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Vendredi Saint

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Missel de Langres, fin XVe siècle.

℟. Ténebræ factæ sunt, dum crucifixíssent Jesum Judǽi: et circa horam nonam exclamávit Jesus voce magna: Deus meus, ut quid me dereliquísti ?
* Et inclináto cápite, emísit spíritum.
. Exclámans Jesus voce magna, ait : Pater, in manus tuas comméndo spíritum meum.
℟. Et inclináto cápite, emísit spíritum.

Les ténèbres se firent, tandis que les Juifs eurent crucifié Jésus : et vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :
Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Et, ayant incliné la tête, il rendit l’esprit.
Jésus criant d’une voix forte, dit : Père, entre tes mains je remets mon esprit.

Cinquième répons des matines. Par les moines de Solesmes, le 11 avril 1930 :


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Commentaires

  • Suite à la Supplique aux évêques de France pour une consécration de la France au Sacré- Coeur et au Cœur Immaculé de Marie qui a recueilli plus de 54 000 signatures en 8 jours, voici une partie de l'appel au "discernement" du président de la CEF, reçue en cette nuit du Jeudi au Vendredi-Saint.

    "Il précise qu’une consécration nationale n’a de sens que si elle est portée par tous et chacun des évêques, et qu’elle requière aussi l’adhésion des fidèles avec, par conséquent, la nécessité d’une certaine préparation. Il faut que cet acte suscite une unité plus grande de tous les fidèles et non qu’il suscite des incompréhensions et des agacements. C’est pourquoi il nous appelle à la patience, à la persévérance dans le travail intérieur, à la confiance dans l’action de l’Esprit Saint, qui sont les vertus nécessaires pour aboutir le jour venu."

    Heureusement que le Christ n'a pas attendu l'adhésion des hommes pour s'offrir sur la Croix en rédemption de nos péchés.
    Et heureusement qu'il ne s'est pas inquiété de savoir s'il suscitait incompréhension et agacement pour nous ouvrir les portes du Salut éternel.

    Une consécration nationale est un acte public face à un fléau public. Et c'est aux pasteurs de montrer le chemin au troupeau. Cette nuit-même, vous tous vous m'abandonnerez . Oui, c'est aujourd'hui le temps des Ténèbres.

  • de qui émane cette suplique ?
    je crois bien que ces consécrations ont été déjà faites depuis quelques siècles et je trouve surtout navrant que les auteurs de cette supliques tout comme le président de la CEF l'ignorent
    il est vrai que depuis quelques jours il n'y a plus de primat des Gaules, à la suite de maneuvres dont il serait bon de connaitre les instigateurs

  • Le titre de Primat des Gaules est purement folklorique. les archevêques de Sens, de Reims, d'ailleurs encore l'ont aussi revendiqué. Il ne donne aucune autorité particulière.

  • le titre de primat des Gaules n'a rigoureusement rien de folklorique et a été reconnu à l'archevêque de Lyon dès l'époque carolingienne
    les archevêques de Reims portaient tout aussi officiellement celui de primat de Gaule Belgique, ce qui en limitait l'étendue
    les archevêques de Sens essayaient de se faire reconnaitre primats de Gaule et de Germanie, cr qui est bien vaste
    un certain nombre d'autres archevêques portaient aussi ce titre, celui de primat d'Aquitaine étant porté concuremment par les archevêques de Bourges et de Bordeaux, celui de Vienne, quant à lui, se disait primat des primats
    le cas le plus surprenant était le titre de primat de Lorraine, porté par un simple prêtre, le duché de Lorraine ne comprenant aucun siège épiscopal
    dans l'église latine, sauf peut-être en Pologne et en Hongrie,
    ce titre est purement honorifique, contrairement à ce que prétend g marie, et ne donne aucun pouvoir suplémentaire de juridiction au prélat qui le porte, mais un suplément de prestige, même en Angleterre avant le schisme anglican, en Angleterre où les deux archevêques se parent du titre de primat
    g marie devrait consulter un dictionnaire pour connaitre le sens du mot folklorique

  • Le titre de Primat est bien antérieur aux Capitulaires carolingiens, puisque les Anciennes Notices de la Gaule, datées du IVe siècle. Jusqu'au VIIe siècle, ce sont les archevêques d'Arles qui portaient le titre de primats des Gaules. Les autres primats était les archevêques de Lyon (Lyonnaise), de Bourges (Aquitaine), de Narbonne (Narbonnaise) et de Trêves (Belgique). Dans la suite, la plupart des métropolitains prirent le titre de primat. Hincmar, archevêque de Reims, s'honorait de la dignité primatiale au IXe siècle. Même après qu'en 1079 Grégoire VII eut proclamé l'archevêque de Lyon primat des Gaules, plusieurs métropolitains, comme ceux de Rouen et de Sens, défendirent les droits de leurs sièges.

  • Puisque les Anciennes Notices de la Gaule le mentionnent....

  • Et "les autres primats étaient". Pardon, je devais me relire...

  • en effet, une relecture me semble s'imposer
    l'évêque d"Arles fut effectivement nommé représentant du pape dans les Gaules, mais pas avec le titre de primat
    je n'ai jamais entendu parler des Anciennes Notices de la Gaule, de quoi s'agit-il exactement et quel seraient les preuves de leur authenticité ?

  • La structure de l'ensemble des provinces romaines fut remaniée suite à la mise en place par Dioclétien d'une tétrarchie pour gouverner un Empire déjà mis à mal par les incursions barbares. La Gaule fut divisée au début du IVe siècle en 17 provinces. Les détails sont connus par la Notice des Gaules et la Notice des Dignités, documents des IVe-Ve siècles qui livrent un tableau très précis de l'administration du Bas-Empire. Ces documents sont connus grâce à des copies, réalisées au XVe et XVIe siècle, d’un manuscrit carolingien conservé à la cathédrale de Spire et aujourd’hui perdu.
    Quoi qu'il en soit, lorsque le catholicisme triompha en Gaule, l'Eglise adopta pour les diocèses les circonscriptions qui avaient été établies par le gouvernement romain. C'est ainsi que l'archevêque d'Arles fut un temps primat des Gaules.
    Pour les détails, voyez par exemple Adolphe Chéruel, Dictionnaire des Institutions de la France, éd. 1870, t. 1, p. 478 (Article Gaule).

  • je ne vois pqas en quoi les réformes de Dioclétien ont pu impacter l'organisation de l'Eglise dans les Gaules
    le fait que celle-ci se soit moulée la plupart du temps dans les circonscriptions civiles n'a rien de spécifiquement gaulois
    en ce qui concerne Arles, il s'agissait d"une cité de la province de Viennoise, dont la métropole était Vienne, et on peut penser que la scission de cette province est tout simplement le résultat postérieur de la désignation de son évêque comme représentant de celui de Rome
    à cette époque, les titres de primat et d'archevêque sont tout simplement anachroniques
    votre réponse ne me dit rien sur l'existence et la validité des sources que vous invoquez au mépris de toute chronologie

  • https://www.google.com/url?q=https://www.consecrationdelafrance.fr&sa=D&ust=1586590152191000&usg=AFQjCNG4U1puGTrQU5atoBvmbtYWqlEvNQ

    A Theofrède: certains diocèses ont déjà été consacrés. Les religieux et religieuses renouvellent leurs vœux régulièrement. Ce n'est donc pas inutile, quitte à faire un acte collégial, de confier publiquement le pays aux Deux Cœurs au lieu de se barricader chez soi. Le premier acte du Collège Apostolique a été de se débiner lorsque le Christ fût arrêté.

  • @Théofrède
    Je n'en attendais pas moins de vous. Il n'y a rien d'anachronique dans mes propos, mais de la mauvaise foi dans les vôtres. Le mot archevêque apparaît au XIe siècle, mais, sous sa forme latine (archiepiscopus), il est attesté en France au VIe siècle et préféré à ceux de patriarche ou de métropolitain à partir du VIIIe siècle.
    Quant au Primat, c'est simplement le premier d'entre eux en dignité sur un territoire donné. Arles, après une période de déclin due aux destructions des Alamans, connaît une renaissance politique et administrative sous Constantin. En 407, elle devient Préfecture du Prétoire des Gaules. Ce statut de capitale administrative des 17 provinces des Gaules créées après la mise en place de la Tétrarchie par Dioclétien explique pourquoi l'Eglise catholique, reprenant le découpage romain, accorda d'abord à l'archevêque d'Arles le titre et la dignité de "Primat", un titre fort convoité par les prélats du haut Moyen-Âge, comme le montre mon post précédent.
    Quant à la validité de mes sources, si vous n'avez jamais entendu parler d'Adolphe Chéruel, ne vous mêlez pas de l'histoire des institutions de l'ancienne France.

  • vous feriez mieux de me dire d'où vous sortez vos Anciennes Notices des Gaules, dont on ne trouve trace nulle part ailleurs que dans vos contributions
    la préfecture du prétoire des Gaules, dont le siège était plutôt à Trèves, comprenait également la Britannia, l'Espagne et la Mauretanie Tingitane; en ce qui concerne les 17 provinces des Gaules, il y avait deux diocèses, celui des Gaules et celui des Sept Provinces, dont le siège était à Vienne, Arles n'étant alors qu'une modeste cité de la province Viennensis
    l'église catholique n'en était pas encore à distribuer des titres, et celui de primat était un titre traditionnel de l'église d'Afrique, équivalant à celui de métropolitain dans le reste de l'Empire,et inusité ailleurs

  • Je vous ai déjà donné mes sources ; c'est vous qui ne donnez pas les vôtres. Et je vous ai expliqué plus haut avec précision ce qu'étaient ces deux fameuses Notices.
    Le siège de la Préfecture du Prétoire des Gaules n'était pas "plutôt" (l'emploi de cet adverbe sonne comme un aveu d'ignorance) à Trêves : il était à Trêves jusqu'en 407, à Arles ensuite.

  • Pardon Trèves, et non Trêves.

  • j'ai eu beau chercher vos sources, je ne les ai pas trouvées, à moins qu'il ne s'agisse d'Adolphe Chéruel
    n'e trouvez-vous pas qu'il sent plutôt la naphtaline ?
    depuis un siècle et demi, la recherche historique a fait de grands progrés, et surtout s'est débarassée des présupposés idéologiques qui plombent la plupart des "historiens" du XIXième siècle
    je ne sais toujours pas ce que sont ces Anciennes Notices de la Gaule et où on peut les trouver
    si je suis un ignorant parce que j'ai dit que le préfet du prétoire des Gaules avait son siège à Trèves, je trouve amusant de vous voir dire la même chose

  • Il y a dix ou douze ans, j'en parlais avec le Doyen de l'époque de la faculté de Grenoble, Jacques Solé, qui, bien que connaissant Marcel Marion, admettait que le Dictionnaire des Institutions de Chéruel restait, 150 ans après sa publication, l'incontournable référence. Marion lui emprunte beaucoup, dans son propre dictionnaire qui est trois ou quatre fois moins complet. Quant à des travaux plus récents de cette envergure... Un dictionnaire des institutions de l'ancienne France est une somme encyclopédique de connaissances dans un nombre de domaines très étendu. Il s'accorde mal avec les entreprises à la petite semaine de nos historiens d'aujourd'hui.
    Quant au présupposé idéologique, j'ignore tout des idées politiques de Chéruel, mais je dirais que, pour consacrer sa vie à une période comprise entre la chute de l'Empire romain d'Occident et les XVIIe-XVIIIe siècle, il faut sûrement avoir la fibre droitisante. Au demeurant, c'est une entreprise d'une scrupuleuse honnêteté et d'une grande rigueur.

  • quand on consulte la liste des oeuvres de Cheruel, on a plutôt l'(impression qu'il a consacré sa vie à l'histoire de la Normandie et au grand siècle
    je ne sais toujours pas ce que sont vos Anciennes Notices de la Gaule
    en vous de présupposés idéologiques, je ne parlais pas d'idées politiques : je lis youjours avec plaisir les ozuvres d'Amédée Thierry qui n'était pas précisément de droite, maix comme je lirais un roman hidtorique

  • Puisque c'est Pâques, cher Théofrède, jour de l'amour et du pardon s'il en est, je vous copie-colle ce que j'ai mis plus haut :
    La Notice des Gaules et la Notice des Dignités sont des documents des IVe-Ve siècles qui livrent un tableau très précis de l'administration du Bas-Empire après l'institution de la tétrarchie. Ces documents, originellement gravés dans la pierre, sont connus grâce à des copies, réalisées au XVe et XVIe siècle, d’un manuscrit carolingien conservé à la cathédrale de Spire et aujourd’hui perdu.
    Sainte fête de Pâques à vous et à tous les vôtres, ainsi qu'à Monsieur Daoudal et aux lecteurs de ce blog.

  • pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom ?
    la notitia dignitatum est en effet bien connue, mais n'est en rien un document ecclesiastique, et ne donne pas de titre particulier aux évêques des différentes cités
    quant à la notice des Gaules, mais peut-être est-ce également un nom de votre cru, je n'en ai jamais entendu parler
    j'avoue ne rien comprendre à la dérive d'un message par lequel je m'inquiétais plutôt des mésaventures de Mgr Barbarin qui, même si je dois être traité de complotiste, me semblent la suite d'une machination, surtout depuis l'apostasie de celui qui a été leur principal instigateur

  • Ai-je dit quelque part que ces documents étaient des documents ecclésiastiques ? Non.
    Le complotisme ? "Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux."

  • vous n'avez pas dit qu'il s'agissait de documents ecclésiastiques, mais vous les utilisez exclusivement pour une question de titulature ecclésiastique qui détourne complétement le but que je poursuivais
    je reconnais que ce n'est pas vous qui avez commencé mais un certain g marie qui depuis observe un silence prudent
    je ne sais toujours pas ce que vous appelez la Notice des Gaules

  • "Les" Notices, dont parle Chéruel sans s'étendre, sont la Notice des Gaules et la Notice des Dignités, un peu postérieure. Je crois qu'en tapant ces termes sur votre moteur de recherche, vous trouverez des détails sur ces deux documents qui, je le répète, détaillent avec précision l'organisation administrative des Gaules sous le Bas-Empire finissant.
    Je pense que notre hôte, bien que patient, va nous taper sur les doigts, après cet interminable échange qui ne saurait passionner que les spécialistes en méthodologie d'histoire moderne ou médiévale !

  • Merci, cher Yves, pour ce chant du terrible cri Deus Meus des Ténèbres, et pour cette très belle illustration que j'ignorais avec cette Madeleine tenant la croix, et le centurion disant : "Il est vraiment le Fils de Dieu"

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