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Saint Raphaël

Dans le calendrier byzantin, il y a le 8 novembre la « synaxe des archistratèges Michel et Gabriel et des autres puissances incorporelles » ou « angéliques ». Saint Raphaël n’est pas nommé dans les textes liturgiques de ce jour. La raison en est qu’il n’est nommé que dans le livre de Tobie et que ce livre a eu quelque mal à entrer dans le canon biblique. Saint Jérôme n’y voyait qu’une histoire édifiante utile à lire, ce qui fut repris par nombre de théologiens et encore en Russie au XIXe siècle où l’on s’en tenait au canon de saint Athanase et de saint Cyrille qui excluait les livres deutérocanoniques.

De ce fait il n’existe pas d’icône canonique de saint Raphaël, alors qu’il y en a une de saint Michel, une de saint Gabriel, et une des deux « archistratèges ».

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Toutefois saint Raphaël se trouve sur une mosaïque de la Pammakaristos (église de la Theotokos pammakaristos, la Mère de Dieu toute bénie, à Constantinople, transformée en mosquée, puis en musée). Le personnage serait un ange anonyme si son nom n’était clairement inscrit.

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Sous l’influence occidentale, saint Raphaël a pu aussi apparaître avec les deux autres, comme ici sur cette peinture de Georgios Kortezas, qui vivait à Corfou dans la première moitié du XVIIe siècle. Raphaël est sur le poisson dont le foie grillé fait fuir le démon et le fiel guérit de la cécité. (Gabriel se reconnaît parce qu’il porte l’icône de la Mère de Dieu, et Michel est représenté en psychopompe : debout sur un homme qui vient de mourir, il tend son âme vers le ciel.)

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