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Lætare

Avant la révolution liturgique, le quatrième dimanche de carême était connu des fidèles sous le nom de « dimanche de Lætare » : « Réjouis-toi ! »

C’est le premier mot de l’introït : « Réjouis-toi, Jérusalem, rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez ; soyez dans la joie et dans l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse, afin d’exulter, et d’être rassasiés de l’abondance de ses consolations (Isaïe, 66). Je me suis réjouis de ce que l’on m’a dit : nous allons à la maison du Seigneur (Psaume 121). »

Et dans l’épître, saint Paul cite la Genèse : « Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes pas, éclate en cris de joie, toi qui n’accouches pas, car ils sont plus nombreux, les enfants de la délaissée que ceux de la femme qui a un mari. »

C’est la joie de la mi-carême, qui fait entrevoir à ceux qui observent la pénitence le but de leurs efforts : la rédemption, la libération, la joie pascale qui approche. Quand le Seigneur multipliera les pains pour nourrir les affamés, ainsi que le souligne l’évangile.

Précision après coup

Lors de l’Angélus, le pape Benoît XVI a commencé ainsi sa brève allocution : « Je viens de rentrer de l’Institut pénal pour Mineurs de Casal del Marmo, à Rome, où je me suis rendu en visite en ce quatrième dimanche de Carême, appelé en latin Dimanche Lætare, c’est-à-dire « Réjouis-toi », premier mot de l’antienne d’ouverture de la liturgie de la messe. »

Ainsi la nouvelle liturgie a quand même gardé « Lætare » ­(dont acte, j’aurais dû vérifier), et surtout le pape a rappelé cette appellation traditionnelle.

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