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Sainte Hélène

Le martyrologe du jour commence ainsi :

A Préneste (Palestrina), la naissance (au ciel) de saint Agapit martyr. Agé de quinze ans seulement, et brûlant d'amour pour le Christ, il fut arrêté par ordre de l'empereur Aurélien et tout d'abord battu très longtemps à coups de nerfs de bœuf ; il souffrit ensuite de plus cruels supplices sous le préfet Antiochus ; l'empereur le fit exposer aux lions, qui ne lui firent aucun mal; enfin frappé par le glaive des exécuteurs, il reçut la couronne du martyre.

On peut toujours célébrer en ce jour la messe des martyrs en mémoire de saint Agapit.

Le martyrologe se termine ainsi :

A Rome, sur la voie Lavicane, sainte Hélène, mère du très religieux empereur Constantin le Grand, qui le premier protégea l'Eglise et favorisa son extension, donnant ainsi l'exemple aux autres princes.

Il est curieux que le martyrologe ne signale pas le pèlerinage à Jérusalem, entrepris alors qu’elle avait 79 ans, et qui lui permit de trouver la Croix du Christ.

On peut célébrer la messe de sainte Hélène, à savoir la messe des saintes femmes "Mihi autem", avec de belles oraisons propres :

Dómine Jesu Christe, qui locum, ubi Crux tua latébat, beátæ Hélenæ revelásti, ut, per eam, Ecclésiam tuam hoc pretióso thesáuro ditáres: ejus nobis intercessióne concéde; ut vitális ligni prétio, ætérnæ vitæ prǽmia consequámur.

Seigneur Jésus-Christ, qui avez révélé à la bienheureuse Hélène le lieu où votre Croix était cachée, pour enrichir par elle votre Eglise de ce précieux trésor ; accordez-nous par son intercession d'obtenir, grâce au prix de cet arbre de vie, les récompenses de la vie éternelle.

Per haec sacra mystéria concéde nobis, Dómine, ut, sicut beátae Hélenae misericórditer tribuísti, ut Fílium tuum crucifíxum in corde semper gestáret ; ita et nos eum in córdibus nostris perpétuo deferámus.

Seigneur, qui avez miséricordieusement accordé à la bienheureuse Hélène de porter sans cesse en son cœur votre Fils crucifié, faites, par ces saints mystères, que nous le portions toujours, nous aussi, dans notre cœur.

Concéde nobis, miséricors Deus: ut, qui salutíferae Crucis tuae fructu in terra sumus recreáti, per intercessiónem beátae Hélenae, eódem júgiter pérfrui mereámur in caelis.

Dieu de miséricorde, à nous qui avons été recréés sur cette terre par le fruit de votre Croix, source de salut, accordez que par l’intercession de la bienheureuse Hélène nous méritions de jouir au ciel de ce même fruit pour l’éternité.

Dans mon diocèse de Vannes il y a (au moins) quatre chapelles Sainte-Hélène : à Auray, Bubry, Locmalo et Surzur. Et il y a une église Sainte-Hélène au centre du bourg du même nom (sur la rivière d’Etel) : le pardon y est célébré le 18 août (ainsi qu’à Surzur). Mais dans le diocèse la fête du jour est saint Armel.

Commentaires

  • https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/90/Piero_della_Francesca_003.jpg

  • L'impératrice et sainte, reconnaissable à sa cape anthracite et à son entonnoir sur la tête, apparaît deux fois sur la fresque.

  • La notice de Wikipédia sur les fresques prodigieuses de la basilique Saint-François d'Arezzo (un de ces lieux qu'il faut avoir vus avant de mourir) est intéressante malgré des erreurs assez vulgaires (abside employé au masculin, résurrection d'une "jeune fille" à l'aide de la vraie Croix). En particulier, il y a un rapprochement très significatif entre le visage de Chosroès, le méchant roi de Perse (sur la fresque représentant la bataille contre Heraclius), et celui de Dieu le Père en haut à gauche de l'Annonciation. Certes, sur la fresque de la bataille, le fils de Chosroès est égorgé, mais ne pourrait-on rapprocher Piero, "platonicien" s'il en est, de certaines thèses gnostiques véhiculées par la kabbale, en vogue dès le début de la Renaissance ?

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