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  • L’unité

    Début de la catéchèse de Benoît XVI, hier :

    Dimanche dernier a commencé la « Semaine de prière pour l'unité des chrétiens », qui se conclura dimanche prochain, fête de la conversion de saint Paul apôtre. Il s'agit d'une initiative spirituelle plus précieuse que jamais, qui s'étend toujours plus parmi les chrétiens, en harmonie, et d'une certaine manière, en réponse à l'invocation suppliante que Jésus adressa au Père au Cénacle, avant sa Passion : « Afin que tous soient un, afin que le monde croie que tu m'as envoyé » (Jn 17, 21). A quatre reprises, dans cette prière sacerdotale, le Seigneur demande que ses disciples soient « un », selon l'image de l'unité entre le Père et le Fils. Il s'agit d'une unité qui ne peut croître que sur l'exemple du don de soi du Fils au Père, c'est-à-dire, en sortant de soi et en s'unissant au Christ. En outre, par deux fois au cours de cette prière, Jésus ajoute comme but de cette unité : afin que le monde croie. La pleine unité est donc liée à la vie et à la mission même de l'Eglise dans le monde. Celle-ci doit vivre une unité qui ne peut dériver que de son unité avec le Christ, avec sa transcendance, comme signe que le Christ est la vérité. Telle est notre responsabilité : que soit visible dans le monde le don d'une unité en vertu de laquelle notre foi devient crédible. C'est pourquoi il est important que chaque communauté chrétienne prenne conscience de l'urgence d'œuvrer de toutes les façons possibles pour atteindre ce grand objectif. Mais, sachant que l'unité est avant tout un « don » du Seigneur, il faut dans le même temps l'implorer par une prière inlassable et confiante. C'est uniquement en sortant de nous-mêmes et en allant vers le Christ, c'est uniquement dans notre relation avec Lui que nous pouvons réellement nous sentir unis. Telle est l'invitation qui, à travers cette « Semaine », est adressée aux croyants dans le Christ de chaque Eglise et communauté ecclésiale ; nous y répondons, chers frères et sœurs, avec une prompte générosité.

  • Daoudal Hebdo N° 19

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    Dans ce numéro

    Page 2
    En attendant le discours de Vaclav Klaus

    Page 3
    Les Américains taxent le roquefort à 300 %…
    « De temps immémorial »

    Page 4
    Schengen : l’imposture continue
    « Frontex »

    Page 5
    L’histoire ahurissante de la convention de Schengen

    Page 6
    Les Turcs menacent…
    Le processus

    Page 7
    Plaidoyer pour la licorne

    Page 8
    L’absolution collective interdite en Suisse
    Dimanche prochain…

  • Saints Vincent et Anastase

    L’Eglise célèbre ce jour, en même temps, deux martyrs très différents.

    Saint Vincent, diacre de Saragosse, martyrisé à Valence en 304, est l’un des trois diacres que l’on invoque dans la litanie des saints. Il est le patron des vignerons. Parce que le diacre verse le vin dans le calice, dit dom Guéranger. Mais il est particulièrement fêté chez nous, notamment en Bourgogne, à cause de l’« étymologie » populaire : Vincent = vin-sang, qui symbolise magnifiquement la transsubstantiation.

    Saint Anastase était un moine persan, décapité en 628.

    Deux églises de Rome sont consacrées aux deux saints ensemble. Celle qui se trouve en face de la célèbre fontaine de Trévi (l'édifice actuel a été commandé par Mazarin) est le lieu où ont été déposés le cœur et les viscères de 23 papes, de Sixte Quint à Léon XIII. Curieusement, c’est celle que Jean-Paul II a donnée aux orthodoxes bulgares (en 2003).