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  • Resurrectio Domini, spes nostra

    Message de Pâques de Benoît XVI

    Chers Frères et Sœurs de Rome et du monde entier !
    De tout cœur, je forme pour vous tous des vœux de Pâques avec les mots de saint Augustin : « Resurrectio Domini, spes nostra - la résurrection du Seigneur est notre espérance » (Sermon 261, 1). Par cette affirmation, le grand Évêque expliquait à ses fidèles que Jésus est ressuscité afin que nous-mêmes, pourtant destinés à mourir, nous ne désespérions pas en pensant qu'avec la mort la vie est totalement finie ; le Christ est ressuscité pour nous donner l'espérance (cf. ibid.).

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  • Le centurion

    Début de l'allocution de Benoît XVI à l'issue du chemin de croix.

    Au terme du récit dramatique de la Passion, l'évangéliste saint Marc relève : « Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s'écria : 'Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !' » (Mc 15, 39). La profession de foi de ce soldat romain, qui avait assisté au déroulement des différentes étapes de la crucifixion, ne peut pas ne pas nous surprendre. Quand les ténèbres de la nuit s'apprêtaient à descendre sur ce Vendredi unique dans l'Histoire, quand désormais le sacrifice de la Croix était consommé et que les personnes présentes se hâtaient pour pouvoir célébrer régulièrement la Pâque juive, les quelques paroles, tombées des lèvres d'un commandant anonyme de la troupe romaine, résonnèrent dans le silence face à cette mort très singulière. Cet officier de la troupe romaine, qui avait assisté à l'exécution de l'un des nombreux condamnés à la peine capitale, sut reconnaître en cet homme crucifié le Fils de Dieu, ayant expiré dans l'abandon le plus humiliant. Sa fin ignominieuse aurait dû marquer le triomphe définitif de la haine et de la mort sur l'amour et sur la vie. Mais il n'en fut pas ainsi ! Sur le Golgotha, se dressait la Croix sur laquelle était suspendu un homme désormais mort, mais cet homme était « le Fils de Dieu », comme devait le confesser le centurion - « en le voyant mourir ainsi », précise l'évangéliste.

  • Le second jour

    O Christ, notre Dieu, qui, au second jour, créant le firmament, indiquez par avance la fermeté et solidité des saintes Ecritures, sur lesquelles repose l'Eglise ; et qui, séparant les eaux des eaux, indiquez la distance qui sépare le peuple céleste des Anges de la faible et inférieure race des hommes; vous qui, auteur des deux Testaments, avez accompli la figure de l'antique sacrifice, en scellant la nouvelle alliance par l'immolation de votre corps ; donnez-nous d'être associés par l'intelligence et la sagesse aux puissances angéliques, comme aux eaux supérieures, et de tendre toujours vers ce qui est élevé ; afin que la solidité des deux lois étant établie dans notre cœur, la vertu de votre résurrection nous attire jusqu'aux joies infinies.

    (capitula de la liturgie mozarabe)