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Le déficit du commerce extérieur, de record en record

Le déficit du commerce extérieur s'est encore creusé en octobre, enfonçant son record à plus de 3,6 milliards d'euros. Sur un an, il se monte à 35,22 milliards, également un record, et sur les dix premiers mois de l'année, à 29,8 milliards. Sauf miracle, il dépassera donc, et de beaucoup, le chiffre de 31,7 milliards prévu par le gouvernement pour 2007.

« Plus les mois passent, plus la situation du commerce extérieur français devient catastrophique », souligne Marc Touati, économiste d'ACDEFI.

L’'envolée de l'euro continue de peser sur les échanges, mais n'explique pas tout. « Le solde de la France s'est plus dégradé par rapport à la zone euro que par rapport à tous les autres partenaires", relève Nicolas Bouzou, chez Asterès.

Pour Alexander Law, chez Xerfi, « l'automobile est peut être l'illustration la plus limpide des maux actuels du commerce extérieur français : entre janvier et octobre 2007, le solde de ce secteur n'est positif qu'à hauteur de 904 millions d'euros, contre plus de 5 milliards l'année passée. On peut certes y voir le reflet d'une conjoncture encore chancelante du secteur, mais on peut également y déceler les effets des changements structurels qui voient une part croissante des modèles français assemblés à l'étranger. » Vive les délocalisations. Et l’on apprend que des groupes aéronautiques comme EADS ou Dassault évoquent leur intention de délocaliser leur production en zone dollar...

Or, en octobre, la livraison de 27 Airbus, dont le premier A380, pour 1,353 milliard d'euros, explique en grande partie la légère hausse des exportations. « Si la France n'exportait plus d'Airbus, cela se traduirait par une aggravation de notre commerce extérieur annuel d'environ 12 milliards d'euros », note Marc Touati.

« La publication de ce jour confirme ce que nous savions déjà: le quatrième trimestre sera particulièrement difficile pour l'économie française », souligne Alexander Law, qui anticipe une croissance de 1,4% seulement pour l'année prochaine, après 1,7% en 2007...

Commentaires

  • Il est tout de même ahurissant de considérer ces chiffres comme une mauvaise surprise, alors qu'ils ne sont que la conséquence logique des choix économiques socialistes qui ont été faits, comme les bons résultats économiques de l'Allemagne, par exemple, sont le résultat de choix autrement plus courageux.

    Plus que la force de l'Euro (l'Allemagne s'en tire très bien), c'est la stupidité du socialisme qui ressort de ces chiffres (et la lâcheté de la droite molle qui n'ose s'attaquer au problème).

    Un exemple ? EADS, comme le précise M. Daoudal, envisage de construire des usines aux Etats-Unis, pays qui reste, quoi que l'on en dise, le plus riche du monde.

    Pourquoi ? mais parce que l'employé moyen d'un grand compte français bénéficie de conditions (salaire, prestations sociales, congés, etc..) qui sont sans commune mesure avec celles en vigueur dans les autres pays occidentaux. Tout simplement.

    C'est toute l'ignominie de la gauche qui surgit également de ces chiffres, elle a fait voté des lois clientélistes pour les employés des grands comptes (public ou privé) : 35H, meilleures retraites, privilèges en pagaille, etc., ce qui rend le coût moyen de l'heure travaillée pas compétitive par rapport à ce qui se fait ailleurs.

    65% des Français travaillent dans des petites structures de moins de dix salariés, ne connaissent pas les 35H et autres privilèges, et assurent, tant bien que mal, la richesse de la France, mais leur production ou prestation n'a que peu d'impact sur le commerce extérieur.

    Il serait temps de restructurer nos lois sociales (surtout sans consultation des syndicats, forces corporatistes malfaisantes), afin de définir un statut unique commun à tout les travailleurs de France, en supprimant systématiquement tous les privilèges des uns et des autres.

  • Quand l'euro était à 0.85$... il ne me semble pas que notre commerce extérieur ait été excédentaire....
    la faute au dollar vous dis je!!
    ce ne serait pas plutot l'incompétence de nos politiques??

  • Et pendant ce temps, la BCE affirme qu'il faut lutter contre l'inflation et qu'il ne faut pas baisser les taux.
    Notre Président, si critique sur l'Euro fort signe la semaine prochaine le Traité constitutionnel bis qui sanctuarise encore la BCE.... Allez comprendre !
    En tout état de cause, invoquant l'Euro, Dassault et Airbus vont délocaliser. L'UE nous rend plus fort et plus heureux. Pas de production, d'emploi mais une économie bancaire et artificielle pour les populations agées et déj bien pourvues.

    @ysengrin, le problème est d'abord l'idée même de monnaie unique pour des économies très différentes et que les Gouvernements n'ont plus le paramètre de la monnaie pour peser sur l'économie (voir M.Allais mais également Friedmann sur l'euro). La situation allemande vient sans doute des réformes mais d'abord et avant tout de sa spécificité économique et de sa spécialisation dans les machines outils qui trouve peu de concurrence sérieuse. L'Euro fort gène, en conséquence, moins l'Allemagne que la France dont l'industrie est moins spécialisée et - de ce fait - plus soumise à la concurrence et donc au taux de change.

    Je me méfie beaucoup d'un certain "déclinisme" de nos élites pour justifier la disparition de notre nation. Tout n'est pas noir, la productivité française est dans les toutes 1ères au monde et le pouvoir des syndicats, à part les transports et la fonction public (et encore) est quand même surtout institutionnel. On le voit bien dans les entreprises du privé.

    Sur ces syndicats tout est question d'équilibre. Je trouve que nous sommes qu'actuellement, en ces temps de mondialisation de l'économie, les problématiques sont les mêmes que lors de la révolution française et la loi le Chapelier. La perspective historique donne matiére à penser la situation actuelle. NS n'est-il pas le digne héritier de 1789 propriété, matérialisme., tout économique... mais face à un système, paralysé aussi. Par profession, je vois certains effet de la mondialisation "heureuse" des grandes entreprises et la façon dont elles traitent les salariés dans les pays à bas coût. Il est nécessaire d'avoir un contre pouvoir. Les corps intérmédiaires sont importants, je pense. Par contre, je suis totalement d'accord, le syndicalisme est actuellement une affaire de professionnel sans rapport ni avec la vie réelle des entreprises, ni des salariés. En Allemagne, ne l'oublions pas, il y a une culture qu'on peut qualifier de cogestion avec des syndicats autrement plus forts et représentatifs qu'en France. Je ne pense donc pas que la différence vienne de là.

    On verra le résultat de la réforme annoncée depuis 4 ans sur la représentativité syndicale.

  • Franchement, tout cela n'a aucune importance.

    Le principal, c'est que Nicolas Sarkozy puisse passer à la télévision le plus souvent possible pour produire un petit numéro de prestidigitation, voire de propagande, et nous promettre que notre système économique monstrueusement soviétisé sera réformé bientôt, dans quelques années, à moins que ce ne soit dans quelques décennies, je ne sais plus exactement où il en est dans ses promesses de réforme.

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