs émissaires aux démocrates-chrétiens. Du conservatisme des lefèbvristes, des gugusses laïcs comme Tincq déduisent leur propre modernité, alors que derrière l'idéologie laïque se cachent la science, l'art et la politique les plus ringardes, c'est-à-dire une absence totale de charité.
Ecrit par : Lapinos | 09 juillet 2008
Je suis bien d'accord avec votre analyse, Lapinos, et vous mettez bien en évidence un fait important : c'est l'Eglise, toute mouvance confondue, qui sort affaiblie de cette crise, affaiblie face à l'idéologie laïque, pour laquelle, qu'il soit en soutane ou en short avec tongs, le prêtre ne fait plus peur, et a perdu l'influence qu'il avait il y a quelques décennies encore.
La FSSPX sert d'alibi aux laïcs genre Tincq, qui se gargarisent de leur modernité, et pensent, naïvement, pouvoir conserver une influence dans la société, alors que cette dernière se cesse de décroître.
Ecrit par : Ysengrin | 09 juillet 2008
Si, un jour, Lapinos ou Ysengrin l'ajustice française vient vous tirer de votre lit afin que vous vous expliquiez devant elle sur vos opinions, vous invoquerez le droit de l'Etat à vous sanctionner en matière religieuse ? Vous direz que vous êtes au septième ciel en pensant que vous allez être sanctionnés ? Libre à vous.
Moi je suis pour la liberté religieuse et les droits de l'homme et si l'on vient m'embêter, comme certains le demandent (pas sur ce blog), je répondrais "liberté d'expression" et "liberté religieuse", "droits de l'homme".
Ecrit par : Denis Merlin | 09 juillet 2008
Belle profession d'hérésie de la part de Merlinpinpin ! Espèce de sacripant, si Dom Guéranger existait encore, il dirait que tu es l'homme le plus dangereux du moment, parce que tu entends faire le pont entre le catholicisme et l'idéologie de 89 ! Retourne en enfer, vieux démon ! N'emporte pas les autres avec toi. Reste éloigné de nous. Si tu ne veux pas finir sur un bûcher ! Sâche qu'il n'y a rien à brader dans le catholicisme, et que les brouilleurs de cartes de ton genre, ils existent depuis Arius et Jean Hus. Ton discours est celui d'un être gâvé de liberté à ne savoir qu'en faire. Et tu parles de tirer les autres de leur lit ! Il n'y a pas pire fainéant qu'un libertarien de ton espèce. Tu n'as pas eu assez de fessées durant ton enfance. Et le résultat en est que ton esprit est médusé par les caprices de l'instant.
Ecrit par : le téméraire | 10 juillet 2008
J'ai déjà eu maille à partir, Merlin, avec toutes les formes de police laïque. Et j'ai noté comme les démocrates-chrétiens savent se comporter en kapos efficaces, prompts à insulter Le Pen par exemple, cauchemar des bourgeois, et tout ce qui déborde en général de la bienséance laïque.
Un peu d'Histoire vous apprendrait que nulle opinion n'était véritablement proscrite dans la France du XVIIIe siècle et que ce sont des régimes laïcs qui ont imaginé de promulguer la science et l'histoire par décrets.
Vous faites semblant d'ignorer que le totalitarisme laïc consiste précisément à censurer AU NOM de la liberté d'expression. Ainsi c'est le ministère de l'Intérieur et toutes les autorités morales du pays, la presse "anarchiste", qui se sont mobilisées pour soutenir la haine laïque antireligieuse de Robert Redeker, menacée par un petit courriel islamiste, ainsi que les pauvres caricaturistes danois, victimes de la haine du Tiers-monde ?
Il est téméraire par ailleurs d'affirmer que la laïcité est l'idéologie des Lumières. C'est une idéologie qui procède du luthéranisme. Toute la théologie de Merlin le démontre. Il y a très loin de Voltaire et même Rousseau au jansénisme actuel du clergé qui répond au libéralisme et à la laïcité de la société civile. Voltaire souhaitait améliorer le régime de Louis XV, mais certainement pas dans le sens du totalitarisme, de la censure et de la superstition laïque.
Ce n'est quand même pas de la faute de Voltaire s'il a été "récupéré" par l'Eglise laïque !
Ça pose le problème des contre-révolutionnaires et des contre-réformistes : ils sont tellement "contre" qu'ils ne font en fait que reprendre le même type de raisonnements en inversant seulement la conclusion.
Ecrit par : Lapinos | 10 juillet 2008
"Il est téméraire par ailleurs d'affirmer que la laïcité est l'idéologie des Lumières. C'est une idéologie qui procède du luthéranisme." ...
... Du grand n'importe quoi, qui ne surprend guère de la part du blogueur peut-être le plus "bidon" de la réacosphère. Ni Luther ni ses successeurs n'avaient quoi que ce soit de laïcards, ni même de proto-laïcards. Les pays luthériens auront été les derniers en Occident à séparer l'Eglise et l'Etat, et accessoirement la moitié d'entre eux semble attachés à la monarchie, elle non plus pas spécialement laïcarde. Lorsque la IIIe République se discrédita en luttant contre les Congrégations ou joua avec le feu en séparant l'Eglise de l'Etat, les réactions de la presse des pays protestants furent au moins aussi vives que celles de la presse des pays catholiques. En Russie, en revanche, le double poids de la censure tsariste et de l'alliance française venant renforcer la haine de Rome, lors de l'affaire des Congrégations tout au moins, les sarcasmes plurent sur les expulsés.
"Toute la théologie de Merlin le démontre." ...
... Ah ! Voilà la preuve de cette étonnante affirmation. Remarquable... et convaincant, n'est-ce pas ?
Ecrit par : LMD | 13 juillet 2008
Bien sûr que le luthéranisme est théocratique. Et la religion laïque l'est plus encore. Il a été dit sur ce blogue que Bossuet a prédit le retour en force de l'islam. Mais c'est déjà fait depuis longtemps ! La religion laïque est un islam plus théocratique et plus fanatique que l'islam encore.
Merlin en est le produit qui affirme que Jésus n'est autre que le réformateur du pharisaïsme !
Si le "réformateur" reste dans les limites de ce qui est tolérable pour un régime laïc capitaliste, le "révolutionnaire" ne l'est pas.
Voltaire et les Lumières (franco-britanniques) sont bien loin de ces billevesées et de cette pensée germanique grossière.
Trois docteurs de la religion laïque :
- Kant, théoricien du raisonnement algébrique laïc, ennemi de la "raison pure", c'est-à-dire de la scolastique catholique.
- Hegel, théoricien de l'Etat-dieu.
- Feuerbach, théoricien de la métamorphose de la morale luthérienne en morale laïque.
Tous trois sont issus plus ou moins du luthéranisme. Y compris Hegel qui, pour entrer dans le détail, est aussi celui qui s'extrait le plus de l'obscurantisme pour aller vers les Lumières. Archaïque et moderne en même temps (comme le régime national-socialiste qui lui ressemble logiquement beaucoup).
Ici on discerne le fanatisme particulier des sectateurs laïcs, car beaucoup n'ont pas une conscience très claire que leur foi et leurs principes viennent de Hegel, Kant ou Feuerbach.
Je répète que Voltaire a tenu des propos d'un christianisme que beaucoup de clercs catholiques ont trop d'amour-propre démocrate-chrétien pour oser répéter en public aujourd'hui, compte tenu de la dictature laïque à laquelle ils se soumettent.
Etre Français, comme dit Le Pen, ça se mérite. Et s'il y a bien un penseur qui mérite le qualificatif de "français", peut-être même est-ce un des derniers, c'est bien Voltaire, dont le style même le sépare de l'obscurantisme laïc germanique, du maniement de syllogismes absurdes jusqu'à en perdre la raison. Voltaire est plein du bon sens et de l'optimisme qui caractérisaient les Français sous Louis XV, et loin du romantisme imbécile d'un Chateaubriand, par exemple, du sentimentalisme laïc, véhiculé par l'Eglise et certains "réacs" eux-mêmes désormais.
Ecrit par : Lapinos | 14 juillet 2008
Sur le sujet :
Il faut prier pour le Souverain Pontife.Lui seul, en effet, ici bas, peut imprimer la virée de bord nécessaire pour que la barque de Pierre suive à nouveau le bon cap, jusquau port du salut.Notre prière doit donc se concentrer prticulièrement sur cette demande : que le Vicaire du Christ - si ce n'est pas l'actuel, au moins un de ses successeurs - abandonne le mauvais chemin pris par Vatican II; qu'il renouvèle avec force la condamnation du modernisme et de toutes les ouvertures à l'esprit du monde, et qu'il réaffirme avec courage surnaturel les vérités éternelles de la Foi catholique, qu'il réaffirme le dogme de l'Eglise catholique romaine comme unique vraie Eglise du Christ, fondée sur Pierre et sur ses successeurs; qu'il condamne la fausse "collégialité" (c'est à cause de cet "état dans l'Etat que les évêques chargés d'accueillir Benoit XVI lui sont réticents et prêts à lui désobéir sur la communion, la liturgie, le Motu Proprio...) et l'esprit démocratique qui rongent l'Eglise et la primauté de juridiction; qu'il interdise le faux oeucuménisme, à commencer par les réunions interreligieuses de prière - ruine des catholiques et piège des non catholiques - en exhortant les membres de l'Eglise ( comme celle ci l'a toujours fait) à l'apostolat pour la conversion et le salut de ceux qui sont encore hors du catholicisme; qu'il rétablisseune liturgie fidèle à la Tradition, sans ambguité ni compromis oeucuménique avec l'erreur.
Ecrit par : A.M. | 15 juillet 2008
Ne confondez pas Pierre et Paul, A.M. C'est une partie du problème d'attribuer au pape un rôle de doctrinaire qu'il n'a pas. Le mérite des grands papes, notamment ceux qui ont fait resplendir la vérité, autrement que dans de vagues sermons, a été de savoir s'entourer de prosélytes remarquables tels que saint Paul.
La modernité ? Quelle Eglise l'incarne le mieux que celle de la Renaissance ? C'est au contraire ce qui manque, la modernité, à notre époque archaïque superstitieuse où le chrétien rejoint l'athée laïc sans hésiter dans la foi que l'homme descend du singe, et où la morale du jeune homme riche est présentée comme la panacée universelle !
Les derniers chrétiens modernes : Bloy, Péguy, Claudel, Bernanos sont niés ou amputés dans les gazettes démocrates-chrétiennes, dans "Le Figaro".
Le fétichisme de la liturgie ne suffit pas à faire une religion.
Quel chemin Vatican II a pris, je vous le demande ? Le chemin des révolutionnaires marxistes ou des lobbys libéraux yankis qui l'ont saboté ? L'évidence, contre ceux qui en disent du mal, ou contre ceux qui en disent du bien, c'est que le concile de Vatican II est un concile nul.
Cette façon de tout ramener à Vatican II, dans un sens ou l'autre, est aussi une preuve d'archaïsme, une façon de nier l'histoire, de ramener toute l'histoire de l'humanité aux cinquante dernières années, comme les laïcs archaïques, de façon typique, en art comme en science et en politique, procèdent. La téléologie en lieu et place de la théologie.
Votre problème, A.M., qui est aussi celui de Daoudal selon moi, on peut le résumer ainsi : c'est d'assimiler la Renaissance à la Contre-Réforme. Cette dernière est tellement "contre" qu'en définitive elle est tout près et ne dit pas grand-chose d'autre que la Réforme elle-même. Du luthéranisme au jansénisme actuel de Benoît XVI, il n'y a pas une grande différence.
La Renaissance, la vraie, celle de Raphaël ou des scolastiques, d'une modernité et d'une vérité qui ont débordé sur les siècles suivants, est radicalement différente de la Réforme et de la contre-Réforme, des petits calculs algébriques pascaliens que Voltaire méprise à juste titre.
Ecrit par : Lapinos | 15 juillet 2008
Personnellement, quand j'ai un peu d'argent à dépenser et que je passe devant une église conciliaire, j'y entre et je donne 15 euros en demandant que soit dite une messe pour la conversion des églises de France. Si le préposé à l'accueil me demande pourquoi, l'excellent livre noir des évêques de France de Rémi Fontaine me donne d'excellents éléments de réponse.
Ecrit par : furgole | 16 juillet 2008
Rémi Fontaine ? Je ne suis pas sûr qu'il fasse bien la différence entre le baptême de la France et la source laïque maurrassienne. Son discours emprunte les circonvolutions caractéristiques de la fausse mystique laïque, nécessaires pour dissimuler qu'au bout de la religion laïque il n'y a rien que le Néant.
L'ostracisme dont les démocrates-chrétiens boutinistes, de "Famille chrétienne" ou du "Figaro", font preuve vis-à-vis de "Présent", de Madiran et de Fontaine, peut passer par toutes les justifications théologiques possibles et imaginables, elle n'a qu'un seul vrai motif : Le Pen et le Front national. Au yeux des bourgeois, qu'ils soient chrétiens ou pas, Le Pen est un péché mortel. L'intérêt de Le Pen est là : de révéler les calculs mesquins des libéraux de gauche ou de droite, même si ses études de droite l'ont malheureusement fait un peu trop porter du côté de l'idéologie libérale archaïque.
Ecrit par : Lapinos | 17 juillet 2008
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