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Les règles du massacre

Le site européiste UEobserver nous alerte sur le « jeu politique » auquel se livre le gouvernement norvégien « à propos des lois sur l’avortement » : « Le Premier ministre conservateur de Norvège, Erna Solberg, a proposé de restreindre les lois sur l'avortement dans le pays, dans un contexte politique qui va à l'encontre de la tendance libérale de l'Europe ».

Diable… De quoi s’agit-il ? La Norvège irait-elle vers une politique pro-vie ?

En réalité, Erna Solberg a parlé, dans un entretien à un journal, de l’avortement d’un jumeau. Elle commence par rappeler le principe absolument intangible de « l’autodétermination » de la femme en matière d’avortement – sans voir manifestement que c’est un mensonge assassin, car il ne s’agit pas d’autodétermination, il s’agit de droit de vie ou de mort sur un bébé. Toutefois elle est bien obligée de considérer que dans le cas de jumeaux, quand la mère ne veut en garder qu’un, il faut bien… tuer l’autre. Et tout à coup cela lui pose un problème moral : « Nous avons le droit à l’avortement parce que nous reconnaissons que la femme est la mieux placée pour faire ses choix elle-même, mais, par exemple, nous avons dit que l’on ne peut pas choisir en fonction du sexe. Mais si vous ne savez rien du sexe, en quoi êtes-vous capable de choisir si vous voulez un enfant ou deux en fonction de ce que vous sauriez de crucial sur ses caractéristiques ? »

C’est la semaine dernière que Erna Solberg a annoncé que le gouvernement allait entamer des négociations avec le parti populaire chrétien, suite aux propositions d’un député de ce parti sur l’interdiction de l’avortement d’un jumeau, de l’avortement après la 12e semaine, et des bébés handicapés, particulièrement des trisomiques.

Elle ajoute : « Je pense que le débat tirera bénéfice de ce que nous nous éloignerons du niveau où l’on dit : ne touchez pas à la règle de l’autodétermination, mais que nous irons dans une direction où nous pourrons discuter de ces questions et voir ce qui est possible dans des conditions claires. Mais je ne peux donner aucune garantie d’une avancée des négociations. Je suis donc très claire sur le fait que je parle en tant que chef des conservateurs et que la Droite serait disposée à discuter de ces questions avec le parti populaire chrétien. »

Que de circonlocutions pour tenter de faire un petit pas dans la bonne direction…

(Le gouvernement norvégien est une coalition des conservateurs – la Droite – et du parti du progrès. Avec le soutien à l’origine sans participation du parti populaire chrétien et du parti libéral, mais ce dernier a trois ministres depuis le remaniement de janvier 2018.)

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