Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23e dimanche après la Pentecôte

Allelúia, alléluia. De profúndis clamávi ad te, Dómine : Dómine, exáudi oratiónem meam. Allelúia.

Alléluia. Du fond des abîmes je crie vers vous, ô Seigneur ; Seigneur, exaucez ma prière. Alléluia.

Le verset de l’Alléluia de ce dimanche est… De profundis. A priori le cri de détresse de ce psaume, inséparable de la liturgie des défunts, est incompatible avec le chant de jubilation. En outre, le « jubilus » de cet alléluia est le plus long qui soit : c’est une allégresse sans fin…

On peut lire dans un commentaire de cette pièce, qui est en outre en mode 7, celui de l’« enthousiasme » :

Ici, ce mode peut étonner par rapport au texte qui est plutôt suppliant. Alors on est bien obligé de constater, une fois de plus, combien la mélodie a son mot à dire, combien elle interprète le texte et lui donne, dans l'esprit du compositeur, son inspiration définitive. Pourquoi le compositeur a-t-il choisi d'orner ce texte d'une mélodie on ne peut plus joyeuse ? Sans doute parce que les profondeurs qu'il chante ont déjà été visitées par le Sauveur. Un chrétien ne peut jamais être triste. Même quand il souffre, il sait que son Sauveur est proche, que son salut a même été déjà opéré en Jésus. Cet alléluia est joyeux aussi parce qu'il arrive à l'extrême fin de l'année liturgique et que la perspective de la fin des temps réjouit le cœur du croyant qui aspire à rencontrer Dieu. Il y a une foi vive, un amour intense dans ce choix d'une mélodie joyeuse sur un texte douloureux.

Le voici par la Schola Cantorum d'Achel :


podcast

Screenshot_2019-11-16 LU1076.png

Écrire un commentaire

Optionnel